"Dans la confusion de notre époque,quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie,
il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères..."
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mercredi 30 novembre 2016

Mercredi de la Vingt-Quatrième Semaine après la Pentecôte






I Timothée 1:18-20, 2:8-15 et Luc 15:1-10


La parabole de la brebis perdue et de la pièce d'argent perdue. Combien grande est la miséricorde du Seigneur envers nous, pécheurs! Il laisse tous ceux qui sont bien et se tourne vers ceux qui sont mal pour les corriger. Il les cherche, et quand il les trouve, Lui-même se réjouit et invite tous les cieux à se réjouir avec Lui. 

Comment se fait-il qu'Il les cherche? Ne sait-Il pas où nous sommes, nous  qui nous sommes éloignés de Lui? Il sait et voit tout, mais si c'était seulement une question de les prendre et de les faire siens, tous les pécheurs réapparaîtraient immédiatement aux mêmes rangs. Mais il faut d'abord les disposer à la repentance, de sorte que leur transformation et leur retour vers le Seigneur soit libre, et cela ne peut se faire sur commande ou par un autre ordre extérieur. 

Le Seigneur cherche un pécheur en le guidant à la repentance. Il organise tout autour de lui afin que le pécheur retrouve ses sens, et, voyant l'abîme dans lequel il se précipitait, il revienne [vers Dieu]. Toutes les circonstances de la vie sont orientées de cette manière, toutes les réunions avec des moments de tristesse et de joie, même les mots et les regards. 

Et les actions internes de Dieu à travers la conscience et d'autres pensées justes, qui résident dans le coeur, ne cessent jamais. Que de choses sont faites pour convertir les pécheurs au chemin de la vertu, tandis que les pécheurs restent pécheurs!... L'Ennemi les recouvre de ténèbres et ils pensent que tout va bien, et que tout passera. Si des soucis surgissent, ils se disent: "Demain, je vais arrêter", et ils restent dans leur état précédent. Ainsi passe jour après jour, l'indifférence à leur salut se développe et grandit. Un peu plus et elle s'endurcira dans le péché. Qui sait si la conversion viendra?

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

mardi 29 novembre 2016

Mardi de la Vingt-Quatrième Semaine après la Pentecôte



I Timothée 1:8-14 et Luc 14:25-35


Le sel est bon: mais si le sel perd sa saveur, avec quoi sera-t-il assaisonné? Le sel, ce sont les disciples du Seigneur, qui a transmis Ses instructions au peuple, détruit la pourriture morale de ces personnes. Si nous appelons éducation un tel enseignement, alors le terme de sel devraient également concerner ce sujet.

Alors tout ce dit va se résumer à ceci: l'éducation est une bonne chose, mais si l'éducation a perdu sa saveur, alors à quoi est elle bonne? Abandonnez-la! L'éducation agit comme le sel quand elle est remplie des principes et des éléments de l'enseignement du Seigneur, quand elle consiste elle-même en l'état de disciple avec le Seigneur, mais dès qu'elle s'écarte de cela, et donne des enseignements étrangers au lieu des leçons du Seigneur, elle a perdu sa saveur et devient sans profit. Elle est infectée par la pourriture de l'illusion et du mensonge, et commence à ne plus apporter la guérison, mais elle devient infection. L'histoire a confirmé et continue de le confirmer avec l'expérience partout. Pourquoi personne ne prête-t-il garde expérience? L'Ennemi amène des ténèbres sur tout le monde et ils pensent tous que c'est de la lumière, quand dans leurs enseignements, ils restent loin de l'enseignement du Seigneur.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

lundi 28 novembre 2016

Lundi de la Vingt-Quatrième Semaine après la Pentecôte



I Timothée 1:1-7; Luc 14:12-15


Pour savoir quelles personnes inviter à un dîner, faites-vous pour vous-même une règle: ne faites pas quoi que ce soit pour votre prochain en vue qu'il vous récompense ici-bas. Mais cela ne signifie pas que vous ferez tout en vain. Le moment venu, tout sera redonné. 

Dans le Sermon sur la Montagne, tous les actes qui sont agréables à Dieu, la prière, le jeûne, et les aumônes, le Seigneur ordonna de les faire en secret. Pourquoi? Parce que le Père céleste, vous le rendra. Par conséquent, un chrétien doit préparer sa future béatitude à travers toutes les œuvres de sa vie, il devrait se construire une demeure éternelle, et y envoyer des provisions à l'avance pour toute l'éternité. 

Ce n'est pas là être mercenaire, parce que ses propres intérêts matériels en tant que tels sont limités à cette vie, tandis que la vie [future] est au détriment de ces intérêts. En outre, il est impossible de vivre de cette façon, sans foi, espérance et amour envers le Seigneur. 

