"Dans la confusion de notre époque,quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie,
il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères..."
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 26 octobre 2014

Dimanche de la Vingtième Semaine après la Pentecôte






Galates 1:11-19 et Luc 7:11-16


Le Seigneur voit une mère pleurant la mort de son fils et a pitié d'elle, une autre fois il fut appelé à un mariage, et se réjouit avec la famille. Par cela, il a montré que  partager les joies et les peines quotidiennes ordinaires, n'est pas contraire à son esprit. 


C'est ce que, les chrétiens véritables et pieux font, eux qui vivent leur vie dans la crainte [de Dieu]. Toutefois, ils distinguent certaines routines de la vie quotidienne d'autres routines, car beaucoup de choses sont entrées dans ces routines qui ne peuvent pas être la bonne volonté de Dieu. 


Il y a des coutumes qui viennent des passions, qui découlent de leur indulgence, d'autres sont maintenues en vie par la vanité et les  occupations. Celui qui a l'esprit du Christ, sera en mesure de distinguer le bon grain de l'ivraie: il adhère à l'un et rejette l'autre. Celui qui le fait avec la crainte de Dieu n'est pas aliéné par les autres, bien qu'il n'agsse pas comme eux, parce qu'il agit toujours dans l'esprit d'amour et de compassion envers les infirmités de ses frères.


 Seul un esprit de zèle au-delà de la mesure prend les gens à rebrousse poil, et produit la discorde et la division. Un tel esprit ne peut s'empêcher d'enseigner et de critiquer. Mais celui [qui a l'esprit du Christ] ne s'occupe que de régir sa vie et celle de sa famille d'une manière chrétienne, il ne se permet pas de s'immiscer dans les affaires des autres, en se disant: "Qui m'a désigné comme juge?" 


Il fait tranquillement que tous soient bien disposés envers lui-même, et inspire le respect de ces routines auxquelles il tient. Un superviseur se rend impopulaire, et évoque la désapprobation pour les bonnes routines auquelles il tient. L'humilité dans de tels cas, est nécessaire, c'est l'humilité chrétienne. C'est la source du bon sens chrétien, qui sait comment bien agir dans une situation donnée.


Evangile 2

Romains 10:1-10; Matthieu 8:28-9:1


Les Gadaréniens ont vu le miracle merveilleux du Seigneur, quand il chassa une légion de démons, et pourtant, la ville entière sortit et pria le Seigneur qu'il parte de leurs côtes. Nous n'observons pas qu'ils se comportent avec hostilité envers le Seigneur, mais nous n'observons pas non plus une quelconque foi en eux. Ils sont pris d'une sorte de crainte indéterminée, ce qui fait que leur seul désir est que le Seigneur les quitte, pour aller là où Il veut , "pourvu qu'Il que ne [les] touche pas." 
Ceci est la véritable image de personnes qui vivent en paix avec leurs possessions. Un ordre de choses s'est formé autour d'eux qui n'est pas défavorable, ils sont habitués, ils n'ont ni la pensée, ni la nécessité de changer ou d'inverser quoi que ce soit, et ils ont peur de franchir une nouvelle étape. Ils estiment, cependant, que si une injonction venait d'en haut, la crainte de Dieu et leur conscience les forcerait à renoncer à l'ancienne et à accepter quelque chose de nouveau. 
Par conséquent, ils s'efforcent d'éviter toute circonstance qui pourrait les conduire à de telles convictions, afin de pouvoir continuer à vivre tranquillement dans leurs vieilles habitudes, en plaidant l'ignorance. Ce sont le genre de personnes qui ont peur de lire les Evangiles et les livres des Pères, ou de discuter de questions spirituelles. Ils craignent que si leur conscience est troublée par cela, elle pourrait se réveiller et commencer à les forcer à abandonner ce qu'ils avaient, et à entreprendre autre chose.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010
+

dimanche 5 octobre 2014

Dix-Septième Dimanche après la Pentecôte


II Corinthiens 9:6-11; Luc 5:1-11


Les pêcheurs ont travaillé dur pendant toute une nuit sans rien prendre, mais quand le Seigneur est monté sur leur bateau, et, qu'après avoir prêché, Il leur commanda de jeter leur filet, ils en ont pris tant qu'ils ne pouvaient pas les sortir et le filet a éclaté. C'est une image pour tous les travaux fait sans l'aide de Dieu, et pour les travaux faits avec l'aide de Dieu. 

Quand une personne travaille, voulant réaliser quelque chose par ses seules forces, elle échoue. Quand le Seigneur s'approche d'elle, alors une bonne chose après l'autre jaillit de quelque part. Dans le sens spirituel et moral,  l'impossibilité de succès sans le Seigneur est matériellement visible: Sans moi vous ne pouvez rien faire, dit le Seigneur. Et cette loi agit en toutes choses. 

Tout comme une branche qui ne croît pas sur un arbre, non seulement ne porte pas de fruits, mais se dessèche et perd sa vie, ainsi les gens non plus ne peuvent porter des fruits de la vérité, précieux pour la vie éternelle, s'ils ne sont pas en communion vivante avec le Seigneur. 

Tout bien qu'ils pourraient avoir est seulement une apparence de bien, mais, en substance, ce bien est défectueux, comme une pomme sauvage de la forêt qui apparaît rouge, mais si vous y goûtez, elle est aigre. 

Ceci est également tangiblement clair dans un sens externe, et mondain: on lutte et on lutte, et tout cela en vain. Lorsque la bénédiction de Dieu descend, tout devient bien. Ceux qui sont attentifs envers eux-mêmes et envers les chemins de la vie connaissent ces vérités par l'expérience.



Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010
+

vendredi 3 octobre 2014

Vendredi de la Dix-Septième Semaine après la Pentecôte



Ephésiens 6:18-24 et Luc 4:22-30




Les gens de Nazareth s'émerveillèrent à la parole du Seigneur, mais néanmoins ils ne crurent pas: l'envie les en empêcha comme le Seigneur Lui-même l'a révélé. Toute passion s'oppose à la vérité et à la bonté, mais l'envie plus que tout, parce que le mensonge et le dépit constituent son essence.

Cette passion est la plus injuste et la plus toxique tant pour celui qui la porte, que pour celui contre qui elle est dirigée. Elle se produit sur une petite échelle avec tout le monde, quand quelqu'un d'égal ou d'inférieur prend le dessus. L'égoïsme est irrité, et l'envie commence à ronger le cœur. Ce n'est pas encore trop un objet de tourmente, s'il y a encore une issue, mais quand la voie est bloquée, en particulier par celui que vous enviez déjà, alors son agression est imparable, et la paix est impossible.

L'envie demande le renversement de l'ennemi de sa place au sommet, et n'aura nul repos jusqu'à ce qu'elle atteigne cela d'une certaine façon, ou jusqu'à ce qu'elle ruine l'envieux. Les gens de bonne composition, bien intentionnés, dont les bons sentiments l'emportent sur les sentiments égoïstes, ne souffrent pas de l'envie. C'est aussi le moyen d'éteindre l'envie de toute personne tourmentée par elle.

Tu dois te hâter d'inspirer de la bonne volonté, en particulier envers celui que tu envies, et le manifester dans l'action, alors l'envie sera immédiatement réduite. Si tu répétes cette opération plusieurs fois, avec l'aide de Dieu, elle disparaîtra entièrement. Mais si tu la laisses comme elle est, si tu ne triomphes pas de toi-même et que tu ne te forces pas à faire du bien à celui que tu envies, elle te tourmentera, te dessèchera, et t'enverra à ta tombe.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010
+