"Dans la confusion de notre époque,quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie,
il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères..."
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

samedi 9 janvier 2021

Samedi de la Trente-et-Unième Semaine après la Pentecôte



Colossiens 1:3-6; Luc 16:10-15


Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. Un cœur divisé et une pensée divisée rendent une personne inapte pour quoi que ce soit; car un homme irrésolu est instable dans toutes ses voies (Jacques 1:8). Soit il ne fait rien, ou il le fait et refait, c'est-à-dire, il construit d'une main et détruit de l'autre. 
La source d'une vie véritablement agréable à Dieu est la ferme résolution de plaire à Dieu en toutes choses. Cette résolution dirige toutes les pensées d'une personne, tous ses désirs et sentiments vers une seule chose, unissant ainsi ses [pouvoirs]intérieurs, il le rend fort de faire des actes, ce qui amène l'unité dans l'ensemble de ses activités en leur apportant un caractère unique. De tels actes sont très fructueux, parce qu'ils sont pleins de la vraie vie. D'où viennent l'inertie, l'immobilisme et l'inutilité des actes? De l'inertie intérieure et l'inertie intérieure vient de la division intérieure. Un seul but n'est pas reconnu ou établi comme loi de la vie, et les actes sont effectués au hasard. Par conséquent, un acte va dans une direction, un autre va dans une autre direction, et l'édifice de la vie n'est jamais construit.
Choisissez un objectif et consacrez-lui votre vie. Le véritable et principal objectif est indiqué par la nature divine de l'homme, c'est une communication vivante avec Dieu. Dirigez aussi vers ce but tous les principales buts personnels, scientifiques, mondains, civiques, commerciaux, officiels, et les objectifs gouvernementaux. Si tout le monde dans la société s'en tenait à ce principe, il y aurait une direction générale pour la société, et un seul esprit emplirait tout le monde.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

vendredi 8 janvier 2021

Pas de commentaire ce jour! ST. THÉOPHANE LE RECLUS: LETTRES SUR LE JUGEMENT DERNIE




La mort et le jugement

La vie est courte. Une heure, une autre, puis la mort. Donnez un compte-rendu ! Et nous ne pouvons pas dire que nous avons oublié de tenir un registre, car tous nos actes sont là. Ils attendent qu'on nous les lise et qu'on nous punisse... qu'il en soit vraiment ainsi et que nous n'ayons rien à dire à ce sujet, aucune justification. Ils seront vérifiés par la loi et la sentence sera prononcée... Si seulement ce n'était que pour quelques années ! Mais là, c'est pour toujours. Malheur à nous ! Mais nous n'avons pas envie d'avoir des remords ! Et nous ne voulons pas abandonner nos péchés... Comment est-ce possible ?! Que Ta volonté soit faite, Seigneur, Toi Qui sais toutes choses, et sauve-moi!

Soyez en bonne santé et heureux. Votre intercesseur priant,

L'évêque Théophane, le 10 décembre 1874


Le Jugement Dernier


Il y a eu tellement de prédictions que la fin des temps approche à grands pas. Et rien de tout cela ne s'est réalisé. Le Sauveur a dit que personne ne connait l'heure. Il ne sert donc à rien de deviner ou d'être dérangé par les suppositions des autres. Qu'il y aura une seconde venue (Parousie), nous n'en doutons pas. Et nous ne doutons pas non plus qu'elle arrivera soudainement de façon inattendue, malgré tous les signes avant-coureurs. Nous n'avons qu'à attendre sans cesse le Seigneur et à nous préparer pour la rencontre, sans deviner l'heure.

