"Dans la confusion de notre époque,quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie,
il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères..."
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

samedi 29 octobre 2016

Samedi de la Dix-Neuvième Semaine après la Pentecôte


II Cor. 3:12-18; Luc 6:1-10


Les disciples du Seigneur arrachent des épis de céréales, les frottent dans leurs mains et les mangent le jour du sabbat, acte de très peu d'importance à la fois en apparence et en substance, cependant les Pharisiens ne pouvaient pas se retenir et les interpellèrent vivement. Qu'est-ce qui leur fit soulever cette question? En apparence un zèle irrationnel, mais en substance, l'esprit de jugement. Celui-ci est présent partout, et présente tout sous une forme sombre d'illégalité et de destructivité. 

Cette infirmité, à un degré plus ou moins grand, est commune à presque toutes les personnes qui ne se surveillent pas. Tout le monde n'exprime pas des pensées de jugement en paroles, mais il est rare pour une personne de s'en abstenir. Quelqu'un siège à côté du cœur et attise le jugement, et il se manifeste. Mais en même temps, le juge lui-même est prêt à faire des actes qui ne sont pas bons, aussi longtemps que personne ne le voit, et il est immanquablement dans un état qui, en quelque sorte, n'est pas si bon. C'est comme s'il juge et condamne pour cette raison même: afin de satisfaire son sentiment intérieur de justice insulté et supprimé avec des attaques envers les autres, aussi dépourvues de fondement qu'elles puissent être. 

Celui qui aime la justice et s'y tient, sachant combien il est difficile d'atteindre l'exactitude dans les faits et plus encore dans les sentiments, ne juge pas, il est plutôt prêt à couvrir par des mesures de clémence non seulement pour les petites, mais aussi pour les grandes transgressions des autres. 

Le Seigneur ne juge pas les Pharisiens qui jugent, mais Il leur explique avec indulgence que les disciples ont fait quelque chose que quiconque excuserait s'ils réfléchissaient correctement à ce sujet. Et il en est presque toujours ainsi: pensez raisonnablement aux actions de votre prochain et vous verrez qu'elles n'ont pas du tout ce caractère grave et horrible que vous avez vu au premier abord.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

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