Agir selon les commandements dans l'espoir de la récompense est également une action abstraite. Et pourtant, elle est plus proche et plus distincte pour le cœur que toute autre chose qui est trop irréelle, comme par exemple de faire le bien pour l'amour du bien. Vous ne trouverez pas cette dernière chose dans les Écritures. L'incitation est plus élevée ici: faites tout pour l'amour du Seigneur et ne craignez pas le préjudice.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

dimanche 20 novembre 2016

Vingt-Deuxième Dimanche après la Pentecôte



Ephésiens 2:14-22 et Luc 8:41-56


Jaïre, ouvertement, devant tout le monde, est tombé aux pieds du Sauveur suppliant le Seigneur de guérir sa fille, et il a été entendu. Le Seigneur, ne disant rien, Se leva et alla immédiatement chez lui. Sur le chemin de la maison de Jaïre une femme avec une perte de sang fut guérie, bien sûr non pas sans prière de sa part, même si elle n'a pas fait appel par la parole et n'est pas tombée aux pieds du Seigneur, elle avait une prière de foi du fond du cœur. 

Le Seigneur l'a entendue et lui a accordé la guérison. Tout cela arriva en secret. La femme hémoroïsse se tourna vers le Seigneur dans son cœur, le Seigneur entendit ce cri du cœur et lui a accordé sa requête. 

Tous deux, cette femme et Jaïre avaient essentiellement la même prière, bien que nous puissions discerner certaines différences entre eux. De telles prières pleines de foi, d'espérance et de dévouement sont toujours entendues. Les gens disent parfois: "Je prie et je prie, mais ma prière n'est pas encore entendue." Œuvrez à monter vers une mesure de prière qui ne peut être refusée, et vous verrez pourquoi elle n'a pas été entendue. 

Que vous soyez dans une situation de prière comme Jaïre, ou dans un situation simple, ordinaire, comme tout le monde autour de lui, comme la femme hémoroïsse, lorsque la vraie prière s'élève dans votre cœur, il atteindra sans doute le Seigneur et l'inclinera vers la miséricorde. La question est de savoir comment atteindre une telle prière. Faites des efforts, et vous l'atteindrez. Toutes les règles de la prière ont pour objet d'élever ceux qui prient vers une telle mesure de prière, et tous ceux qui suivent cet effort de prière atteignent leur objectif.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
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St. Herman of Alaska,
Platina, CA
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2010

samedi 19 novembre 2016

Samedi de la Vingt-Deuxième Semaine après la Pentecôte






II Corinthiens 11:1-6 et Luc 9:1-6

Et Il les envoya (les saints apôtres) pour prêcher le Royaume de Dieu. D'abord seulement dans toute la Palestine, mais plus tard dans le monde entier. La prédication qui a été commencé à l'époque n'est pas terminée à ce jour. 

Chaque jour, nous entendons ce qui a été transmis par les saints apôtres du Seigneur, dans les saints Evangiles et les écrits apostoliques. Le temps ne fait rien à l'affaire: nous entendons les saints Apôtres et le Seigneur Lui-même comme s'ils étaient devant nous, et la puissance qui agissait en eux, agit jusques à ce jour dans l'Eglise de Dieu. 

Le Seigneur n'a pas privé tous les croyants de quoi que ce soit: ce que les premiers avaient, les plus récents l'ont également. La foi a toujours englobé cela, et elle le fait encore. Mais la fausse sagesse est venue et a établi une division entre le présent et ce qui était à l'origine. Il sembla à cette fausse sagesse qu'il y avait un abîme entre eux; sa tête a commencé à tourner, ses yeux se troublèrent, et pour cela, le Seigneur et les saints Apôtres ont été comme plongés dans des ténèbres impénétrables. Et elle [la fausse sagesse] obtient ce qu'elle mérite: elle récolte les fruits de ce qu'elle a semé, seule la chute de l'esprit est en elle. Elle se vautre dans les ténèbres et elle ne voit pas la Lumière, et on ne peut que reconnaître cette conscience comme étant sincère, mais qui est coupable? 

Elle s'est embuée plus avant et continue à le faire. À ce jour, elle n'a pas dit pourquoi on ne pouvait pas considérer que les paroles de l'Ecriture du Nouveau Testament étaient la Parole véritable des saints apôtres et du Seigneur Lui-même. Elle ne fait que clamer inlassablement: "Je ne vois pas, je ne vois pas." Nous croyons, nous croyons, que tu ne vois pas! Mais cesse d'émettre ton brouillard,  l'air autour de toi s'éclaicira, et peut-être la Lumière de Dieu viendra-t-elle et tu verras quelque chose. "Mais c'est la même chose que si je cessais d'être moi-même." Tant pis! Cesse, d'autres auront plus de paix. "Non, je ne peux pas. Je suis destinée à exister jusques à la fin des siècles, et d'autres très astucieux se lèveront. J'ai commencé dans l'esprit de la première créature, même avant que ce monde visible [n'existe], et tandis que ce monde est toujours debout, je vais fendre l'air comme un tourbillon à travers les sentiers de la vérité pour élever un pilier de poussière contre elle. 

