"Dans la confusion de notre époque,quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie,
il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères..."
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mercredi 25 janvier 2017

Mercredi de la Trente-Deuxième Semaine après la Pentecôte


Pas de commentaire de saint Théophane ce jour!

SAINT THEOPHANE LE RECLUS

Même si la prière est habituelle pour nous, elle exige toujours une préparation. Qu'y a-t-il de plus fréquent pour ceux qui savent lire et écrire que de lire et d'écrireCependant, nous asseyant pour lire ou écrire, nous ne commençons pas immédiatement, mais nous nous calmons avant de commencer, au moins au point où nous pouvons lire ou écrire dans un état paisible. Ceci est d'autant plus vrai, pour la prière: la préparation pour le travail de la prière est nécessaire avant la prière, surtout quand ce que nous avons fait avant la prière est d'une nature totalement différente de la prière.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

mardi 24 janvier 2017

Mardi de la Trente-Deuxième Semaine après la Pentecôte


Ephésiens 2: 19-3: 7; Marc 11: 11-23

Le Seigneur a enlevé sa bénédiction du figuier, qui était riche en feuilles, mais qui n'avait pas de fruit, et il a séché. C'est une leçon d'action. Le figuier représente des personnes qui en apparence sont propres, mais en essence ne sont pas dignes d'approbation. Qui sont ces gens? Ce sont ceux qui parlent avec éloquence de la foi, mais qui n'ont pas cette foi - ils ne tiennent les objets de la foi que dans l'intellect. Ce sont ceux dont le comportement extérieur est bon, mais leurs sentiments et leurs dispositions sont très-mauvais, et ils ne manifestent des œuvres convenables que pour cacher leur inconvenance aux gens; Dans la mesure du possible, ils ne font pas ces travaux. Par exemple, une telle personne donne l'aumône quand quelqu'un lui demande devant les gens, mais lui demander en privé et il vous réprimander. Il va à l'église prier Dieu, prie en vue de tout le monde, et prie à la maison aussi bien, afin de ne pas mettre la honte sur lui-même devant sa maison. Mais dès qu'il est seul, il ne fait même pas le signe de la croix sur son front. Il n'a aucune idée de se tourner vers Dieu avec l'esprit et le cœur. Prions pour que Dieu ne nous permette pas d'être comme ceux-ci. Car alors nous n'échapperons pas au jugement prononcé sur le figuier.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010
+

mercredi 18 janvier 2017

Mercredi de la Trente-Quatrième semaine après la Pentecôte



Matthieu 10:16-22

Celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. Et avons-nous quelque chose à endurer? De cela personne n'est privé. L'arène de l'endurance de chacun est vaste, c'est pourquoi notre salut est à portée de main. Supporte tout jusques à la fin et tu seras sauvé. Toutefois, tu dois supporter habilement, sinon tu ne pourras pas gagner quelque chose par ton endurance. Tout d'abord, garde la sainte foi et mène une vie irréprochable selon la foi; purifie-toi immédiatement de tous les péchés qui se produisent avec la repentance. Deuxièmement, accepte tout ce que vous dois endurer comme venant de la main de Dieu, te souvenant fermement que rien n'arrive sans la volonté de Dieu. Troisièmement, rends grâces à Dieu sincèrement pour tout, croyant que tout ce qui procède du Seigneur est envoyé par Lui vers le bien de nos âmes remercions-le des épreuves, et des consolations. Quatrièmement aime l'affliction, pour son mérite de salut et cultive une grande soif d'elle, comme une boisson qui, bien amère, apporte la guérison. Cinquièmement, garde dans tes pensées que quand un malheur est arrivé, tu ne peux pas le rejeter, comme des vêtements trop justes, tu dois le supporter. Que ce soit dans un sens chrétien, ou d'une manière non-chrétienne, tu dois le supporter néanmoins, il est donc préférable de le supporter d'une manière chrétienne. Se plaindre ne vous sauvera pas du malheur, mais le rendra seulement plus lourd, tandis que l'humble soumission à la Providence de Dieu et la bonne humeur allégeront le fardeau de malheurs. En sixième lieu, rends-toi compte que tu mérites même un plus grand malheur, rends-toi compte que si le Seigneur avait voulu te traiter comme tu le méritais à juste titre, serait un tel petit malheur serait-il vraiment suffisant? Septièmement,  prie surtout, et le Seigneur miséricordieux te donnera la force d'esprit. Avec une telle force, d'autres seront émerveillés par tes malheurs qui semblent n'être rien pour toi.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010
+

mardi 17 janvier 2017

Mardi de la Trente-et-Unième Semaine après la Pentecôte




Luc 10:1-15


Y aura-t-il une semblable indulgence dans l'autre monde pour ceux qui n'acceptent pas le Seigneur comme Il a montré de l'indulgence envers ceux qui vivaient sur cette terre? Non. Envoyant les "septante" pour prêcher, le Seigneur leur avait ordonné, que, quand ils ne seraient pas reçus, ils disent à la croisée des chemins: Nous secouons contre vous la poussière même de votre ville qui s'est attachée à nos pieds; sachez cependant que le royaume de Dieu s'est approché. Autrement dit, nous n'avons besoin de rien venant de vous, ce n'est pas par intérêt que nous marchons et prêchons, mais pour la proclamation vers vous de la paix et du Royaume de Dieu. 

