"Dans la confusion de notre époque,quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie,
il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères..."
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 23 décembre 2012

Dimanche de la Vingt-Neuvième Semaine après la Pentecôte



Col 1:12-18; Luc 14,16-24


Beaucoup sont appelés, mais peu sont élus (Mat. 22:14). Tous les chrétiens sont appelés; élus sont les chrétiens qui croient et vivent d'une manière chrétienne. Dans les temps du christianisme, la prédication appelait à la foi, nous sommes appelés par notre naissance de chrétiens et notre éducation parmi les chrétiens. Et gloire à Dieu! Nous avons franchi la moitié du chemin, qui est, d'entrer dans le christianisme et d'enraciner ses principes dans notre coeur dès notre enfance même, sans aucun labeur. 

Il semblerait que notre foi devrait être d'autant plus forte, et notre vie de tous les plus correcte dans l'ensemble du temps qui suit. Il en était ainsi, mais à partir d'un certain moment cela a commencé à être différent. Les principes non chrétiens sont autorisés dans nos écoles ce qui gâte nos jeunes gens, et des coutumes non chrétiennes sont entrées dans la société, ce qui les corrompt après avoir quitté l'école. 

Si, selon la parole de Dieu il y a toujours eu seulement un petit nombre d'élus, il n'est pas surprenant qu'à notre époque il y en ait encore moins, tel est l'esprit de l'époque antichrétienne! Qu'arrivera-t-il ensuite? Si notre manière d'éducation et les coutumes sociales ne sont pas modifiées, le vrai christianisme va affaiblir de plus en plus, et à la fin il disparaîtra entièrement, seul le nom de chrétien restera, mais l'esprit du christianisme ne sera pas là. L'esprit du monde remplira tout. Que doit-on faire? Prier...

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

dimanche 9 décembre 2012

Enseignement de saint Théophane Le Reclus



Je vais vous apprendre quel genre de vertus devrait entourer votre prière, ou quelle sorte de vie vertueuse de prière un chrétien devrait planter en lui-même, non pas selon mes propres mots, mais dans les paroles du saint hiérarque Dimitri de Rostov, qui énumère brièvement ces choses dans les instructions suivantes :

1. Quand tu te réveilles, que ta première pensée soit pour Dieu, que ta première parole soit une prière à Dieu ton Créateur et le gardien de ta vie, Qui est toujours en mesure de donner la vie ou de la détruire, Qui peut frapper avec la maladie et guérir, et Qui peut sauver ou détruire.

2. Incline-toi et remercie Dieu Qui t'a réveillé de ton sommeil, et Qui n'a pas permis que tu périsses dans tes péchés, mais Qui avec patience a attendu ton repentir.

3. Faire un bon départ pour de meilleures choses, en disant avec le psalmiste: «J'ai dit, maintenant, j'ai fait un premier pas" (Psaumes 76.11) Car personne ne termine son chemin au Ciel, sauf celui qui fait un bon début tous les jours.

4. Dès le matin prie comme les Séraphim, agir comme les chérubinm, et sois entouré d'anges.

5. Ne perds pas plus longtemps de temps. Ne fais que les choses qui sont nécessaires.

6. Dans tous les actes et les paroles, garde ton esprit en Dieu, n'inscris pas autre chose dans ton esprit à l'exception du Christ, et ne laisse aucune image toucher ton cœur pur, sauf l'image pure du Christ notre Dieu et Sauveur.

7. Réveille-toi à l'amour de Dieu en toutes choses, chaque fois que tu es en mesure de le faire, en particulier dis avec le Psalmiste: "Dans ma méditation un feu a été allumé" (Psaume 38,4).

8. Tu désires aimer Dieu,dont tu vois toujours la visitation et que tu contemples avec les yeux intérieurs, détourne-toi donc de toutes les mauvaises actions, paroles et pensées. Fais, dis et pense toute chose honorablement, humblement, et avec la crainte d'un fils.

9. Que la douceur avec la louange et l'humilité soient ensemble avec l'honneur.

10. Que tes paroles soient calmes, humbles, honorables et utiles. Que le silence décide des paroles que tu dis. Dès maintenant, ne laisse-pas un motvain ou ordurier échapper à tes lèvres.