"Mais, tu le vois, tu ne fais que t'enténébrer, alors que tout autour de toi est  Lumière. "Non, je vais mettre de la poussière au moins dans les yeux de quelqu'un, et sinon, qu'ils me connaissent comme je suis. Je ne vais pas garder le silence, et vous avec votre vérité, vous ne parviendrez jamais à baîllonner mes lèvres. "Qui ne connaît pas cela? Tout le monde sait que ton premier titre est "pizma" [entêtement en grec] insistant obstinément sur ta propre voie, indépendamment de toute évidence qui démasque ta fausseté. Tu es le blasphème contre le Saint-Esprit, alors attends l'accomplissement de la sentence prononcée contre toi par le Seigneur.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
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St. Herman of Alaska,
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vendredi 18 novembre 2016

Vendredi de la Vingt-Deuxième Semaine après la Pentecôte






I Thessaloniciens 5:9-13, 24-28; Luc 12:2-12


Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne, oui, je vous le dis, craignez-le. La plus grande crainte que nous ayons, c'est la mort. Mais le Seigneur dit que la crainte de Dieu doit être au-dessus de la peur de la mort. Lorsque les circonstances sont réunies d'une telle manière qu'il est nécessaire soit de perdre la vie ou d'agir contre les suggestions de la crainte de Dieu, il est préférable de mourir, et ne pas aller contre la crainte de Dieu, parce que si vous allez contre la crainte de Dieu, alors, lors de votre mort corporelle, qui est néanmoins inévitable, vous allez rencontrer une autre mort qui est incommensurablement pire que toutes les morts corporelles les plus terribles. 

Si nous gardions toujours cela à l'esprit, la crainte de Dieu ne faiblirait pas en nous, et nous ne ferions pas d'actes contraires à la crainte de Dieu. Supposons que les passions se manifestent. Au moment où elles se lèvent, la conscience, motivée par la crainte de Dieu, exige que l'on les défie, un refus de la demande des passions semble comme un adieu à la vie, une mise à mort du corps. Par conséquent, lorsque les sentiments troublants de ce type reviennent et commencent à ébranler la conscience, hâtez-vous de considérer la crainte de Dieu et de Son jugement et ses conséquences. 

Alors, la peur de la mort la plus terrible chassera la peur d'une mort très faible, et il sera facile pour vous de vous tenir ferme dans votre devoir et votre conscience. C'est ainsi que le dit du sage [Salomon] accompli: Souviens-toi de ta fin et tu ne pécheras plus jamais.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
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St. Herman of Alaska,
Platina, CA
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Mercredi de la Vingt-Deuxième Semaine après la Pentecôte


I Thessaloniciens 4:1-12 et Luc 11:42-46


Le Seigneur fait des reproches à ses contemporains en disant qu'ils passent outre le jugement et l'amour de Dieu. Le tarissement de la justice et de l'amour est la racine de tous les désaccords à la fois dans la société et en chaque personne. Il provient de la prédominance de l'amour de soi [philautie] ou de l'égoïsme. 

Quand l'égoïsme pénètre dans le cœur une horde entière de passions est multipliée. Il se bat contre la justice et l'amour, qui nécessitent l'altruisme, tandis que les passions générées par lui chassent toutes les autres vertus.

Et la personne devient, par sa disposition de cœur, impropre à tout ce qui est vraiment bon. Il peut encore payer la dîme de la menthe et de la rue et de toutes sortes d'herbes, mais il n'a pas le courage de faire quelque chose de plus substantiel. Cela ne signifie pas que son comportement extérieur soit incorrect. Non, en tout il est orné de décence, seulement à l'intérieur il est comme une tombe qui n'apparaît pas, et les hommes qui marchent dessus n'en sont pas conscients

Le début de l'auto-correction est le début de l'apparition de l'altruisme dans le cœur, après quoi la justice et l'amour sont restaurés. Puis, l'un après l'autre, toutes les autres vertus commencent à venir à la vie. Ensuite, la personne devient noble aux yeux de Dieu à cause de sa disposition de cœur, même si à l'extérieur, elle peut parfois sembler rébarbative à d'autres personnes. Mais le jugement de l'homme n'est pas une chose importante, à condition que le jugement de Dieu ne soit pas contre nous.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
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jeudi 17 novembre 2016

Jeudi de la Vingt-Deuxième Semaine après la Pentecôte






I Thessaloniciens 5:1-8; Luc 11:47-12:01


Méfiez-vous vous du levain des pharisiens, qui est l'hypocrisie. La principale caractéristique de l'hypocrisie est de tout faire pour être remarqué. Faire les choses pour que les autres puissent les voir n'est pas encore l'hypocrisie, car une grande partie de nos actes nécessaires doivent être faits pour les gens, et par conséquent au milieu d'eux et à leur vue. 