Si vous ne souhaitez pas recevoir ce bien, comme vous le voulez, nous continuerons [ailleurs]. Ainsi, cela fut-il ordonné pour ce temps, mais comment sera-ce à l'avenir? [...]au jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins rigoureusement que cette ville-là. Par conséquent, il est inutile pour les incroyants d'espérer en l'indulgence du Seigneur.

Tandis qu'ils sont sur la terre ils ne font que ce qu'ils veulent, mais dès que la mort vient, toute la tempête de l'ire de Dieu viendra sur eux. C'est grand malheur d'être comme les incroyants! Ils n'ont même pas la joie sur terre, parce que sans Dieu et sans le Seigneur Jésus-Christ, Sauveur et Rédempteur, même ici, tout est triste et morne; ce qui adviendra alors est impossible à décrire en mots ou à imaginer. Il leur serait plus tolérable d'être détruits, mais même cela ne leur sera pas donné.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

jeudi 12 janvier 2017

Jeudi de la trentième Semaine après la Pentecôte





Hébreux 10:35-11:7, Marc 11:27-33

Le Sauveur prouve qu'il a été envoyé du Ciel à travers le témoignage de Jean le Précurseur. Ils étaient silencieux, car il n'y avait rien à dire de contraire, mais ils ne crurent pas. Une autre fois, Il a prouvé la même chose par Ses actes, et ils ont pensé d'une manière déformée encore: [Il chasse les démons] par le prince des démons (Mt 9:34, 3:22 Mc.). Mais quand cette torsion a été prouvée tout à fait inappropriée, ils se turent à nouveau, mais néanmoins, ils ne crurent pas. 

Ainsi les incroyants ne croient pas, peu importe ce que vous dites, et comment vous prouvez de façon convaincante la vérité. Ils ne peuvent rien dire de contraire, alors que pourtant ils ne croient pas. On pourrait dire que leur esprit est paralysé, car ils raisonnent cependant de manière sensée à propos d'autres choses. 

Ce n'est que lorsque la question touche à la foi, qu'ils se troublent dans leurs concepts et leurs mots. Ils deviennent confus, quand ils présentent leurs perspectives en tant que substitut des principes de la foi donnée par Dieu. Là, leurs doutes soulèvent un tel obstacle que c'est comme une falaise abrupte. Si vous écoutez leur théorie jusques à la fin, vous verrez qu'un enfant peut comprendre que c'est une toile d'araignée, mais ils ne le voient pas.

Ô aveuglement incompréhensible! On peut expliquer l'obstination des infidèles comme ne voulant pas croire, mais d'où cela vient-il? D'où vient ce pouvoir qui fait qu'un homme sensé s'accroche consciemment  à une forme illogique de pensée? Ce sont les ténèbres. Cela ne vient-il pas du père des ténèbres?

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, 
CA
USA
2010+

mardi 10 janvier 2017

Mardi de la Trentième Semaine après la Pentecôte




Hébreux 9:8-10, 15-23; Marc 11: 11-23


   Le figuier couvert de feuilles était splendide en apparence, mais il n'a pas été honoré de l'approbation du Seigneur parce qu'il n'y avait pas de fruits sur lui, et il n'y avait pas de fruits parce qu'il n'y avait pas de pouvoir de donner des fruits en lui.

Combien de ces figuiers il y a dans le sens moral! En apparence, tout est bon, mais à l'intérieur il n'y a rien. Ils sont en bon ordre, honorables, et accomplissent tout ce qui est chrétien, mais ils n'ont pas l'esprit de vie en Jésus-Christ; ce qui est la raison pour laquelle ils ne disposent pas de fruits vivants. Et ce qui est en eux semble seulement être des fruits, mais ce n'en sont pas.

En quoi se trouve l'esprit de vie en Jésus-Christ? Pour cela, nous disons: une partie de ceci vient du Seigneur, et l'autre de nous. Ce qui vient du Seigneur est essentiellement le pouvoir spirituel de porter du fruit; ce qui vient de nous est seulement le réceptacle de ce pouvoir. Soyez plus concernés par ce dernier. La racine de tout cela, c'est le sentiment que vous périssez, et que s'il n'y avait pas le Seigneur, vous péririez. Pour cela, vous aurez un cœur brisé et humilié, dans tout ce que vous faites, tout au long de votre vie.