* * *

Seigneur, aide-nous à passer cette année dans la crainte de Dieu. Est-ce que c'est ce dont tu rêvais ?! Rien ne soutient la crainte de Dieu avec autant de force que le souvenir du Jugement dernier. Il n'est pas nécessaire de céder à l'esprit de découragement à ce sujet. Nous devrions seulement regarder attentivement autour de nous, et ce qui n'est pas agréable à Dieu devrait être immédiatement enlevé, et si nécessaire, purifié par la confession. Alors, confiant tout à la miséricorde de Dieu, il ne nous reste plus qu'à être de bonne humeur. Le Seigneur au Jugement dernier ne sera pas seulement comme s'il nous jugeait, mais aussi comme s'il nous justifiait tous. Et Il justifiera tout s'il y a au moins une petite possibilité de le faire.


13 janvier 1873


Comment nous justifierons-nous au Jugement dernier ?


"Vous n'avez rien pour vous justifier au Jugement dernier... aucune (bonne) action." Ne pensez même pas à vous justifier par vos actes. La justification dépend complètement de la mort du Seigneur sur la Croix. Mais il y a des questions secondaires, qui sont aussi comme des conditions... et bien qu'on ne puisse pas les imaginer parfaitement, on peut sincèrement vouloir les chercher - imaginer un certain succès... faisable, mais en fonction de nos forces... J'ai donné à Varvara Alexandrovna une tâche - décider en quoi consiste une "bonne défense" devant le tribunal de Christ, pour laquelle nous prions à l'ecténie... et de m'écrire une réponse. Eh bien, vous deviez aussi écrire une réponse. J'attendrai votre réponse. Mais j'ai instruit Varvara Alexandrovna : Même si elle ne peut pas le décider dans une vie... laissez-la au moins y penser tous les jours et toutes les heures.

Et que t'écrirai-je ? "Décide, et tout de suite."


Géhenne


Comment se fait-il que les saints Pères soient reconnaissants pour la géhenne ?! C'est une grande bénédiction que le Seigneur nous a révélée au sujet de la géhenne. Si nous savions qu'il y a une géhenne et que nous vivons encore si négligemment, comment vivrions-nous si nous ne le savions pas ? Maintenant, certains pécheront sans discontinuer, et puis ils y penseront.

Le cimetière

Le cimetière ! Pourquoi tant d'histoires à ce sujet ? Peu importe où nous sommes enterrés. Quel avantage l'âme tire-t-elle de son lieu d'inhumation ?

Rappelez-vous le vieil adage qui dit qu'une fois que nous avons quitté l'église... S'il y a un problème avec l'âme, on ne pourra pas le régler par des funérailles.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après



Icône de saint Théophane le Reclus/ Monastère de Pervijze
(Flandres)

Pas de Commentaire ce jour!

 


jeudi 7 janvier 2021

Nativité de notre Seigneur Jésus-Christ




*



La Nativité du Seigneur: 
Galates 4:4-7; Matthieu 2:1-12


Gloire à Toi, ô Seigneur! Encore une fois, nous saluons les lumineux jours attendus de la Nativité du Christ. Soyons joyeux et réjouissons-nous. Afin d'élever nos festivités à un niveau supérieur en ces jours, la Sainte Église a intentionnellement mis en place un jeûne qui les précède, un certain obstacle, de sorte que lorsque nous entrons dans la période des fêtes, nous puissions nous sentir comme libérés. 


Néanmoins, l'Église ne désire en aucune façon que nous nous adonnions à des délices purement sensuelles et à des plaisirs purement charnels. Puisque que l'Église a depuis les temps anciens appelé ces jours sviatki, ou "jours saints", ces jours-ci exigent que notre fête soit sainte, car ils sont saints. 


Afin que ceux qui se réjouissent ne puissent pas l'oublier, l'Église a placé une petite hymne sur nos lèvres pour glorifier le Christ né, chant par lequel la chair est sobre et l'âme s'élève, montrant quelles occupations sont propres à ces jours. Cette hymne dit: "Le Christ est né, glorifiez-Le", et ainsi de suite. 