Et bien que ceux qui parviennent à tout faire secrètement agissent mieux, ce n'est pas toujours possible, c'est pourquoi on ne peut pas immédiatement blâmer ceux qui agissent à la vue d'autrui avec le désir d'ostentation ou de se montrer. Ils pourraient avoir un désir sincère de faire le bien, tandis que le montrer aux autres est un accompagnement nécessaire pour les actes accomplis vers l'extérieur. L'hypocrisie commence au moment où il apparaît dans l'intention de ne pas faire le bien, mais seulement de se montrer faisant le bien. Et à nouveau, ce n'est pas toujours une offense, car il peut y avoir une attaque instantanée de mauvaises pensées qui sont immédiatement remarquées et chassées. Mais quand on a à l'esprit de se faire une réputation pour soi-même comme bienfaiteur, c'est déjà l'hypocrisie qui pénètre profondément dans le cœur. Quand le but caché de profiter des avantages d'une telle réputation est ajouté à cela, alors l'hypocrisie est présente dans sa pleine vigueur. 

Regardez tous ce que le Seigneur exige quand Il commande de se garder du levain des pharisiens. Faites du bien selon le désir de faire du bien aux autres pour la gloire de Dieu, en fonction de la conscience que la volonté de Dieu est favorable à cela. Mais ne vous souciez pas des personnes qui vous regardent le faire et vous éviterez l'hypocrisie.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
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St. Herman of Alaska,
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mardi 15 novembre 2016

Mardi de la Vingt-Deuxième Semaine après la Pentecôte



I Thessaloniciens 3:9-13 et Luc 11:34-41

La lampe du corps c'est l'œil, tandis que la lumière de l'âme est l'esprit. Quand l'œil du corps est en bon état, nous voyons tout autour de nous dans notre vie extérieure, et nous savons comment et où aller, et quoi faire. De même, quand l'esprit est sain, nous voyons tout dans notre vie intérieure, dans notre relation à Dieu et notre prochain, et comment nous devrions nous comporter. 

L'esprit, le côté supérieur de l'âme, combine un sentiment de la Divinité, les exigences de la conscience, et leurs aspirations pour ce qui est mieux que tout ce que nous possédons et que nous connaissons. Quand l'esprit est sain, la crainte de Dieu règne dans l'âme, ainsi que la bonne conscience et le détachement de tout ce qui est extérieur, mais quand elle n'est pas saine, Dieu est oublié, la conscience boîte des deux jambes, et l'âme se vautre dans ce qui est visible et atteignable. Ensuite, il y a une nuit obscure pour cette personne-les concepts sont confondus, les actes sont en désaccord, et le cœur est resserré par le désespoir. 

Les circonstances qu'il rencontre le poussent et il est attiré par elles comme un un copeau de bois dans le courant d'une rivière. Il ne sait pas ce qui a été fait jusques à présent, ce qu'il est maintenant, et comment son chemin finira. 

En revanche, celui dont l'esprit est sain, craignant Dieu, il mène ses affaires avec circonspection, n'écoute que la loi de sa conscience, ce qui donne une harmonie uniforme dans toute sa vie, et il ne se plongera pas dans les choses des sens, prenant son envol grâce à l'espoir de la béatitude future. Partant, sa vision sur la totalité du flux de la vie avec tout ce qu'elle touche est clair, et pour lui tout est plein de lumière, comme lorsque l'éclat brillant d'une chandelle donne une lumière (cf. Si donc tout ton corps est éclairé, n'ayant aucune partie dans les ténèbres, il sera entièrement éclairé, comme lorsque la lampe t'éclaire de sa lumière.[Luc 11:36]).

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
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lundi 14 novembre 2016

Lundi de la Vingt-Deuxième Semaine après la Pentecôte



I Thessaloniciens 2:20-3:8; Luc 11:29-33


La reine du Midi se lèvera au jugement avec les hommes de cette génération, et les condamnera. Pourquoi? Pour l'indifférence au travail accompli par le Seigneur devant leurs yeux. Cette reine, après avoir entendu parler de la sagesse de Salomon, vint de loin pour l'entendre, mais ces hommes, ayant devant leur visage le Seigneur Lui-même, ne l'ont pas écouté, alors qu'il était évident qu'il était plus que Salomon, comme le ciel est plus élevé que la terre. 

Et la reine du midi condamne tous ceux qui sont indifférents aux œuvres de Dieu, parce que le Seigneur toujours, même chez nous, est évidemment aussi présent dans les récits évangéliques qu'Il l'était alors. A la lecture des Evangiles, nous avons devant les yeux le Seigneur avec toutes Ses œuvres merveilleuses, car elles sont aussi indubitables que le témoignage de nos propres yeux. 