En outre, puisque l'avenir est inconnu, il y a beaucoup d'ennemis, et vous pouvez tomber à chaque instant, la peur et le tremblement accompagnant le salut, avec le cri incessant: " Ô Toi qui connais toutes choses, sauve-moi" Malheur à celui aussi qui se repose sur autre chose que le Seigneur; malheur à celui qui a travaillé pour autre chose que le Seigneur!

Demandez-vous, vous qui travaillez à des actes qui sont considérés comme agréables à Dieu, pour qui travaillez-vous? Si votre conscience répond hardiment: seulement pour le Seigneur-c'est bien; mais sinon, vous construisez une maison sur le sable. C'étaient quelques indications d'un esprit intérieur fertile. Vous pouvez comprendre beaucoup d'autres choses selon ces indications.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010
+

dimanche 8 janvier 2017

Jean-Claude LARCHET: Recension: Saint Théophane le Reclus, « Lettres de direction spirituelle »


Pas de commentaire ce jour!
*



Saint Théophane le Reclus, Lettres de direction spirituelle. Traduit du russe par Anne Kichilov ; introduction de Bernard Le Caro, Éditions des Syrtes, Paris, 2014, 269 p.

Les éditions des Syrtes publient sous le titre Lettres de direction spirituelle un ouvrage du célèbre évêque et ascète russe saint Théophane le Reclus (1815-1894). Il s’agit à l’origine de lettres adressées à une jeune femme de la haute société russe, à travers lesquelles saint Théophane lui a enseigné progressivement la vie spirituelle, pour laquelle elle montrait des dispositions mais dont elle n’avait pas au départ de connaissance précise. L’ensemble présentant une suite cohérente, Théophane a réécrit ses lettres pour en faire une sorte de traité d’initiation à la vie spirituelle sous forme épistolaire, d’où le titre qui lui a été donné en russe: Qu’est ce que la vie spirituelle et comment y disposer son cœur? Ce livre a eu un grand succès en Russie où il a été publié la première fois en 1878 et a connu ensuite six éditions jusqu’à la Révolution.
Saint Théophane veut tout d’abord poser des bases anthropologiques; autant avertir tout de suite le lecteur que les quinze premières lettres où elles sont exposées n’entrent pas dans le vif du sujet et peuvent même paraître fastidieuses et sans intérêt, puisqu’elle reposent sur des catégories psychologiques et physiologiques de la fin du XIXe siècle qui paraissent aujourd’hui très datées.
C’est à partir de la lettre XVI que Théophane déploie son exposé de la vie spirituelle, abordant pédagogiquement ses différentes étapes et ses divers aspects. Sont ainsi successivement traités, dans un style simple et vivant, les thèmes suivants: le vrai but de la vie présente; l’Unique nécessaire; le péché originel; le dérèglement dans la nature de l'homme; la nécessité de l'union avec Dieu; le relèvement rédempteur de l'homme tombé; le zèle spirituel; le renouveau et la purification de soi-même; l’action cachée de la grâce; la concentration intérieure; la patience et la constance; comment soutenir l'aspiration initiale; la préparation à la sainte communion; la préparation à la confession; les dispositions du cœur; le mystère du repentir et la communion; comment être en harmonie avec la volonté de Dieu; comment l’ennemi essaye de nous égarer; les différentes causes du refroidissement spirituel; le souvenir constant de Dieu; la paix intérieure; la prière sans distraction; comment faire jaillir en soi le souvenir incessant de Dieu; comment transformer le fardeau de la vie en profit spirituel; brûler d’amour pour Dieu; les passions comme obstacle à l'esprit; la lutte contre les passions; les mouvements les plus subtiles des passions; les étapes dans le développement des passions; la prière dans la lutte avec les pensées passionnées; comment purifier le cœur; comment garder l’ouïe et la vue; la lutte active contre les passions; au sujet du chant et de la musique; la solitude; la nécessité d’avoir un bon conseiller; la dépression et la peur; sur la lecture de livres spirituels et des livres séculiers; sur la froideur dans la prière; le vœu de renonciation au monde; le vœu de chasteté; l’aspiration à la vie monastique; les ruses de l'ennemi; les tentations venant des incroyants; l’obéissance aux parents; comment supporter les injustices et les fausses accusations; les anxiétés et les troubles de la fin; le repos après la tempête.
L’œuvre de Théophane est précédée d’une excellente introduction biographique de Bernard Le Caro, basée sur des documents authentiques, pour la plupart inédits en français.
La vie de saint Théophane est particulièrement intéressante.