11. Si quelque chose de drôle arrive, permets-toi seulement un sourire, et encore, pas souvent.

12. Tu tomberas dans la prodigalité par la colère, l'ire, et la querelle: sois modéré dans ta colère.

13.Respecte toujours la modération dans la nourriture et la boisson.

14. Sois humble en toutes choses, et Dieu te bénira, et les gens te loueront.

15. Il te faut prier au sujet de ta mort, qui est la fin de toutes choses.

Voyez ce genre de vie merveilleuse qui est enseigné au chrétien qui prie. Il est vrai qu'ailleurs nous avons parlé plus longuement de la prière, qui consiste à se tourner mentalement et avec un cœur sincère vers Dieu, mais dans un autre lieu, d'autres vertus ont été mentionnées, et pourtant si elles ne sont pas toutes ensemble, il est impossible de prendre pied dans la prière. 

Que chacun fasse un effort dans la connaissance: [il faut] se tenir en prière et s'exercer selon ton instruction. Comment pouvez-vous supporter de prier si vous êtes accablés par l'intempérance, ou emportés par la colère, ou si vous ne restez pas dans la paix, ou si vous êtes distraits par le travail et le manque d'attention et ainsi de suite? Si nous voulons éviter ces choses, alors nous devons tenter d'atteindre le contraire: c'est-à-dire la vertu. Pour cette raison, saint Jean Climaque parle de la prière, en disant que c'est la mère et la fille des vertus.

En entendant cela, certains pourraient dire, " Quelles grandes exigences! Quel lourd fardeau! Où puis-je jamais trouver le temps et la force?" Mais soyez forts, mes frères! Très peu est nécessaire, et il faut seulement entreprendre une chose: le zèle pour Dieu et le salut en Lui dans votre âme. Par sa nature, l'âme a beaucoup de bien en elle, et elle est seulement mal dirigée vers toutes les choses mauvaises. 

Dès que le zèle pour le salut et le fait d'être agréable à Dieu sont nés dans l'âme, toute la bonté s'assemble autour de ce zèle, et immédiatement une grande quantité de bien apparaît dans l'âme. Puis le zèle, fortifié par la grâce de Dieu, avec l'aide de ce bon départ, commence à trouver plus de bonté, et s'enrichit avec elle, et tout commence à se développer par degrés. Le zèle a déjà lui-même les débuts de la prière. Il est alimenté d'abord par la vertu naturelle, et commence alors à se nourrir des œuvres de vertu qu'il engendre, et se développe et devient fort, et fleurit et se met à chanter et louer Dieu avec une chant harmonieux et empli de prière dans le cœur.

Que le Seigneur vous aide à réussir dans ce domaine. Amen.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
http://www.monachos.net/content/patristics/patristictexts/231-theophan-prayer4

mercredi 7 novembre 2012

Jeudi de la Vingt-Troisième Semaine après la Pentecôte





Ephésiens 1:7-17, Marc 8:1-10


Après avoir rassasié quatre mille personnes avec sept pains, le Seigneur est monté aussitôt dans une barque, et Il est entré dans les parties de Dalmanutha comme si rien de particulier n'avait été fait. Tel est la véritable manière de faire continuellement du bien, d’en faire continuellement sans prêter attention à ce qui a été fait, et en oubliant toujours ce qui s'est passé, pour tendre vers ce qui est à venir. Cela vient naturellement pour ceux qui sont remplis de bonté.

Tout comme un homme fort soulève des poids lourds sans s'en apercevoir alors qu’un homme faible qui a levé un petit poids n'arrive pas à l'oublier, de même celui qui est fort en bonté, fait tout le bien sans effort, chaque fois que l'occasion se présente, tandis que celui qui est pauvre en bonté ne peut pas le faire sans effort.

Il se souvient du bien, et il ne cesse de s’en souvenir et de le considérer.Un bon cœur aspire à faire le bien, et il n'est pas satisfait tant qu'il n'a pas fait du bien en abondance, comme un homme n'est pas satisfait tant qu'il n'a pas mangé à sa faim.

Alors que la faim se fait sentir, on se souvient du dîner, mais quand la faim est satisfaite, tout est oublié: ainsi avec une personne vraiment bonne, une bonne action vient à l’esprit alors qu'elle n'est pas encore faite, mais une fois qu’elle est faite, elle est oubliée.




Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

lundi 1 octobre 2012

Lundi de l'après-fête de l'Exaltation de la Croix





Ephésiens 4:25-32 et Luc 3:19-22

Hérode est une image de l'amour de soi, irrité par sa conscience troublée, recevant des reproches de la Vérité; l'amour de soi cherche à échapper à ce désagrément en appliquant la force. Saint Jean le Précurseur est une image de la vérité persécutée par l'amour de soi de quelqu'un d'autre, quand cet amour de soi est en mesure de le faire. 

Peu importe comment on assouplit la vérité avec tous les paroles adoucies et les tours de parole que l'amour tendre peut inventer, ne voulant pas nuire ou  blesser un autre cœur, le visage de la vérité apparaîtra néanmoins aux yeux de la conscience, et y suscitera une tempête de dénonciation en son sein. 

L'égoïsme est myope, il ne peut pas voir que la dénonciation n'est pas venue du dehors mais de l'intérieur, et il s'élève de toutes ses forces contre l'accusateur externe. 

En bloquant ses lèvres, cet égoïsme s'attend également à réduire au silence la voix intérieure. Il ne réussit pas, cependant, il ne dirige pas son inquiétude dans la bonne direction. Il faut apaiser la conscience, puis, peu importe le nombre accusateurs externes il y aura, ils ne dérangeront pas le monde intérieur, mais au contraire ils l'approfondiront, forçant le sujet à recueillir des convictions qui calment de l'intérieur: la foi dans le Seigneur crucifié, la sincérité de la repentance et de la confession, et la fermeté dans la résolution de ne rien faire contre sa conscience. 

C'est là ce qu'il faut considérer, et non pas continuer à mettre tous les Jean-Baptiste en prison, car la parole de vérité de Dieu chemine partout sur la terre, et tout homme est un Jean-baptiste accusateur pour nous.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010
+


lundi 6 février 2012

Lundi de la Trente-Quatrième Semaine après la Pentecôte



II Pierre 1:20–2:9; Marc 13:9–13
La crainte de Dieu conduit au début d'une vie sainte et qui plaît à Dieu et c'en est le gardien le plus fidèle, si l'on suit l'inspiration de la crainte de Dieu et que l'on commence ainsi. La lecture de la présente épître nous apprend cela, ce qui nous rappelle les jugements de Dieu qui menacent et la peine déjà montrée ici de ceux qui ne se soumettent pas à Sa volonté. Il, dit-il, n'a pas épargné les anges qui ont péché (II Pierre 2:4). Ils étaient purs, et demeuraient  dans un e habitation des plus radieuses. Mais dès qu'ils péchèrent, ils furent jetés dans les ténèbres extérieures. 
Nous épargnera-t-Il vous et moi, si nous allons contre Sa volonté?! L'impiété a débordé aux jours de Noé. Dieu a amené sur eux un déluge, et Il les fit tous périr, sauf les huit âmes de la famille de Noé. Il n'a pas pris en compte qu'il y avait beaucoup de gens. Va-t-il délibérer sur vous seul, que ce soit pour savoir s'Il doit vous détruire ou non, lorsque vous n'écoutez pas sa voix?! 
Pendant longtemps, le Seigneur épargné Sodome et Gomorrhe. Mais au lieu de revenir à leur bon sens, ils se sont précipités au sommet de l'impiété. Par conséquent, ils ont été frappés par le feu quand ils ne m'y attendaient pas. Ce feu est une image du feu éternel, qui attend les impies. Vous n'échapperez pas  à ce feu, si vous prenez le même chemin qu'eux. Ayez tout cela à l'esprit lorsque vous êtes assis seuls, en particulier dans le silence et les ténèbres de la nuit, et ainsi susciter la crainte de Dieu, la crainte du péché, car dans ce péché, la flamme d'un feu éternel s'approche furtivement de vous.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

dimanche 29 janvier 2012

Commentaires

SAINT THEOPHANE LE RECLUS

NB: Certains jours il n'y a pas de commentaires de saint Théophane pour les lectures du jour!