Alors, qu'est-ce qui est plus attentif au Seigneur que ce qui a impressionné nos âmes? Nous avons fermé les yeux ou les avons tournés dans l'autre sens, c'est pourquoi nous ne voyons pas, et ne voyant pas, nous ne nous consacrons pas à des œuvres du Seigneur. Cependant, ce n'est pas une excuse, mais plutôt la raison de notre négligence, qui est aussi criminelle que ce qui vient d'elle.

L'œuvre du Seigneur est notre principale priorité, c'est-à dire, le salut de l'âme. En outre, nous devrions tenir compte de ce qui vient du Seigneur, même si ce n'est pas directement lié à nous, d'autant plus si nous tenons compte de ce qui est dirigé vers nous pour l'accomplissement de nos tâches essentielles, dont la signification s'étend à toute l'éternité. Jugez par vous-même combien il est criminel d'ignorer une telle question!

Version française Claude Lopez-Ginisty
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St. Theophan the Recluse
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dimanche 13 novembre 2016

Vingt-et-Unième Dimanche après la Pentecôte






Ephésiens 2:4-10; Luc 8: 26-39


Après que le Gadarénien qui était possédé de démons ait été guéri, il s'attacha au Seigneur et voulut toujours être avec lui, puis, après avoir entendu Sa volonté, il alla prêcher dans toute la ville sur les bonnes choses qu'il avait reçues. Le bienfaiteur attire, Sa volonté devient une loi pour le récepteur du bienfait, et la langue ne peut pas résister à proclamer ce qui a été reçu de Lui. 

Si seulement nous gardions à l'esprit toutes les bonnes choses que nous avons reçues et recevons du Seigneur, il n'y aurait pas d'ingrats parmi nous, il n'y aurait pas de transgresseurs de Sa sainte volonté, il n'y aurait pas de gens qui ne l'aiment pas plus que tout. 

Nous sommes sauvés par le baptême du péché de nos ancêtres et de toutes ses perditions; dans la repentance, nous sommes constamment lavés des péchés, qui sans cesse s'accrochent à nous. Grâce à la providence de Dieu nous sommes préservés de malheurs qui ne sont souvent pas visibles pour nous-mêmes, et nous recevons une direction pour notre vie qui est plus sûre pour nous et favorable à nos objectifs, mais aussi tout ce que nous possédons vient du Seigneur. 

C'est pourquoi nous devons appartenir au Seigneur de toute notre âme, accomplir Sa volonté en toutes choses, et glorifier Son Nom très Saint, surtout dans notre vie et nos actes, afin de ne pas être inférieur en cela au Gadarénien possédé par les démons, qui, lui-même, s'est immédiatement avéré être si sage qu'il est devenu un exemple digne d'imitation pour tous.

Version française Claude Lopez-Ginisty
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samedi 12 novembre 2016

Samedi de la Vingt-et-Unième Semaine après la Pentecôte






II Corinthiens 8:1-5 et Luc 8:16-21


il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. Par conséquent, peu importe combien nous nous cachons de nos mauvaises actions, une trace d'eux se fait indépendamment de nous, qui en son temps sera présentée. Quel est le parchemin sur lequel ce dossier est écrit? Notre conscience. Nous la forçons parfois à se taire et elle est silencieux. Mais même si elle est silencieuse, elle fait son travail, tient une chronique très précise de nos actes. 

Que doit-on faire si beaucoup de mauvaises choses sont y sont inscrites ? Il faut éliminer ce qui y est écrit. Avec quoi? Avec des larmes de repentir. Ces larmes lavent tout et pas une seule trace ne restera de ces mauvaises choses écrites. Si nous ne les lavons pas, alors au Jugement, il nous faudra lire tout ce qui y estécrit. Mais comme alors, la vérité régnera dans notre conscience, nous prononcerons nous-mêmes notre jugement, et le Seigneur le confirmera. Alors il y aura une décision pour laquelle il ne pourra pas être interjeté appel, parce que chacun se condamnera, et n'aura rien à voir avec qui que ce soit d'autre. Tout cela se fera en un clin d'œil: vous pourrez regarder et voir ce que vous êtes. Vous entendrez immédiatement du Seigneur, Qui est omniprésent, une confirmation du Jugement, et puis ce sera la fin de tout...

