"Dans la confusion de notre époque,quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie,
il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères..."
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mardi 26 septembre 2017

Mardi de la Dix-Septième Semaine après la Pentecôte




Ephésiens 2: 19-3: 7; Marc 11: 11-23

   Le figuier couvert de feuilles était splendide en apparence, mais il n'a pas été honoré de l'approbation du Seigneur parce qu'il n'y avait pas de fruits sur lui, et il n'y avait pas de fruits parce qu'il n'y avait pas de pouvoir de donner des fruits en lui. 

Combien de ces figuiers il y a dans le sens moral! En apparence, tout est bon, mais à l'intérieur il n'y a rien. Ils sont en bon ordre, honorables, et accomplissent tout ce qui est chrétien, mais ils n'ont pas l'esprit de vie en Jésus-Christ; ce qui est la raison pour laquelle ils ne disposent pas de fruits vivants. Et ce qui est en eux semble seulement être des fruits, mais ce n'en sont pas. 

En quoi se trouve l'esprit de vie en Jésus-Christ? Pour cela, nous disons: une partie de ceci vient du Seigneur, et l'autre de nous. Ce qui vient du Seigneur est essentiellement le pouvoir spirituel de porter du fruit; ce qui vient de nous est seulement le réceptacle de ce pouvoir. Soyez plus concernés par ce dernier. La racine de tout cela, c'est le sentiment que vous périssez, et que s'il n'y avait pas le Seigneur, vous péririez. Pour cela, vous aurez un cœur brisé et humilié, dans tout ce que vous faites, tout au long de votre vie. 

En outre, puisque l'avenir est inconnu, il y a beaucoup d'ennemis, et vous pouvez tomber à chaque instant, la peur et le tremblement accompagnant le salut, avec le cri incessant: " Ô Toi qui connais toutes choses, sauve-moi" Malheur à celui aussi qui se repose sur autre chose que le Seigneur; malheur à celui qui a travaillé pour autre chose que le Seigneur! 

Demandez-vous, vous qui travaillez à des actes qui sont considérés comme agréables à Dieu, pour qui travaillez-vous? Si votre conscience répond hardiment: seulement pour le Seigneur-c'est bien; mais sinon, vous construisez une maison sur le sable. C'étaient quelques indications d'un esprit intérieur fertile. Vous pouvez comprendre beaucoup d'autres choses selon ces indications.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010
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samedi 23 septembre 2017

Samedi de la Seizième Semaine après la Pentecôte



Ephésiens 1:7-17, Marc 8:1-10


Après avoir rassasié quatre mille personnes avec sept pains, le Seigneur est monté aussitôt dans une barque, et Il est entré dans les parties de Dalmanutha comme si rien de particulier n'avait été fait. Tel est la véritable manière de faire continuellement du bien, d’en faire continuellement sans prêter attention à ce qui a été fait, et en oubliant toujours ce qui s'est passé, pour tendre vers ce qui est à venir. Cela vient naturellement pour ceux qui sont remplis de bonté.

Tout comme un homme fort soulève des poids lourds sans s'en apercevoir alors qu’un homme faible qui a levé un petit poids n'arrive pas à l'oublier, de même celui qui est fort en bonté, fait tout le bien sans effort, chaque fois que l'occasion se présente, tandis que celui qui est pauvre en bonté ne peut pas le faire sans effort.

Il se souvient du bien, et il ne cesse de s’en souvenir et de le considérer.Un bon cœur aspire à faire le bien, et il n'est pas satisfait tant qu'il n'a pas fait du bien en abondance, comme un homme n'est pas satisfait tant qu'il n'a pas mangé à sa faim.

Alors que la faim se fait sentir, on se souvient du dîner, mais quand la faim est satisfaite, tout est oublié: ainsi avec une personne vraiment bonne, une bonne action vient à l’esprit alors qu'elle n'est pas encore faite, mais une fois qu’elle est faite, elle est oubliée.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010

