"Dans la confusion de notre époque,quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie,
il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères..."
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 4 décembre 2016

Entrée de la Mère de Dieu au Temple



Ephésiens 6:10-17; Luc 13:10-17


En la fête de l'Entrée de la Très Sainte Mère de Dieu au Temple, "Le Christ est né" est chanté pour la première fois, en préparation des croyants pour accueillir dignement la fête de la Nativité du Christ.

Ayant compris cette inspiration, agissez en conséquence. Plongez profondément dans le mystère de l'incarnation du Fils unique de Dieu, montez à ses débuts dans le conseil pré-éternel de Dieu quant à l'existence du monde et de l'homme en lui; voyez son reflet dans la création de l'homme, accueillez avec joie la première nouvelle de celle-ci immédiatement après la chute, voyez rationnellement sa révélation progressive dans les prophéties et les préfigurations de l'Ancien Testament.

Comprenez comment et qui s'est préparé à recevoir le Dieu incarné, sous l'influence des Divines institutions et activités éducatives en Israël-passez, si vous le voulez, à travers les frontières pour aller vers le peuple de Dieu et là, cueillez les rayons de la lumière de Dieu, qui brille dans les ténèbres, et réfléchissez dans quelle mesure ceux qui sont choisis parmi toutes les nations ont atteint le pressentiment de la manifestation inhabituelle de la Providence de Dieu pour le peuple.

Ce sera une préparation mentale. Mais maintenant, le jeûne a commencé-recueillez-vous en vue de vous préparer à la communion, allez vous confesser et communiez aux Saints Mystères du Christ: ce sera une préparation active et vivante.

Si, en raison de tout cela, le Seigneur vous accorde de sentir la puissance de Sa venue dans la chair, alors, lorsque le jour de fête sera venu, vous le fêterez non pas par une joie qui vous est étrangère, mais comme celle de votre propre chair et de votre propre sang.

Ephésiens 5: 9-19; Luc 12: 16-21


    Après avoir parlé de la parabole de l'homme qui devint riche et qui avait envisagé de seulement manger, boire et s'amuser, et pour cela avait été frappé par la mort, ne restant pas en vie pour ces plaisirs supposés, le Seigneur a conclu: il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et n'est pas riche pour Dieu. "Il en est ainsi", c'est-à-dire,  ceci arrive, ou bien un tel sort afflige à la fois l'un et l'autre. Ceux qui deviennent riches et oublient Dieu ne pensent qu'aux plaisirs de la chair. 

Que ceux qui veulent éviter ce sort amer "thésaurisent non pas pour eux-mêmes, mais soient riches pour Dieu seulement." Puisque les richesses viennent de Dieu, alors consacrez-les à Dieu quand elles coulent en abondance, et de saintes richesses en découleront. 

Partagez tout le surplus avec les nécessiteux: ce sera comme un retour à Dieu de ce qui a été donné par Dieu. Celui qui donne à une personne pauvre donne à Dieu. 

Epuisant apparemment ses richesses, une telle personne devient vraiment riche, riche par de bonnes actions, riche pour Dieu. En Lui étant agréable, elle devient riche en Dieu, et en attirant Sa bonne volonté, elle devient riche de Dieu, Qui fait qu'à celui qui est fidèle en peu de chose, Il confiera beaucoup. 


Elle devient riche pour Dieu, et non pour elle-même, car elle ne se considère pas comme maître de la maison, mais seulement comme un intendant et un comptable, dont tout le soin consiste à satisfaire tous ceux qui viennent à elle dans le besoin. Mais elle a crainte de dépenser quoi que ce soit pour elle-même en particulier, considérant qu'il s'agirait d'une mauvaise utilisation des biens qui lui sont confiés.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

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