Glorifiez le Christ; glorifiez-Le, de sorte que par cette glorification le cœur et l'âme exultent, et réduisent au silence toute envie de divers autres actes et occupations qui pourraient promettre certaines consolations. Glorifier le Christ ne signifie pas l'élaboration de longues hymnes de louanges au Christ. Mais si, au moment de contempler ou d'entendre parler de la naissance du Christ Sauveur, vous clamez involontairement des profondeurs de votre âme, "Gloire à Toi, ô Seigneur, que le Christ soit né!"-Cela est suffisant. Ce sera une hymne calme venant du cœur, qui atteint néanmoins les Cieux et atteint Dieu Lui-même. Répétez un peu plus clairement pour vous ce que le Seigneur a fait pour nous, et vous verrez comment cette exclamation est alors naturelle. Afin que cela soit plus facile pour nous, nous allons comparer cela à l'histoire suivante.

Un roi promit la liberté à un homme qui avait été emprisonné dans un cachot et lié avec des chaînes. Le prisonnier attend un jour, puis un autre, puis des mois et des années. Il ne voit pas l'accomplissement de la promesse, mais ne perd pas espoir, et il croit à la parole du roi. Enfin, il voit des signes que ce sera pour bientôt, son attention augmente… Il entend un bruit, quelqu'un approche avec des paroles joyeuses. Maintenant, les serrures s'ouvrent et le libérateur entre. "Gloire à Toi, ô Seigneur!" crie involontairement le prisonnier. "La fin de mon emprisonnement est arrivée, et bientôt je verrai le monde de Dieu!" Ou cette autre anecdote: Un malade est couvert de blessures et paralysé dans tous ses membres. Il a essayé tous les médicaments et  différents médecins. Son endurance est épuisée, et il est prêt à se livrer au désespoir. On lui dit: "Il y a un médecin très compétent qui guérit tout le monde de ces maladies-mêmes que vous avez. Nous lui avons demandé de venir, et il a promis de le faire." Le patient les croit, pleure dans l'espérance, et attend celui promis… Passe une heure, puis une autre, et son âme est tourmentée d'inquiétude. Enfin, le soir, quelqu'un arrive... La porte s'ouvre, et celui qui était désiré entre... "Gloire à Toi, ô Seigneur!" crie le malade.

Voici un autre exemple. Un orage plane dans le ciel, et sur la face de la terre couverte de ténèbres. Le tonnerre ébranle les fondements de la montagne et des éclairs déchirent le ciel d'un bout à l'autre. Tous sont dans la peur, comme si la fin du monde était arrivée. Quand le tonnerre passe et que le ciel s'éclaircit, tout le monde respire librement, en disant: "Gloire à Toi, ô Seigneur!"

Rapportez ces exemples à vous-mêmes, et vous verrez toute notre histoire en eux. Les nuages menaçants de la colère de Dieu étaient sur nous. Le Seigneur est venu, le pacificateur, et Il a dispersé ce nuage. Nous étions couverts de blessures des péchés et des passions; le guérisseur des âmes et des corps est venu et Il nous a guéris. Nous avons été liés par les chaînes de l'esclavage; le libérateur est venu et a ouvert nos fers. Rapportez tous ces exemples au plus près de votre cœur et assimilez-les avec vos sens, et vous ne serez pas en mesure de vous empêcher de clamer: "Gloire à Toi, ô Seigneur, que le Christ soit né!"

Je ne vais pas essayer de vous transmettre cette joie par des mots, elle est inaccessible par les mots. L'œuvre que le Seigneur Qui est né a forgée, touche chacun d'entre nous. Ceux qui entrent en communion avec Lui reçoivent de Lui la liberté, la guérison et la paix, ils possèdent tout cela et goûtent à Sa douceur. Il n'y a aucune raison de dire "réjouissez-vous" à ceux qui vivent cela en eux-mêmes, car ils ne peuvent s'empêcher de se réjouir, mais à ceux qui n'en ont pas l'expérience, pourquoi dire "réjouissez-vous"? Ils ne peuvent pas se réjouir. Peu importe combien vous dites "réjouissez-vous" à quelqu'un qui est pieds et poings liés, il ne se réjouira pas. D'où peut venir la joie de la guérison à celui qui est couvert des blessures des péchés? Comment celui qui est menacé par la foudre de l'ire de Dieu peut-il respirer librement? Vous ne pouvez lui dire: "Va vers le nouveau-né enveloppé de langes dans la crèche, et demande-Lui la délivrance par de tous les maux qui t'affligent, car cet enfant, le Christ, est le Sauveur du monde."