jeudi 26 janvier 2012

Jeudi de la Trente-Deuxième Semaine après la Pentecôte



I Pierre 4:12–5:5; Marc 12:38–44

La veuve mit dans le trésor (la boîte de collecte de l'église), deux petites pièces (un quart de sou), mais le Seigneur a dit qu'elle y mit plus que n'importe qui, même si les autres y avaient mis des dizaines et des dizaines de pièces. 
Qu'est-ce qui donnait davantage de poids à son obole? C'est la disposition dans laquelle l'offrande fut faite. Voyez-vous la différence entre faire le bien sans âme, par habitude, et faire le bien avec l'âme et le cœur? Ce ne sont pas les aspects extérieurs d'un acte qui lui donnent la valeur, mais la disposition intérieure. 
Il peut arriver qu'un acte qui est remarquable à tous égards n'ait aucune valeur devant Dieu, mais un acte qui est insignifiant en apparence est évalué grandement. Ce qui s'en suit est évident en soi. Mais ne le prenez pas intellectuellement, comme latitude pour être négligent des choses extérieures, dans l'intention de vous limiter uniquement aux choses intérieures. 
Cette veuve n'aurait pas reçu l'approbation si elle s'était dit, "Moi aussi, j'ai le désir de mettre de l'argent, mais que dois-je faire? Je n'ai que deux pièces. Si je les donne, je resterai sans rien. Elle avait le désir et elle a agi en conséquence, ainsi, elle a remis sa vie entre les mains de Dieu. Personne ne l'aurait condamnée, si elle n'avait rien mis, ni les hommes, ni Dieu. Mais alors elle n'aurait pas révélé une telle disposition, qui la distinguait des autres et qui a fait sa renommée partout dans tout le monde chrétien.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

mercredi 25 janvier 2012

Mercredi de la Trente-Deuxième Semaine après la Pentecôte



I Pierre. 4:1-11, Marc 12:28-37

Un scribe a demandé au Seigneur: Quel est le premier de tous les commandement? Le Seigneur lui répondit: Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée, et de toute ta force: c'est le premier commandement. Et le second lui est semblable, à savoir cela, Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas d'autre commandement plus grand que ceux-là (Mark 12:28, 30-31). Cela sert aussi comme  complément à la représentation de l'homme caché du cœur. Sanctifier le Seigneur est son esprit, et l'amour son âme; toutes les autres vertus sont ses différents membres, bras, jambes, yeux, oreilles, langue. Se souvenir de ceci est très nécessaire, car il arrive parfois que, considérant que faire le bien est la vertu finale, les gens pensent qu'ils peuvent s'en tirer avec seulement cela,sans penser à l'Éternel, et en oubliant l'amour. Faire le bien sans la foi et le désir d'être agréable à Dieu, n'est pas saint, c'est comme une maison qui n'a pas été bénie, ou une pièce sans icônes. 
Sans amour, faire le bien est comme un bâtiment rempli de sculptures sans vie, succombant au renfermé et à la moisissure. Prenez garde à cela, chacun d'entre vous, et entreprenant de créer une nouvelle personne en vous-même, essayez de la placer devant le Seigneur, Qui est sans aucun défaut.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

vendredi 20 janvier 2012

Vendredi de la Trente-et-Unième Semaine après la Pentecôte



II Pierre 1:1-10, Marc 13:1-8


Après avoir énuméré les vertus que nous devons rechercher avec toute  diligence, ayant reçu la puissance remplie de grâce, l'Apôtre dit en guise d'encouragement, si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ (II Pierre 1:8). Les vertus dont il parle ici ont été mentionnées en I Pierre 2:21-3:9. Maintenant, nous ajouterons seulement que nous sommes obligés de manifester ces vertus non pas une seule fois, mais plutôt de les faire toujours demeurer en nous, pour qu'elles fasse partie de notre essence, qu'elles prennent racine en nous. Ainsi, elles ne doivent pas rester sur un seul niveau, mais toujours se multiplier et croître en force et en fécondité. 
Seulement alors, dit-il, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ (II Pierre 1:8). Celui qui croit en Lui et Le confesse entre dans la connaissance du Seigneur. "Vous croyez?" dit l'Apôtre! Veillez donc, à ce que votre foi ne soit pas stérile et sans fruits. 
Que dois-je faire pour que ma foi ne sera pas ainsi? Prospérez dans toutes les vertus. Où sont ceux qui répètent sans cesse que croire suffit, et que rien de plus n'est nécessaire?! Quiconque pense ainsi est aveugle.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après