Connu comme un ascète qui a vécu une longue période de réclusion volontaire (c’est-à-dire qu’il était enfermé dans sa cellule et ne communiquait que par lettres avec l’extérieur, comme ce fut aussi le cas des saints ascètes palestiniens saint Barsanuphe et saint Jean de Gaza), Théophane avait suivi tout le cursus des études théologiques et avait occupé divers postes importants comme professeur, inspecteur ou recteur dans l’enseignement supérieur religieux (Institut ecclésiastique de Kiev, Séminaire ecclésiastique de Novgorod, Séminaire ecclésiastique d’Olonetz, Académie ecclésiastique de Saint-Pétersbourg), avant de devenir évêque de Tambov puis de Vladimir, l’un des plus importants diocèses de Russie.
La détérioration de sa santé et aussi des désagréments dans la direction du diocèse lui donnèrent l’occasion de réaliser le désir qu’il avait depuis longtemps de quitter le monde pour mener la vie ascétique et surtout se consacrer pleinement à la rédaction et à la traduction d’ouvrages spirituels.
En 1866, alors qu’il était âgé de 52 ans, il se retira à l’ermitage de Vycha. C’est alors que commença la période de la vie la plus fructueuse de sa vie, qui dura presque vingt-huit ans et au cours de laquelle il vécut reclus.
Durant ses six premières années à Vycha, il reçut encore des visiteurs. Mais en 1872, il se retira complètement dans la solitude, cessant toute relation avec le monde extérieur, à l’exception de son père spirituel.
Chaque jour il se levait très tôt et, après avoir accompli sa règle de prière en cellule, il se rendait à sa chapelle, au même moment que la cloche sonnait pour l’office, et il y célébrait tous les offices du matin selon le typikon du monastère, puis la Divine Liturgie qu’il célébrait quotidiennement seul. La suite de la matinée était consacrée à ses travaux de rédaction, de traduction et d’édition. À deux heures de l’après-midi, il prenait son déjeuner, ne mangeant que ce qui était nécessaire au soutien de ses forces (les jours ordinaires où l’on ne jeûnait pas, il mangeait deux œufs, et dans les dernières années, il ne prenait souvent qu’un seul verre de lait avec du pain ; durant tous les carêmes, il suivait les règles prescrites, mais pendant le Grand Carême, il y avait des jours où il s’abstenait de toute nourriture). Après le repas, il se reposait un peu assis sur une chaise et s’occupait ensuite de travaux manuels, comme la sculpture de petits objets en bois ou encore la reliure de livres qu’il distribuait ensuite comme cadeaux. Assurant lui-même la diffusion de ses ouvrages, il préparait lui-même les paquets qu’il envoyait. En outre, il peignait des icônes. Le soir, il célébrait les vêpres dans sa chapelle et se préparait à la Liturgie du lendemain. Il ne dînait pas, mais prenait deux verres de thé à quatre heures de l’après-midi. Après avoir accompli sa règle de prière du soir, il s’étendait jusque tôt le matin. Le temps qui lui restait était consacré à la lecture de livres, de journaux et de périodiques, et à la réflexion sur ce qu’il devait écrire dans ses œuvres et ses lettres.
Dans ses dernières années, saint Théophane était parvenu à un tel degré de perfection, que les moines ayant accès à sa cellule remarquaient que la grâce divine l’avait rendu simple et innocent comme un enfant, et qu’elle émanait visiblement de lui sous la forme d’une joie, d’une paix et d’un amour débordant.
Durant la dernière année de sa vie terrestre (1893), saint Théophane s’affaiblit ; il eut des maux de tête qui le rendaient incapable d’écrire et il souffrit de fortes crampes aux jambes qui le contraignirent à rester alité. Il quitta ce monde le 6 janvier 1894, jour de la Théophanie et de la fête patronale de sa chapelle. Son corps resta six jours dans le cercueil, trois jours dans sa chapelle et trois jours dans l’église du monastère, sans manifester aucun signe de décomposition. La nouvelle de son trépas se répandit rapidement, et la foule afflua pour atteindre plusieurs dizaines de milliers de fidèles le jour de ses funérailles.
En 1988, l’évêque Théophane fut canonisé par le concile local de l’Église orthodoxe russe. Ses reliques se trouvent l’église de Notre Dame de Kazan de l’ermitage de Vycha.
Saint Théophane a mené une vie de réclusion moins par désir d’ascèse que dans le but de se consacrer pleinement à des travaux d’écriture et de traduction. Il pensait pouvoir par là accomplir un travail pastoral plus large que celui d’un évêque dans son diocèse.
Le résultat de ce choix de vie (qui ne fut pas toujours aisé pour lui) fut la production d’une œuvre immense.
Saint Théophane écrivit tout d’abord soixante ouvrages spirituels, dont : La voie vers le salut (1868-1869), L’ordre de la vie agréable à Dieu (1868-69), Lettres sur la vie spirituelle (1870-71), Pensées pour chaque jour de l’année sur les lectures ecclésiales de la parole de Dieu (1871), Qu’est-ce que la vie spirituelle et comment y disposer son cœur? (1878) Courtes pensées pour chaque jour de l’année, placées selon le nombre des mois (1882), Esquisse de la morale chrétienne (1891).
Saint Théophane écrivit aussi plusieurs commentaires de l’Ancien (en particulier des psaumes) et du Nouveau Testament (notamment de tous épîtres de saint Paul à l’exception de l’épître aux Hébreux).
En plus de ce travail d’exégèse, il déploya une intense activité de traduction de textes patristiques : les Catéchèses et Discours de S. Syméon le Nouveau Théologien (1877-1881), Le combat invisible de St Nicodème l’Hagiorite (1885-1887) dont il offrit une version révisée, et Les règles monastiques de S. Pacôme, S. Basile le Grand, S. Jean Cassien et S. Benoît (1892).
Le couronnement de son œuvre de traductionio fut l’édtion en russe de la Philocalie, en faisant d’autres choix de textes que ceux qu’avait faits S. Païssy Velitchkovsky (1722-1794) pour sa version slavonne.
À cette œuvre volumineuse vient s’ajouter une vaste correspondance: chaque jour, S. Théophane recevait entre vingt et quarante lettres et il répondait à toutes. Il a ainsi laissé environ 1500 lettres d’un grand intérêt spirituel.
Les écrits de saint Théophane sont fortement appuyés sur les œuvres des Pères, mais il apporte souvent une touche d’originalité. Conformément à son projet pastoral, son style et simple et ses ouvrages sont abordables par un large public.
Malheureusement peu d’entre eux sont traduites en français, en dehors de Pour garder la flamme (éditions L'Age d'Homme; actuellement épuisé), et des extraits divers (surtout de commentaires de l'Écriture) que l'on trouve sur le blog de Claude Lopez-Ginisty consacré à saint Théophane).
Cette publication constitue donc un événement qu’il faut saluer.