Je voudrais voir tout le monde se réjouir de cette joie même, et ne pas vouloir connaître toute autre joie, mais tout ce qui vient d'Israël, n'est pas IsraëlMon âme hait vos nouvelles lunes et vos fêtes; Elles me sont à charge; Je suis las de les supporter.(Isaïe 1:14)! En vérité, beaucoup de nos festivités sociales sont vraiment des abominations païennes, c'est-à-dire que certaines d'entre elles nous sont transmises directement à partir du monde païen, tandis que d'autres, si elles apparaissent plus tard dans le temps, sont pénétrées de l'esprit du paganisme. Et elles surgissent comme d'un fait exprès en grande quantité pour les fêtes de Noël et de Pâques. En se faisant prendre en elles, nous donnons au prince de ce monde, notre bourreau, l'ennemi de Dieu, une excuse pour dire à Dieu: "Qu'as-tu fait pour moi avec Ta Nativité et Ta Résurrection? Ils viennent tous à moi" Mais que les paroles du Psaume cinquante soient répétées plus souvent dans la profondeur de nos cœurs: J'ai péché contre toi seul, Et j'ai fait ce qui est mal à tes yeux, En sorte que tu seras juste dans ta sentence, Sans reproche dans ton jugement. (Psaume 50:4). Peu importe combien vous dites à ces gens d'arrêter, ils ferment leurs oreilles et n'y prêtent pas attention; ils amènent ces beaux jours de la fête à une telle extrémité que le Seigneur est obligé de détourner les yeux de nous et de dire...

Nous sommes intéressés par l'Europe éclairée. Oui, les abominations du paganisme qui ont été chassées du monde ont d'abord été restaurées là-bas, elles nous viennent de là-bas. Après avoir respiré le poison infernal, on court comme des fous, nous oubliant nous-mêmes. Mais rappelons-nous l'année de 1812, pourquoi les Français sont-ils venus jusques à nous alors? Dieu les a envoyés pour effacer tout le mal que nous avions appris d'eux. La Russie se repentit alors, et Dieu a eu pitié d'elle. Mais maintenant il semble que nous avons oublié cette leçon. Si nous reprenions nos sens, bien sûr, rien ne se passera. Mais si nous n'arrivons pas à reprendre nos sens, qui sait? Peut-être que le Seigneur enverra à nouveau des enseignants similaires, afin qu'ils nous fassent revenir à nos sens et nous mettent sur la voie de la correction. Telle est la loi de la justice de Dieu: guérir quelqu'un du péché par la chose qui l'a incité à le commettre. Ce ne sont pas de vaines paroles, mais une question qui a été confirmé par la voix de l'Église. Sachez, vous orthodoxes, qu'on ne se moque pas de Dieu, et sachez, vous qui êtes joyeux et vous réjouissez en ces jours avec crainte. Illuminez la fête lumineuse avec des actes, des occupations, et des festivités lumineux, de sorte que tous ceux qui nous regardent diront: "Ils ont des jours saints, et non des jeux sauvages comme les fêtards injustes qui ne connaissent pas Dieu.

