"Dans la confusion de notre époque,quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie,
il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères..."
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 9 octobre 2016

Seizième Dimanche après la Pentecôte





II Corinthiens 9:6-11; Luc 5:1-11

Les pêcheurs ont travaillé dur pendant toute une nuit sans rien prendre, mais quand le Seigneur est monté sur leur bateau, et, qu'après avoir prêché, Il leur commanda de jeter leur filet, ils en ont pris tant qu'ils ne pouvaient pas les sortir et le filet a éclaté. C'est une image pour tous les travaux fait sans l'aide de Dieu, et pour les travaux faits avec l'aide de Dieu. 

Quand une personne travaille, voulant réaliser quelque chose par ses seules forces, elle échoue. Quand le Seigneur s'approche d'elle, alors une bonne chose après l'autre jaillit de quelque part. Dans le sens spirituel et moral,  l'impossibilité de succès sans le Seigneur est matériellement visible: Sans moi vous ne pouvez rien faire, dit le Seigneur. Et cette loi agit en toutes choses. 

Tout comme une branche qui ne croît pas sur un arbre, non seulement ne porte pas de fruits, mais se dessèche et perd sa vie, ainsi les gens non plus ne peuvent porter des fruits de la vérité, précieux pour la vie éternelle, s'ils ne sont pas en communion vivante avec le Seigneur. 

Tout bien qu'ils pourraient avoir est seulement une apparence de bien, mais, en substance, ce bien est défectueux, comme une pomme sauvage de la forêt qui apparaît rouge, mais si vous y goûtez, elle est aigre. 

Ceci est également tangiblement clair dans un sens externe, et mondain: on lutte et on lutte, et tout cela en vain. Lorsque la bénédiction de Dieu descend, tout devient bien. Ceux qui sont attentifs envers eux-mêmes et envers les chemins de la vie connaissent ces vérités par l'expérience.
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II Corinthiens 6:1-10; Matthieu 25:14-30


La parabole des talents propose l'idée que la vie est un temps de négociation. Cela signifie qu'il est nécessaire de se hâter de profiter de ce temps comme une personne se presse à un marché pour négocier ce qu'elle peut. Même si on a seulement apporté des chaussures d'écorce, ou seulement des babioles, on ne reste pas les bras croisés, mais on s'ingénie à appeler plus d'acheteurs pour vendre ce que l'on a et puis acheter pour soi-même ce dont on a besoin. 
Quiconque ayant reçu du Seigneur la vie, ne peut dire qu'il n'a pas un seul talent: chacun a quelque chose, et pas seulement une chose; tout le monde, donc, a quelque chose avec laquelle échanger et faire un profit. Ne regarde pas autour et ne calcule pas ce que les autres ont reçu, mais regarde-toi bien toi-même et  détermine plus précisément ce qui est en toi et ce que tu peux gagner pour ce que tu as, et ensuite agis selon ce plan, sans paresse. 
Au Jugement, il ne te sera pas demandé pourquoi tu n'as pas gagné dix talents, si tu en avais un seul, et il ne te sera même pas demandé  pourquoi tu as gagné un seul talent sur ton bien, mais on te dira que tu as acquis un talent, la moitié un talent ou un dixième de sa valeur. Et la récompense ne sera pas parce que tu as reçu le talent, mais parce que tu en as acquis plus. Il n'y aura rien pour te justifier, ni la noblesse, ni la pauvreté, ni le manque d'éducation. Quand ceci n'est pas donné, il n'y aura pas question à ce sujet. Mais tu avais des mains et des pieds. Il te sera demandé, qu'as-tu gagné avec eux? Tu avais une langue, qu'as-tu gagné avec elle? De cette façon les inégalités des états terrestres seront nivelées au Jugement de Dieu.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010
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