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vendredi 22 septembre 2017

Vendredi de la Seizième Semaine après la Pentecôte






I Corinthiens 4:13-18; Matthieu 24:27-33, 42-51

Veillez, car vous ne savez pas à quelle heure votre Seigneur viendra. Si seulement on se souvenait de ceci, il n'y aurait pas de pécheurs. Mais on ne s'en souvient pas, même si chacun sait que c'est incontestablement vrai. Même les ascètes les plus stricts ne furent pas assez forts pour se garder facilement dans cet esprit, et faire des efforts pour le fixer dans leur conscience afin qu'il ne les quitte pas, l'un d'eux gardait un cercueil dans sa cellule, un autre suppliait ses compagnons ascètes de lui poser des questions sur son cercueil et sa tombe, une autre conservait des images de la mort et du Jugement, une autre par d'autres moyens... 
Si la mort ne touche pas une âme, l'âme ne m'en souvient pas. Mais en aucune manière, ce qui suit immédiatement la mort ne peut ne pas toucher une âme, une âme, ne peut qu'être préoccupée par cela, car c'est le jugement de son destin pour des siècles éternels. 
Pourquoi une âme ne se souvient-elle pas de cela? Elle se trompe en pensant que la mort ne viendra pas de sitôt, et que peut-être, de quelque manière, rien ne va mal pour nous. Combien c'est amer! 
Il va sans dire que l'âme qui demeure dans de telles pensées est négligente et indulgente envers elle-même. Alors, comment peut-elle penser que le jugement sera favorable pour elle? Non, on doit se comporter comme un étudiant qui fait face à un examen: peu importe ce qu'il fait, l'examen ne délaisse pas sa tête; un tel souvenir ne lui permet pas de perdre même une minute en vain, et il utilise tout son temps pour se préparer pour l'examen. Quand acquerrons-nous une telle mentalité!


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010
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mardi 19 septembre 2017

Mardi de la Seizième Semaine après la Pentecôte


Galates 5:11-21, Marc 7:5-16

Il n'est rien d'extérieur à l'homme, qui entrant en lui, puisse le souiller, mais les choses qui sortent de lui, voilà ce qui souille l'homme. Ce passage et des passages semblables, par exemple: Ce n'est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu: si nous en mangeons, nous n'avons rien de plus; si nous n'en mangeons pas, nous n'avons rien de moins. (1 Cor:8-8) Sont généralement invoquées par ceux qui n'aiment pas jeûner, en supposant que ce faisant, ils ont suffisamment justifié leur non observance du jeûne en fonction de la règle et de la coutume de l'Église.

La validité de cette excuse est connue de tous fidèles de l'Église. Le jeûne décrète que nous nous abstenions de certains aliments, non pas parce qu'ils sont souillés, mais parce que nous pouvons plus facilement affiner notre chair par cette abstinence, ce qui est quelque chose de crucial pour le progrès intérieur.

Ce sens de la loi du jeûne est si essentiel que ceux qui considèrent certains aliments comme souillés, sont comptés parmi les hérétiques. Ceux qui n'aiment pas jeûner feraient mieux de ne pas s'attarder sur ce point, mais sur le fait que le jeûne n'est pas obligatoire, mais il est certainement un des moyens pour surmonter les impulsions vers le péché et les aspirations de la chair. Mais ils ne peuvent en aucun cas rester sur leur position sur ce point, non plus.

Si le progrès intérieur est obligatoire, alors le moyen par lequel il est obtenu est également obligatoire, à savoir le jeûne. La conscience de chaque personne lui dit cela. Afin d'apaiser leur conscience, ils affirment: Je vais compenser mon omission du jeûne d'une autre manière, ou, le jeûne est nocif pour moi, ou je vais jeûner quand je le veux, et non pas pendant les carêmes établis. Toutefois, la première excuse est inappropriée parce que personne n'a encore réussi, sans le jeûne à faire face à sa chair, ou à ordonner sa vie intérieure correctement. La dernière excuse est inappropriée, car l'Eglise est un seul Corps, et se séparer des autres pour cela, signifie s'opposer à sa construction.

On ne peut se retirer des coutumes générales de l'Eglise qu'en abandonnant l'Eglise, mais pendant que quelqu'un est membre de celle-ci, il ne peut pas dire cela et l'exiger. La deuxième excuse possède l'ombre d'un droit. En effet, parmi les limites du jeûne, l'obligation est levée pour ceux pour qui le jeûne agirait de manière destructrice, parce que le jeûne a été créé non pas pour tuer le corps, mais pour mortifier les passions.