[*] Saint Théophane forge le mot oborotnichestvo, (du mot oborotni, qui signifie "loup-garou") ici, il se réfère à un spectacle étrange en Russie pendant les vacances de Noël qui ressemble au Halloween d'Amérique. Les jeunes gens s'habillent comme des animaux féroces, comme des loups et des ours, et font des farces. L'utilisation de ce mot implique également que cette pratique est quelque chose qui appartient à l'univers des sorcières et des sorciers.
Le Samedi
Colossiens 1:3-6; Luc 16:10-15

Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. Un cœur divisé et une pensée divisée rendent une personne inapte pour quoi que ce soit; car un homme irrésolu est instable dans toutes ses voies(Jacques 1:8). Soit il ne fait rien, ou il le fait et refait, c'est-à-dire, il construit d'une main et détruit de l'autre. 
La source d'une vie véritablement agréable à Dieu est la ferme résolution de plaire à Dieu en toutes choses. Cette résolution dirige toutes les pensées d'une personne, tous ses désirs et sentiments vers une seule chose, unissant ainsi ses [pouvoirs]intérieurs, il le rend fort de faire des actes, ce qui amène l'unité dans l'ensemble de ses activités en leur apportant un caractère unique. De tels actes sont très fructueux, parce qu'ils sont pleins de la vraie vie. D'où viennent l'inertie, l'immobilisme et l'inutilité des actes? De l'inertie intérieure et l'inertie intérieure vient de la division intérieure. Un seul but n'est pas reconnu ou établi comme loi de la vie, et les actes sont effectués au hasard. Par conséquent, un acte va dans une direction, un autre va dans une autre direction, et l'édifice de la vie n'est jamais construit.
Choisissez un objectif et consacrez-lui votre vie. Le véritable et principal objectif est indiqué par la nature divine de l'homme, c'est une communication vivante avec Dieu. Dirigez aussi vers ce but tous les principales buts personnels, scientifiques, mondains, civiques, commerciaux, officiels, et les objectifs gouvernementaux. Si tout le monde dans la société s'en tenait à ce principe, il y aurait une direction générale pour la société, et un seul esprit emplirait tout le monde.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

mercredi 6 janvier 2021

Comment assister aux Offices

Comment assister aux Offices
Ne soyez pas tentés de vous laisser aller à ne pas venir à l'église au début de l'office, ou de partir avant qu'il ne soit fini. Rappelez-vous que chaque office est une unité complète et qu'il ne peut fournir ses bienfaits pleinement que dans son intégralité. Tout comme la nourriture n'est savoureuse que si elle est complètement assaisonnée, de même l'office ne peut satisfaire pleinement le goût spirituel que quand il est entendu dans son intégralité. Ainsi, celui qui manque le début, ou ne reste pas jusques à la fin, oeuvre certes, mais il se prive du fruit de son travail, il crée d'une main et détruit de l'autre.

En outre, il faut aller à l'église sans être distrait. Car, il est toujours possible que l'on puisse aller à l'église d'une manière qui n'est pas  digne de louange, mais plutôt de  condamnation, c'est-à-dire, que l'on y va, et que l'on n'en reçoit aucun bénéfice spirituel. 

En approchant de l'église, on doit laisser de côté tout le soin et le souci de ses affaires sur le seuil, pour entrer avec un esprit serein. Entrant dans l'église, on doit se revêtir de révérence comme d'un vêtement, se souvenant de Ceux vers Qui nous venons et à Qui nous avons l'intention d'adresser nos prières. Après avoir gagné notre place dans l'église (au même endroit à chaque fois, c'est l'idéal), on doit rassembler ses pensées et  se tenir mentalement devant la Face du Dieu omniprésent, en Lui offrant un culte respectueux de corps et d'esprit, avec un coeur contrit, dans une humble vénération. 

Après cela, vous devez suivre, sans pensées errantes, tout ce qui se passe - ce qui est chanté et lu dans l'église - tout jusques à la fin de l'office. C'est tout! De cette façon, nous ne vous ennuierons pas à l'église, regardant çà et là et commençant des conversations, et nous ne serons pas là, à souhaiter que l'office soit bientôt fini. Au lieu de cela, en passant d'un sentiment de prière à l'autre et d'une pensée respectueuse à l'autre, nous serons semblables à ceux qui, dans un jardin parfumé, se déplacent d'un groupe de fleurs à l'autre.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

mardi 5 janvier 2021

Mardi de la Trente et Unième Semaine après la Pentecôte


Hébreux 12:25-26, 13:22-25, Marc 10:2-12


Ce que Dieu a uni, que nul homme ne le sépare. Par ces paroles, le Seigneur affirme l'intégrité du mariage, un seul motif légal de divorce est indiqué, l'infidélité d'un conjoint. 