Version française Claude Lopez-Ginisty
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vendredi 11 novembre 2016

Vendredi de la Vingt-et-Unième Semaine après la Pentecôte


Commentaire quotidien de l\

Romains 14:9-18; Matthieu 12:14-16, 22-30


Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui n'assemble pas avec moi disperse. Qui est avec le Seigneur? Celui qui vit et agit dans Son esprit, celui qui ne se permet ni pensées, ni sentiments, ni désirs, ni intentions, ni paroles, ni actes, ce qui serait déplaisants pour le Seigneur et en opposition à Ses commandements révélés et à Ses déterminations. Celui qui vit et agit autrement, n'est pas avec le Seigneur et par conséquent n'assemble pas, mais disperse. Qu'est-ce qu'il disperse? Non seulement de l'énergie et du temps, mais aussi ce qu'il rassemble. Par exemple, celui qui rassemble des richesses non pas avec le Seigneur, amasse seulement des richesses, ne partage pas  avec d'autres, tout en se privant même des choses nécessaires; ou un autre les rassemble, en consacre une partie à son propre style de vie luxueux, une partie à des dons faits par vaine gloire , et en économise une partie pour ses héritiers. Dans l'autre monde, il n'apparaîtra avec rien, et là, il sera le plus pauvre des pauvres. Au contraire, celui qui rassemble les richesses avec le Seigneur transmet ce qui est recueilli par les mains des pauvres et des nécessiteux, jusques aux trésors éternels. Quand une telle personne meurt, elle va trouver dans ce monde-là toutes ses richesses intactes, et non pas dispersées, mais elle les a dépensées pendant toute sa vie. La même chose s'applique à la collecte de la connaissance. Là, la dispersion est encore plus évidente, car  on  peut voir comment celui qui est intellectuel non pas dans le Seigneur rassemble une apparence de montagne de savoir, mais ce n'est que de l'ordure, un fantôme de la vérité, et non la vérité. Ils ont non seulement un manque de connaissances, mais perdent même le sens humain. Ils deviennent délirants, comme quelqu'un qui est endormi. Lisez les systèmes des matérialistes et vous verrez qu'il en est ainsi.

Version française Claude Lopez-Ginisty
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jeudi 10 novembre 2016

Jeudi de la Vingt-et-Unième Semaine après la Pentecôte



I Thessaloniciens 2:9-14 et Luc 11:14-23

Lorsqu'un homme fort et bien armé garde sa maison, ce qu'il possède est en sûretéMais, si un plus fort que lui survient et le dompte, il lui enlève toutes les armes dans lesquelles il se confiait, et il distribue ses dépouillesCette allégorie explique comment le 
pouvoir démoniaque sur les âmes est détruit par le Seigneur. Alors que l'âme est dans le péché, l'esprit du mal la possède, même il ne peut pas toujours clairement le montrer.



L'esprit  mauvais est plus fort que l'âme, c'est pourquoi il ne craint un soulèvement de la part de l'âme, il règne sur elle et il la tyrannise sans résistance.Mais lorsque le Seigneur vient à une âme, attirée par la foi et la repentance, il déchire tous les liens de Satan, jette le Démon et le prive de tout pouvoir sur l'âme de cette personne. Et tandis que cette âme sert le Seigneur, les démons ne peuvent prévaloir sur elle, car l'âme est forte par le Seigneur, plus forte qu'eux. 


Lorsque l'âme fait un faux pas et erre loin du Seigneur, le Démon attaque de nouveau et vainc, et pour l'âme, la pauvre, le dernier état est pire qu'auparavant. Il s'agit d'un ordre invisible de phénomène universel dans le monde spirituel. Si seulement les yeux de notre esprit étaient ouverts, nous verrions une bataille mondiale d'esprits avec des âmes: d'abord un côté gagne la bataille, puis l'autre côté vainc, selon que l'âme communique avec le Seigneur par la foi, la repentance et le zèle pour les bonnes actions, ou qu'elle chute loin de Lui, par négligence, manque d'intérêt et froideur envers le bien.



Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
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mercredi 9 novembre 2016

Mercredi de la Vingt-et-Unième Semaine après la Pentecôte



Thessaloniciens 2:1-8; Luc 11:9-13


Le Seigneur nous convainc de prier avec la promesse qu'Il nous écoute, en expliquant cette promesse que la douceur de cœur d'un père naturel, favorablement disposé aux requêtes de ses enfants. Mais ici, il fait allusion à la raison pour laquelle, parfois, nos prières et supplications ne sont pas entendues ou ne sont pas exaucées. 

Un père ne donnera pas à ses enfants une pierre au lieu de pain, ou un serpent au lieu d'un poisson. Si un père naturel ne fait pas cela, combien plus le Père céleste ne le fera-t-il pas? Et pourtant, nos prières de demande sont fréquemment semblables à des demandes de serpent et de pierre. Il nous semble que nous demandons du pain et du poisson, tandis que le Père Céleste voit que ce qui est demandé sera pour nous un serpent et une pierre et Il ne nous donne pas ce que nous demandons. 

Un père et une mère déversent des prières du fond du cœur devant Dieu pour leur fils, pour qu'Il lui donne ce qui est mieux, mais en plus ils expriment ce qu'ils considèrent être le meilleur pour leur fils, c'est-à-dire, qu'il vive, soit heureux et en bonne santé. Le Seigneur entend leur prière et prend des dispositions pour leur fils dans ce qui est mieux, non pas en fonction de la compréhension de ceux qui demandent, mais comme il en est, en réalité, pour leur fils: Il envoie une maladie à partir de laquelle leur fils meurt. 