Jean-Claude Larchet

dimanche 1 janvier 2017

Dimanche de la 28ème Semaine après la Pentecôte

Pas de commentaire ce jour

La hâte dans la prière (Lettre 71) selon saint Théophane le Reclus

(R)



Je suppose que vous vous êtes précipités avec négligence pour  compléter votre règle de  prière, juste pour vous en débarrasser. Faites-vous une règle, à partir de maintenant, de ne jamais prier avec négligence. Rien n'est plus offensant pour Dieu que cela. Il est préférable de laisser une partie de votre règle de la prière et d'accomplir le reste avec respect et avec crainte de Dieu, que de faire la règle de la prière, et de le faire avec négligence. Il est même préférable de lire, une seule prière, ou de vous mettre à genoux et de prier avec vos propres mots, que de prier avec négligence. Si vous priez négligemment, il n'y aura pas de fruits.




Blâmez-vous sérieusement pour une telle négligence. Que cela soit clair pour vous: quiconque  prie avec ferveur et avec attention ne termine la prière sans sentir l'effet de la prière. Oh, de quelle bénédiction on se prive en se permettant la négligence dans la prière!



Version française Claude Lopez-Ginisty 
d'après
Orthodox Life
July-August 1982

dimanche 11 décembre 2016

Dimanche après L'entrée au Temple de la Mère de Dieu


L'Entrée au Temple de la Mère de Dieu tombait ce dimanche lorsque saint Théophane rédigea son commentaire (voir dimanche dernier).
*

Saint Théophane le Reclus: La vie Chrétienne


Nous devons clarifier ce point: quand et comment la vie chrétienne commence-t-elle vraiment en nous, afin de voir si nous avons en nous-mêmes le début de cette vie. Si nous ne l'avons pas, nous devons apprendre à commencer à vivre une vie chrétienne, dans la mesure où cela dépend de nous.

Si l'on se dit chrétien et que l'on appartient à l'Eglise du Christ, ce n'est pas encore un signe décisif de la vraie vie en Christ.Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. (Mt 7:21). Et tous ceux qui descendent d'Israël ne sont pas Israël (Romains 9:6). On peut être compté comme chrétien et ne pas être un chrétien. Ceci, tout le monde le sait.


La vie chrétienne commence avec l'ardeur du zèle.

Version française ClaudeLopez-Ginisty
d'après
The Path of Salvation
(La Voie du Salut)
St. Herman of Alaska Borotherhood
Etna, California, USA


lundi 24 octobre 2016

Lundi de la Dix-Neuvième Semaine après la Pentecôte






Philippiens 4:10-23; Luke 7:36-50


Comment est-il possible que bien que Simon le Pharisien révère le Seigneur et l'invite à venir chez lui, il est scandalisé quand il voit qu'Il accorde sa faveur à une femme pécheresse et l'autorise à s'approcher de Lui ? Pourquoi pense-t-il en lui-même, “s'Il était prophète,” et ainsi de suite ? Parce qu'il s'était occupé de mondanité et ignorait donc une compréhension raisonnable de la manière dont Dieu fait les choses. 