Mais si l'on devait consciencieusement compter le nombre véritable des personnes dans ce cas, on constaterait qu'ils sont si peu nombreux qu'ils ne comptent même pas. La seule vraie raison reste le manque de désir. Il est inutile de débattre de cela. On ne sera pas non plus amenés au Ciel contre notre volonté, mais lorsque nous serons condamnés à l'enfer nous irons, que nous le souhaitions ou non: ils nous saisiront et nous y jetteront.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
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dimanche 17 septembre 2017

Quinzième Dimanche après la Pentecôte




II Corinthiens 4:6-15; Matthieu. 22:35-46

Le Seigneur a offert le commandement de l'amour de Dieu et du prochain, et immédiatement Il l'a complété avec l'enseignement de Sa filiation avec Dieu et celui de Sa divinité. Pourquoi cela? Parce que l'amour véritable pour Dieu et pour les hommes n'est possible par aucun autre moyen que par l'influence de la foi en la divinité du Christ Sauveur, en ce qu'Il est le Fils de Dieu incarné.

Une telle foi suscite l'amour de Dieu, car comment peut-on pas aimer Dieu, Qui nous a tant aimé, qu'Il n'a même pas épargné Son Fils Unique, mais L'a livré pour nous? La foi amène cet amour à son plein accomplissement, ou à ce qu'il cherche, tandis que l'amour cherche une union de vie. Pour atteindre cette union, il faut surmonter le sentiment que la droiture de Dieu punit le péché, sans quoi il est terrifiant de s'approcher de Dieu. Ce sentiment est surmonté grâce à la conviction que la droiture de Dieu est satisfaite par la mort sur la Croix du Fils de Dieu. Une telle conviction vient de la foi, par conséquent, la foi ouvre le chemin de l'amour envers Dieu. C'est la première chose. Deuxièmement: la foi en la divinité du Fils de Dieu Qui S'est incarné, a souffert et a été enseveli à cause de nous, donne un exemple de l'amour du prochain, car l'amour c'est quand on donne son âme pour son bien-aimé. La foi donne aussi la force de  manifester un tel amour. Pour avoir un tel amour, il faut devenir une nouvelle personne: au lieu d'être une personne égotiste, on doit devenir une personne pleine d'abnégation. C'est seulement en Christ qu'une personne devient une nouvelle créature, mais nous ne pouvons être en Christ, que si nous nous unissons au Christ par la foi et la renaissance pleine de grâce à travers les Saints Mystères acceptés avec foi. De là il s'ensuit que toute attente par des gens sans foi, même de maintenir une bonne conduite morale est vaine. Tout se tient, il est impossible de diviser un homme. Il faut le satisfaire complètement.

Version française Claude Lopez-Ginisty
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St Theophan the Recluse
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St Herman of Alaska,
Platina, CA
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lundi 11 septembre 2017

Lundi de la Quinzième Semaine après la Pentecôte




Galates 2:11-16 ;Marc 5:24-34


La femme hémoroïsse n'eut qu'à toucher le Seigneur avec foi, et une puissance sortit du Seigneur et vint en elle: aussitôt la fontaine de son sang fut tarie. L'écoulement du sang est une image des pensées et des intentions passionnées, sans cesse jaillissant du cœur, s'il n'a pas encore été nettoyé de toute sympathie pour le péché, c'est notre maladie du péché. Elle est captée par ceux qui se sont repentis et avec zèle s'efforcent de se maintenir purs, non seulement extérieurement, mais intérieurement également. Ces gens-là voient que les mauvaises pensées viennent sans cesse du cœur, et ils s'en chagrinent et cherchent la guérison. 

Mais il n'est pas possible de trouver la guérison, en soi-même ou chez d'autres, elle vient du Seigneur, ou plus précisément, elle vient quand l'âme touche le Seigneur et que la puissance sort du Seigneur et entre dans l'âme. En d'autres termes, elle arrive lorsqu'un contact tangible avec le Seigneur se produit, ce dont témoignent une chaleur particulière et une ardeur intérieure. Quand cela arrive, dis-je, l'âme sent immédiatement qu'elle a "été guérie de son mal." C'est un grand bien, mais comment peut-il être atteint? La femme hémoroïsse se précipita vers le Seigneur et reçut la guérison: nous aussi nous devons nous précipiter vers le Seigneur, aller sans paresse par la voie étroite des efforts spirituels intérieurs et extérieurs. Tout est étroit et contraignant pour ceux qui vont en ce sens, et le Seigneur n'est pas en vue. Mais soudain voici le Seigneur. Et la joie! Le Royaume de Dieu ne vient pas sensiblement...

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
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St Herman of Alaska,
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