Ceux qui pensent que tout se termine avec la vie présente ressentiront que le Seigneur ne les a pas entendus, mais plutôt qu'Il a fait l'opposé de ce qu'ils ont demandé, ou qu'Il a abandonné la personne pour laquelle ils prient à son propre destin. 

Mais ceux qui croient que la vie actuelle est seulement une préparation pour l'autre vie ne doutent pas que le fils pour qui ils priaient tomba malade et mourut précisément parce que leur prière avait été entendue et parce qu'il était préférable pour lui de partir d'ici que de rester ici. 

Vous me direz: alors pourquoi prier? Non, il faut prier, mais dans les prières pour des choses spécifiques, vous devez toujours garder à l'esprit la condition: «Si, ô Seigneur, Tu juges ceci salvateur." Saint Isaac le Syrien conseille de raccourcir toutes sortes de prières à ceci: «Tu sais, Seigneur, ce qui est nécessaire pour moi: "Fais-moi selon Ta volonté".



Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

mardi 8 novembre 2016

Mardi de la Vingt-Quatrième Semaine après la Pentecôte




I Thessaloniciens 1:6-10 et Luc 11:1-10


Le Seigneur a donné une prière commune pour tout le monde, combinant en elle tous nos besoins, spirituels et corporels, intérieurs et extérieurs, éternels et temporels. Mais puisqu'il est impossible d'inclure tout ce que l'on doit demander à Dieu dans une seule prière, une règle est donnée après la prière commune pour les demandes privées que nous pourrions avoir: Demandez, et il vous sera donné, cherchez et vous trouverez, frappez, et l'on vous ouvrira

Il en est donc ainsi dans l'Église de Dieu: les chrétiens prient en commun pour les besoins communs, mais chacun détermine ses propres besoins et exigences devant le Seigneur. Nous prions en commun dans les églises selon les rites établis, qui ne sont rien d'autre que la Prière du Seigneur qui a été expliquée et présentée de diverses manières, tandis qu'en privé, à la maison, tout le monde prie le Seigneur pour ses propres intérêts à sa manière. 

Même dans l'église on peut prier pour ses propres préoccupations, et à la maison nous pouvons prier la prière commune. Nous devons nous préoccuper d'une seule chose: lorsque nous nous nous nous tenons en prière, à la maison ou à l'église, nous devons avoir une vraie prière dans notre âme, une véritable orientation et élévation de notre esprit et de notre cœur vers Dieu. 

Laissez faire chacun selon ses capacités. Ne vous tenez pas comme une statue, et ne murmurez pas les prières mécaniquement comme un orgue de Barbarie joue des chansons. Tant que vous vous tenez comme ça, et aussi longtemps que vous marmottez les prières, vous êtes sans la prière, l'esprit vagabond, le cœur plein de sentiments vains. 

Si vous êtes déjà dans la prière et ajustés à elle, est-il difficile pour vous de tirer votre esprit et votre coeur à elle? Attirez-les, même s'ils sont devenus inflexibles. Ensuite, la vraie prière se formera et attirera la miséricorde de Dieu, et la promesse de Dieu concernant la prière (Demandez et il vous sera donné),  sera respectée. Souvent, il n'est pas donné, car il n'y a pas de prière de demande, mais seulement une posture de prière.



Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

lundi 7 novembre 2016

Lundi de la Vingt-et-Unième Semaine après la Pentecôte



I Thessaloniciens 1:1-5; Luc 10:22-24

Personne ne connaît le Père, si ce n'est le Fils, et celui à qui le Fils l'aura voulu révéler... Le Fils était sur la terre et Il a révélé tout ce qui est nécessaire pour nous Lui-même et à travers l'Esprit Saint Qui agit dans les apôtres. Par conséquent, ce que vous trouvez dans les Evangiles et les écrits apostoliques est tout ce que vous pouvez connaître et connaîtrez du Père et des choses divines. Ne cherchez pas plus que cela, et ne pensez pas à trouver autre chose en dehors de cela,  nulle part ailleurs la vérité à propos de Dieu et des plans de Dieu. 

Quel grand trésor nous possédons!... Tout a déjà été dit. Ne vous pas creusez pas la tête, acceptez tout simplement avec foi ce qui a été révélé. Il a été révélé que Dieu est un en essence et trine en personnes-le Père, le Fils et le Saint Esprit; acceptez cela avec foi et gardez-le. Il a été révélé que le Dieu trois fois hypostatique a tout créé par la parole, qu'Il conserve tout dans Sa main droite, et qu'Il est providentiel envers tout, acceptez-le avec foi et gardez-le. 