Ces deux royaumes, mondains et spirituels, ont des caractéristiques et des lois complètement différentes. Notre esprit juge tout le temps ses propres préoccupations selon les lois de ces préoccupations. Selon la réflexion du monde, il ne faut pas avoir de contact avec une femme évidemment pécheresse.

 Simon juge ainsi, en oubliant que le repentir rend chacun pur, et met les pécheurs au niveau des gens vertueux. Il croit que la femme pécheresse ne devrait pas être là, et que si le Sauveur ne la chasse pas, c'est probablement parce qu'Il ne sait pas qui elle est. 

Une autre pensée suit immédiatement celle-ci : s'Il ne sait pas qu'elle est pécheresse,  quelle sorte de prophète est-Il donc? Il ne l'a pas dit en paroles, mais il l'a seulement pensé, bien qu'il n'y ait eu aucun changement dans son  apparence extérieure. 

Mais le Seigneur a vu son coeur et l'a corrigé en conséquence. Il lui a suggéré que les pécheurs ont aussi une place à côté de Lui, et que la femme pécheresse qui s'est unie à Lui dans son coeur, l'a révérée plus que ne l'a fait Simon, qui l'a honoré avec de la nourriture seulement. Les aspects extérieurs mènent une personne à un sentiment de satisfaction de soi désagréable au Seigneur, pendant que les choses intérieures préservent toujours un sentiment d'absence de mérite devant le visage du Seigneur omniscient.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

dimanche 9 octobre 2016

Seizième Dimanche après la Pentecôte





II Corinthiens 9:6-11; Luc 5:1-11

Les pêcheurs ont travaillé dur pendant toute une nuit sans rien prendre, mais quand le Seigneur est monté sur leur bateau, et, qu'après avoir prêché, Il leur commanda de jeter leur filet, ils en ont pris tant qu'ils ne pouvaient pas les sortir et le filet a éclaté. C'est une image pour tous les travaux fait sans l'aide de Dieu, et pour les travaux faits avec l'aide de Dieu. 

Quand une personne travaille, voulant réaliser quelque chose par ses seules forces, elle échoue. Quand le Seigneur s'approche d'elle, alors une bonne chose après l'autre jaillit de quelque part. Dans le sens spirituel et moral,  l'impossibilité de succès sans le Seigneur est matériellement visible: Sans moi vous ne pouvez rien faire, dit le Seigneur. Et cette loi agit en toutes choses. 

Tout comme une branche qui ne croît pas sur un arbre, non seulement ne porte pas de fruits, mais se dessèche et perd sa vie, ainsi les gens non plus ne peuvent porter des fruits de la vérité, précieux pour la vie éternelle, s'ils ne sont pas en communion vivante avec le Seigneur. 

Tout bien qu'ils pourraient avoir est seulement une apparence de bien, mais, en substance, ce bien est défectueux, comme une pomme sauvage de la forêt qui apparaît rouge, mais si vous y goûtez, elle est aigre. 

Ceci est également tangiblement clair dans un sens externe, et mondain: on lutte et on lutte, et tout cela en vain. Lorsque la bénédiction de Dieu descend, tout devient bien. Ceux qui sont attentifs envers eux-mêmes et envers les chemins de la vie connaissent ces vérités par l'expérience.
*

II Corinthiens 6:1-10; Matthieu 25:14-30


La parabole des talents propose l'idée que la vie est un temps de négociation. Cela signifie qu'il est nécessaire de se hâter de profiter de ce temps comme une personne se presse à un marché pour négocier ce qu'elle peut. Même si on a seulement apporté des chaussures d'écorce, ou seulement des babioles, on ne reste pas les bras croisés, mais on s'ingénie à appeler plus d'acheteurs pour vendre ce que l'on a et puis acheter pour soi-même ce dont on a besoin. 
Quiconque ayant reçu du Seigneur la vie, ne peut dire qu'il n'a pas un seul talent: chacun a quelque chose, et pas seulement une chose; tout le monde, donc, a quelque chose avec laquelle échanger et faire un profit. Ne regarde pas autour et ne calcule pas ce que les autres ont reçu, mais regarde-toi bien toi-même et  détermine plus précisément ce qui est en toi et ce que tu peux gagner pour ce que tu as, et ensuite agis selon ce plan, sans paresse. 
Au Jugement, il ne te sera pas demandé pourquoi tu n'as pas gagné dix talents, si tu en avais un seul, et il ne te sera même pas demandé  pourquoi tu as gagné un seul talent sur ton bien, mais on te dira que tu as acquis un talent, la moitié un talent ou un dixième de sa valeur. Et la récompense ne sera pas parce que tu as reçu le talent, mais parce que tu en as acquis plus. Il n'y aura rien pour te justifier, ni la noblesse, ni la pauvreté, ni le manque d'éducation. Quand ceci n'est pas donné, il n'y aura pas question à ce sujet. Mais tu avais des mains et des pieds. Il te sera demandé, qu'as-tu gagné avec eux? Tu avais une langue, qu'as-tu gagné avec elle? De cette façon les inégalités des états terrestres seront nivelées au Jugement de Dieu.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010
+

