"Dans la confusion de notre époque,quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie,
il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères..."
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

samedi 25 février 2017

Samedi de la Semaine de la Tyrophagie



Romains 14:19-23, 16:25-27; Matthieu 6:1-13.
Pour les Pères-Galates 5:22-6:2; Matthieu 11:27-30


Ceux qui sont en Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs (Gal. 5:24). Aujourd'hui, cet ordre de choses a été perverti: les gens crucifient la chair, mais pas en même temps que les passions et les désirs, plutôt par le biais des passions et des désirs. 
Les gens aujourd'hui torturent leur corps par l'ivresse, la gloutonnerie, les actes lubriques, la danse et le divertissement! Le maître le plus cruel ne torture pas son animal paresseux de cette façon. Si nous devions donner la liberté et la raison à notre chair, sa première revendication irait à l'encontre de sa maîtresse, l'âme, elle dirait que l'âme a illégalement interféré dans les affaires de la chair, lui apportant des passions qui lui sont étrangères, et des tortures par la réalisation de ces passions dans la chair. 
Les besoins de notre corps sont essentiellement simples et sans passion. Regardez les animaux: ils ne mangent pas trop, ils ne dorment pas en excès, et ayant satisfait à leurs besoins charnels à un moment donné, ils restent calmes pendant toute l'année. 
Seule l'âme, qui a oublié ses meilleurs penchants, a par son intempérance développé à partir des besoins fondamentaux de l'organisme une multitude de goûts contre nature, qui ne sont pas non plus naturels pour le corps. 
Il est nécessaire de crucifier la chair de toutes les manières possibles, afin d'éradiquer les passions charnelles que le corps a greffées sur elle. Cela ne peut se faire que dans le sens inverse, c'est-à dire, en ne lui donnant pas assez de ce qui est nécessaire, ou en répondant à ses besoins à un degré bien moindre que ce que ne l'exige sa nature.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010

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