Mais que doit-on faire si on découvre une telle chose? Etre patient. Nous avons un commandement universel à porter les fardeaux les uns des autres; d'autant plus volontiers devraient le faire les conjoints, et l'accomplir avec respect d'un commun accord. Le refus d'être patient entraîne quelques désagréments hors de proportion, et les bagatelles s'entassent dans un mur de séparation. Pourquoi l'esprit nous a-t-il été donné? Pour aplanir le chemin de la vie. La sagesse trouvera une solution aux désagréments que l'on rencontre. En raison du manque de sagesse terrestre, cela ne fonctionne pas; encore plus en raison d'une réticence à réfléchir correctement à l'état des choses, et plus encore du fait de ne pas avoir de but autre dans la vie que le plaisir. 

Les plaisirs cessent, la satisfaction des uns avec les autres cesse; cela continue jusques au divorce. Plus les objectifs de la vie sont dépréciés, plus les divorces deviennent fréquents, d'une part, et d'autre part plus augmente la cohabitation temporaire illégale. La source de ce mal réside dans les vues matérialistes du monde et de la vie.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

lundi 4 janvier 2021

Lundi de la Trente-et-Unième Semaine après la Pentecôte



Hébreux 11:17-23, 27-31; Marc 9:42-10:1


Tout homme doit être salé par le feu, et tous les sacrifices doivent être salés au sel. Avant cela, le Seigneur a dit que l'on doit être préparé pour toutes sortes de sacrifices et tous les actes d'abnégation, afin de se tenir sur le bon chemin. Bien que ces sacrifices nous soient chers, comme nos propres yeux, ou indispensables comme notre droite, nous devons les offrir sans hésiter un seul instant, car si nous faisons à contre cœur un tel sacrifice, et que nous nous éloignions à cause de cela de la bonne voie pour aller vers le mal, nous serons forcés de souffrir éternellement dans la vie future. 

Ainsi, offrez un sacrifice douloureux et triste ici-bas, pour éviter les tourments là-bas. Sans purification par le feu ici-bas, on ne peut pas être sauvé du feu éternel. Tous ceux qui désirent être sauvés doivent être salés par le feu, et passer par la purification du feu. Chacun d'entre nous, par la loi de notre création, nous devons nous offrir en sacrifice à Dieu, mais chacun de nous est impur. Cela signifie que nous devons nous purifier, de sorte que de nous se fera un sacrifice agréable à Dieu. 

Mais si vous commencez à vous purifier, à déraciner les passions de votre âme, cela sera douloureux, comme d'être consumés par le feu. Cette opération  intérieure d'auto-épuration est comme le fonctionnement du feu purificateur pour le métal. 

Le métal est sans sentiment. Si vous deviez donner lui le sentiment, il sentirait la purification et la combustion simultanément. La même chose se produit chez une personne qui se purifie. Au cours de cette opération, elle est comme brûlée par le feu. Le feu purificateur passe par toutes les parties de son corps comme le sel pénètre dans un corps qui conservé par le sel. Et seul celui qui se soumet à cette opération est vraiment un sacrifice agréable à Dieu, c'est pourquoi il est nécessaire que chacun soit salé par le feu, comme dans l'Ancien Testament, où tous les sacrifices était salés avant d'être offerts comme holocauste.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

dimanche 3 janvier 2021

Pas de Commentaire ce jour!

 Pas de commentaire de l'Ecriture!


