"Dans la confusion de notre époque,quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie,
il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères..."
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mercredi 21 décembre 2016

Mercredi de la Vingt-Septième Semaine après la Pentecôte



Hébreux 5:11-6:8; Luc 21:5-7, 10-11, 20-24

Les disciples faisaient remarquer au Seigneur la beauté du bâtiment et des ustensiles du temple, mais il répondit: Le jour viendra, où de ce que vous voyez,  il restera pas pierre sur pierre, qui ne doive être renversé. Ceci est une étiquette à mettre sur toute la beauté de ce monde. En apparence, il semble durable et immortalisé, mais le lendemain vous regardez, et tout sera comme si cela n'avait jamais été: la beauté est fanée, la force est épuisée, la gloire diminue, les esprits sont vaincus, et les vêtements sont usés. Tout porte en soi une puissance destructrice, qui ne se trouve pas comme une graine peu développée, mais qui est une activité inhérente et incessante, par laquelle tout coule vers sa propre fin. 

La figure de ce monde passe (I Cor. 7:31) Oui, l'homme se promène comme une ombre, Il s'agite vainement; Il amasse, et il ne sait qui recueillera. (Psaume 38:7-8). Alors que nous nous agitons en vain, nous sommes pris dans les soucis, et il n'y a pas de fin à nos soucis. Nous rencontrons des leçons constantes autour de nous, mais nous faisons tout selon notre propre manière, comme si nous étions aveugles et que nous ne voyions rien. 

Et il est exact de dire que nous sommes aveugles, ou aveuglés, nous n'attendons pas la fin, soit pour nous ou pour quoi que ce soit qui nous entoure ou nous contrôle. Et quoi d'autre? Organisant notre environnement comme bon nous semble, nous sommes certains que nous nous tenons fermement, comme sur un rocher, alors qu'en réalité il est plus vrai que nous sommes comme dans une tourbière, sur le point de sombrer. 

Mais nous ne réfléchissons pas, et nous nous adonnons au plaisir insouciant dans les choses qui passent, comme si elles devaient toujours rester. Prions afin que le Seigneur ouvre les yeux de notre esprit, et voyons tout non pas comme ce qu'il paraît être, mais comme il est.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

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