"Dans la confusion de notre époque,quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie,
il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères..."
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mercredi 21 juin 2017

Mercredi de la Troisième Semaine après la Pentecôte



Romains 8: 2-13; Matthieu 10: 16-22

   Celui qui endurera jusques à la fin sera sauvé. Et avons-nous quelque chose à endurer? Ceci ne manque à personne. L'étendue de l'endurance de tous est vaste; Par conséquent, notre salut est à portée de main. 

Respectez tout jusques à la fin et vous serez sauvés. Cependant, vous devez endurer habilement; Sinon, vous ne pourrez rien gagner par votre endurance. Tout d'abord, gardez la foi sainte et menez une vie irréprochable selon la foi. 

Purifiez-vous immédiatement tout péché qui se produit, par le repentir. Deuxièmement, acceptez tout ce que vous devez supporter des mains de Dieu, en vous rappelant fermement que rien n'advient sans la volonté de Dieu. 

Troisièmement, remerciez sincèrement Dieu pour tout, en croyant que tout ce qui provient du Seigneur est envoyé par Lui pour le bien de nos âmes: remerciez-Le pour les afflictions et pour les consolations. 

Quatrièmement, aimez l'affliction pour sa grande valeur salvatrice et cultivez votre soif, comme vous le feriez d'une boisson qui, quoique amère, guérit. 

Cinquièmement, pensez que, quand un malheur survient, vous ne pouvez pas le jeter comme un vêtement trop serré; Vous devez le supporter. Que ce soit de manière chrétienne, ou de manière non chrétienne, vous devez le supporter néanmoins; Il est donc préférable de le supporter de manière chrétienne. 

Les plaintes ne vous sauveront pas du malheur, mais elles ne le font devenir que plus lourd; Alors que la soumission humble à la Providence de Dieu et la bonne humeur soulagent le fardeau des malheurs. 

Sixièmement, réalisez que vous méritez même un plus grand malheur, faites en sorte que, si le Seigneur voulait traiter avec vous comme vous le méritez réellement, un tel petit malheur serait-il suffisant? 

Septièmement, surtout, priez, et le Seigneur miséricordieux vous donnera la force de l'esprit. Avec une telle force, d'autres vont s'émerveiller de vos malheurs qui vous semblent n'être rien.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010
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