"Dans la confusion de notre époque,quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie,
il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères..."
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

vendredi 18 novembre 2016

Vendredi de la Vingt-Deuxième Semaine après la Pentecôte






I Thessaloniciens 5:9-13, 24-28; Luc 12:2-12


Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne, oui, je vous le dis, craignez-le. La plus grande crainte que nous ayons, c'est la mort. Mais le Seigneur dit que la crainte de Dieu doit être au-dessus de la peur de la mort. Lorsque les circonstances sont réunies d'une telle manière qu'il est nécessaire soit de perdre la vie ou d'agir contre les suggestions de la crainte de Dieu, il est préférable de mourir, et ne pas aller contre la crainte de Dieu, parce que si vous allez contre la crainte de Dieu, alors, lors de votre mort corporelle, qui est néanmoins inévitable, vous allez rencontrer une autre mort qui est incommensurablement pire que toutes les morts corporelles les plus terribles. 

Si nous gardions toujours cela à l'esprit, la crainte de Dieu ne faiblirait pas en nous, et nous ne ferions pas d'actes contraires à la crainte de Dieu. Supposons que les passions se manifestent. Au moment où elles se lèvent, la conscience, motivée par la crainte de Dieu, exige que l'on les défie, un refus de la demande des passions semble comme un adieu à la vie, une mise à mort du corps. Par conséquent, lorsque les sentiments troublants de ce type reviennent et commencent à ébranler la conscience, hâtez-vous de considérer la crainte de Dieu et de Son jugement et ses conséquences. 

Alors, la peur de la mort la plus terrible chassera la peur d'une mort très faible, et il sera facile pour vous de vous tenir ferme dans votre devoir et votre conscience. C'est ainsi que le dit du sage [Salomon] accompli: Souviens-toi de ta fin et tu ne pécheras plus jamais.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

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