Il a été révélé que nous étions dans un état bienheureux et que nous sommes tombés, et que pour notre restauration et rédemption le Fils de Dieu, la seconde personne de la Très Sainte Trinité, s'est incarné, a souffert, est mort sur la Croix, est ressuscité et est monté au ciel: acceptez-le avec foi et gardez-le. Il a été révélé que celui qui désire être sauvé doit croire au Seigneur, et accepter la grâce divine dans les Saints Mystères, vivre avec son aide, selon les Commandements du Seigneur, luttant avec les passions et les convoitises, avec les moyens spirituels correspondants: acceptez ceci avec foi et faites-le. 

Il a été révélé que quiconque vit selon la direction de Dieu pénètre après sa mort en des demeures lumineuses, le préambule de la béatitude éternelle, tandis que celui qui ne vit pas ainsi, en cas de décès sera commencera à ressentir les tourments de l'enfer: acceptez cette [révélation] avec foi et ainsi dans cette compréhension, et soyez inspirés pour faire de bons efforts spirituels. Ainsi, acceptez tout avec foi et gardez-le fidèlement. Il n'y a pas besoin de vous creuser les méninges avec vos propres inventions concernant ces choses. N'écoutez pas ceux qui font montre de leur intelligence, ils ne savent pas où ils vont.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

dimanche 6 novembre 2016

Vingtième Dimanche après la Pentecôte



Galates 6:11-18; Luc 16:19-31


La parabole du riche et de Lazare montre que ceux qui ne vivent pas comme ils le devraient vont soudain se réveiller à la réalité, mais ils n'auront plus la possibilité de corriger leur état. Leurs yeux s'ouvriront et ils verront clairement où est la vérité. Se souvenant que sur terre il y en a beaucoup qui sont aveugles comme ils l'étaient, ils aimeraient que quelqu'un soit envoyé d'entre les morts pour avoir l'assurance que l'on doit vivre et comprendre les choses uniquement en fonction de l'indication de la Révélation du Seigneur. 

Mais ils se verront refuser cela, parce que pour ceux qui désirent connaître la vérité, la Révélation seule est témoin. Mais pour ceux qui ne la désirent pas, et qui n'aiment pas la vérité, même la résurrection des morts ne sera pas convaincante. 

Les sentiments du riche dans cette parabole sont probablement ressentis par tous ceux qui quittent cette vie. Par conséquent, selon la conviction de ce monde qui sera la conviction de chacun de nous, la seule guidance pour nous sur le chemin de la vie est la révélation du Seigneur. Mais là, pour beaucoup, cette conviction sera venue trop tard, elle aurait été plus utile ici, mais tout le monde ne l'avait pas. Nous croirons, au moins, le témoignage de ceux là, en nous mettant dans leur état. Ceux qui sont dans les tourments ne mentent pas; ayant pitié de nous, ils veulent que nos yeux soient ouverts, pour que nous ne venions pas à l'endroit de leur tourment. 

Nous ne pouvons pas dire à ce sujet, comme nous le faisons souvent dans les affaires courantes, "Peut-être que d'une certaine manière, les choses iront bien." Non, cela n'ira pas bien de toute façon. Nous devons être fondamentalement certains que nous ne nous trouverons pas à la place du riche.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

samedi 5 novembre 2016

Samedi de la Vingtième Semaine après la Pentecôte



II Corintiens 5:1-10 et Luc 7:2-10


Quelle personne brillante était ce centurion! Comment est-il parvenu à une foi telle qu'il a dépassé avec elle tous les Israélites, élevés par la révélation, les prophéties et les miracles? Les Évangiles ne précisent pas comment, mais décrivent seulement sa foi et disent comment le Seigneur l'a loué. 

Le chemin de la foi est un chemin secret, dissimulé. Qui peut même expliquer en lui-même la façon dont les convictions de la foi sont composées dans le coeur [voir Luc 2:19]? Le meilleur de tous, le saint Apôtre résolut ceci en appelant la foi don de Dieu. La foi est vraiment le don de Dieu, mais les incrédules ne sont pas sans responsabilité, et, par conséquent, ils sont eux-mêmes à blâmer pour le fait que ce don ne leur est pas donné. 

S'il n'y a pas de destinataire pour ce don, il n'est pas donné, car il n'y a rien pour le recevoir, tandis que dans un tel cas donner est la même que de dépenser en vain. Comment une âme devient un digne récipiendaire du don de la foi est difficile à déterminer. 

L'humilité extrême pourrait être vue dans le centurion, malgré le fait qu'il était un homme de pouvoir, vertueux et sensible. N'est-il pas par l'humilité en général que cette grande miséricorde, qui donne la foi, est attirée? Ce n'est pas du tout surprenant. À tout le moins il est connu de tous que les incrédules sont toujours d'un esprit fier, et que la foi requiert avant tout la soumission de l'esprit sous son joug.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010