samedi 8 octobre 2016

Samedi de la Seizième Semaine après la Pentecôte




I Corinthiens 15:39-45 et Luc 4:31-36

Si vous ne croyez pas ce que Je Suis, vous mourrez dans vos péchés (Jean 8:24). Il n'y a aucun autre Nom sous le Ciel, donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés (Actes 4:12). Nous devons recevoir le pardon des péchés, mais il n'y a aucun moyen de le recevoir autrement que par la foi au Fils de Dieu, crucifié dans la chair pour notre salut, à la condition que nous ne désirions pas nous complaire dans des habitudes et des actes de péché; car lorsque nous avons péché, nous n'avons que Lui comme intercesseur devant le Père. 

Celui qui donne sa parole de s'abstenir de péchés doit accepter l'aide de la grâce du Très Saint Esprit; mais cette grâce est descendue sur terre après que le Seigneur soit monté pour siéger à la droite de Dieu le Père, et n'est donnée qu'à ceux qui croient en cette merveilleuse économie de notre salut, et qui approchent les Mystères divins avec cette foi-mystères qui ont été établis dans la Sainte Église du Seigneur par les Apôtres. 

Ainsi, celui qui ne croit pas en Dieu tel qu'Il est, ne peut pas être purifié des péchés. Parce qu'il n'a pas été lavé de ses fautes, il mourra en eux, et il sera jugé par eux en fonction de leur poids. 

Lorsque vous voulez faire à quelqu'un du bien qui ait une valeur éternelle,  guidez-le dans la foi véritable dans le Seigneur, ne permettant pas de philosopher ou d'hésiter. 

Ceux qui, directement ou indirectement perturbent la foi dans le Seigneur doivent être considérés comme d'éternels malfaiteurs, car ils causent un mal que rien ne peut corriger, et sa puissance s'étend à toute l'éternité. Leur ignorance ne les justifie pas, car comment peut-on ne pas savoir la vérité qui est connue dans le monde entier? Leurs croyances opposées ne les justifient pas, car si vous commenciez seulement à strictement les tester, vous ébranleriez immédiatement leur force; une personne ne peut pas compter sur autre chose que la foi dans le Seigneur. 

Ceux qui n'ont pas dûment examiné les fondations, la foi, et les enseignements auxquels ils adhèrent, s'égarent dans la foi. Une étude exacte des conditions du salut conduira à la conviction qu'elle ne peuvent être atteintes que grâce à Dieu incarné, Qui est mort sur la Croix, et Qui a envoyé l'Esprit Saint sur la terre. C'est en cela que réside l'essence de la foi chrétienne. Celui qui croit sincèrement de cette manière ne mourra pas dans ses péchés, car il porte en lui la puissance qui apporte le pardon. 

L'incroyant est déjà condamné, car il porte en lui-même cette condamnation.

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1 Corinthiens 14:20-25; Matthieu 25:1-13

La parabole des dix vierges est lue. Saint Macaire dépeint ainsi la signification de celle-ci: "Les cinq vierges sages, dans la sobriété, se hâtent vers ce qui était inhabituel dans leur nature, de prendre de l'huile dans le récipient de leur cœur, c'est-à-dire que la grâce de l'Esprit accordée d'en haut, pouvait entrer avec l'Epoux céleste dans la chambre nuptiale. 

Les autres vierges folles, en restant dans leur propre nature, ne sont pas devenues sobres, elles n'ont pas essayé alors qu'elles étaient encore dans la chair de prendre en leurs vases une huile de joie, mais en raison de la négligence ou de l'auto-suffisance de leur vertu, elles se sont abandonnées au sommeil. Pour cette raison, elles ne furent pas admises dans la chambre nuptiale du Royaume, et elles furent incapables de plaire à l'Epoux Céleste. 

Retenues par des liens terrestres et par un prétendu amour terrestre, elles n'ont pas consacré tout leur amour et toute leur dévotion à l'Epoux Céleste, et n'ont pas apporté d'huile. Tandis que les âmes qui ont cherché le don sacré de l'Esprit,  inhabituel à leur nature, sont attachées au Seigneur de tout leur amour, elles cheminent avec Lui, se détournent de tout, concentrent leurs prières et leurs pensées vers Lui, et sont dignes de recevoir l'huile de la grâce céleste. 

Les âmes qui restent dans leur nature, avec leurs pensées de la terre, ne pensent qu'à la terre, et leur esprit demeure sur la terre. Elles pensent appartenir à l'Epoux et sont ornées des justifications de la chair, mais n'ayant pas reçu de l'huile de le joie, elles n'ont pas été régénérées par l'Esprit d'en haut (Discours 4:6) ".


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010
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vendredi 19 août 2016

Vendredi de la Neuvième Semaine après la Pentecôte



I Corinthiens 14:26-40; Matthieu 21:12-14, 17-20


Ma maison sera appelée maison de prière; mais vous en avez fait une caverne de voleurs. Chacun sait que l'église appelle à la révérence, au recueillement des pensées, à une réflexion profonde au sujet de Dieu, et à agir en présence de Dieu, mais qui remplit cette tâche? Les gens vont à l'église avec un désir de prier, de se tenir en elle pendant un moment avec une chaleureuse ferveur, mais alors les pensées commencent à vagabonder, et la négociation commence dans la tête encore plus fort que ce que le Seigneur trouva dans le temple de Jérusalem. 
Pourquoi en est-il ainsi? Parce que la façon dont on se tient à l'église est un reflet de toute sa vie. Les gens se comportent donc à l'église comme ils vivent. Une église influence et supporte quelque peu les mouvements spirituels, mais alors le cours habituel de notre constitution spirituelle prend le relais. Par conséquent, si tu veux que ton temps dans l'église pour se compose de digne station  debout devant la Face du Seigneur, prépare-toi pour cela dans ta vie ordinaire; marche, autant que tu le peux, dans un état d'esprit priant. Ce travail t'amènera au point que dans l'église, tu te tiendras aussi religieusement tous le temps. Cette révérence t'incitera à être respectueux dans ta vie ordinaire également. Ainsi tu pourras cheminer toujours plus haut. Dis: "Ô Seigneur, aide-moi" et commence à le faire!


Transfiguration du Seigneur



II Corinthiens 7:10-16; Marc 2:18-22



A la Transfiguration une voix du Ciel dit seulement écoutez-Le (Matthieu 17:5). Pourquoi est-ce ainsi? Parce que le fruit de l'obéissance leur était montré. C'était comme si le Père céleste disait: Voulez-vous atteindre ceci? Ecoutez ce qu'Il va proposer et vous commander. Si vous allez sur Son chemin, vous entrerez sans aucun doute dans le royaume de la lumière, qui vous saisira non pas de l'extérieur, mais qui viendra de l'intérieur, et vous maintiendra toujours dans un état dans lequel l'ensemble de vos os clamera: il est bon pour nous d'être ainsi. 
Vous serez comblés de la lumière de la joie, la lumière de la bonne volonté, la lumière de la connaissance; toutes les tribulations passeront, la dissonance des passions disparaîtra, le mensonge et l'illusion se disperseront. Sur la terre, vous deviendrez célestes; parmi ceux qui sont nés de la terre, vous deviendrez nés de Dieu; du milieu de ceux qui périssent, vous deviendrez éternellement bénis. Alors tout sera vôtre, parce que vous appartiendrez au Christ. Celui qui aime le Seigneur Christ, est aimé du Père céleste, et tous deux viennent à lui et font leur demeure en lui. C'est la lumière de la Transfiguration!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010
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jeudi 18 août 2016

Jeudi de la Neuvième Semaine après la Pentecôte


Commentaire quotidien de l\

I Corinthiens 14:6-19; Matthieu 20:17-28


Le christianisme satisfait pleinement notre effort de supériorité, mais comment? Grâce à une méthode totalement opposée à celle utilisée dans le monde. Veux-tu être le premier? Sois le serviteur de tout le monde, c'est-à-dire, sois le dernier de tous, et cela est tout aussi essentiel, car c'est harmoniser ta vie et ta disposition à l'exemple du Seigneur Christ. Le Seigneur dit: Le Fils de l'Homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup. Le Seigneur sert, lave même les pieds de Ses disciples; il n'est pas nécessaire, par conséquent, d'avoir honte de servir quelqu'un. Sers toutefois, et avec ce que tu peux, il y a des occasions à chaque étape du chemin: nourris qui a faim, vêts qui est nu, amène un étranger dans ta maison, visite quelqu'un qui est malade, et même soigne-le, et ne refuse pas toute autre aide à ceux qui la demandent. Ne sers pas le seul corps, mais aussi l'âme: donne compréhension, conseils, signale un bon livre, console, soutiens. Une parole est aussi un moyen puissant pour aider; une âme en surgit, et aide une autre en se joignant à lui.



Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
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