L'art et la science de la prière (Lettre 15)



Vous écrivez que vous avez prié avec ferveur et tout de suite vous étiez calmé, recevant l'assurance intérieure que vous seriez libéré de l'oppression, et alors, en effet, il en fut ainsi...

Rappelez-vous comment vous avez prié et efforcez-vous toujours de prier de cette façon, afin que la prière vienne du cœur et ne soit pas seulement pensée par l'esprit et dite par la langue.

Je ne vais pas cacher le fait que, si une fois vous avez prié avec le cœur, il n'est guère possible de prier sans cesse de cette façon. Une telle prière est donnée par Dieu, ou bien est inspirée par votre ange gardien. Elle va et vient. Il ne s'ensuit pas, cependant, que nous devrions abandonner le labeur de la prière. 

La prière du cœur vient quand on fait un effort, à ceux qui ne font pas d'effort, elle ne viendra pas. Nous voyons que les saints Pères font des efforts extraordinaires dans la prière, et par leurs luttes ils ardèrent l'esprit chaleureux de la prière. 

Comment ils en sont venus à cet état de prière, cela est illustré dans les écrits qu'ils nous ont laissés. Tout ce qu'ils disent au sujet de la lutte dans la prière constitue la science de la prière, qui est la science des sciences. Le temps viendra où nous étudierons cet art [cf l'ouvrage classique de saint Théophane L'art de la prière]. Mais à présent que ceci est arrivé dans notre correspondance, je ne touche à ce sujet qu'en passant. Permettez-moi d'ajouter: Il n'y a rien de plus important que la prière et, par conséquent, notre plus grande attention et notre attention la plus diligente doit y être consacrée. Accorde-nous, ô Seigneur, le zèle pour un tel effort!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

samedi 2 janvier 2021

Samedi de la Trentième Semaine après la Pentecôte



Hébreux 5:1-8; Luc 14:1-11


Lorsque vous êtes conviés quelque part, ne siégez pas à la place la plus haute. En résumé: toujours et partout, cherchez la place la plus humble. Dans cette règle simple est brièvement exprimée toute la riche substance de l'humilité. Prenez cette règle, asseyez-vous et examinez tous les cas possibles dans votre vie [où elle peut s'appliquer] et choisissez à l'avance la plus humble place dans chacun d'eux. Ce sera la pratique de l'humilité, qui va progressivement passer d'actes extérieurs à l'intérieur, et y formera là un sédiment d'humilité comme fondation. 
Le temps fera croître cette graine au sein de cette pratique, et l'humilité comblera enfin toute votre âme et tout votre corps, et toutes les affaires extérieures. 

Que va-t-il se passer? La grandeur morale brillera sur votre front et attirera le respect universel et ces paroles seront accomplies en vous: Quiconque s'exalte lui-même sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera exalté. Toutefois, n'ayez pas    ceci comme intention, tout en pratiquant l'humilité, mais plutôt l'humilité elle-même. En soi, elle apporte une bonne disposition bénie à l'âme. Lorsque vient l'humilité tous les troubles intérieurs cessent et toutes les adversités extérieures ne produisent plus d'impressions surprenantes. 

Tout comme une vague qui ne rencontre aucun obstacle se déverse dans une mer sans limites, sans bruit ni fracas, ainsi les afflictions extérieures et intérieures ne nuisent pas à une âme humble, mais sont portées comme à la surface, sans laisser de trace. C'est, pour ainsi dire, l'avantage dans ce monde, d'une personne humble. Quelle lumière d'en Haut l'éclaire, quelles consolations sont envoyées, quelle ampleur d'action libre est révélée! En vérité, l'humilité ne contient tout cela...


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

dimanche 6 décembre 2020

Vingt-Septième Dimanche après la Pentecôte



Ephésiens 5: 9-19; Luc 12: 16-21


    Après avoir parlé de la parabole de l'homme qui devint riche et qui avait envisagé de seulement manger, boire et s'amuser, et pour cela avait été frappé par la mort, ne restant pas en vie pour ces plaisirs supposés, le Seigneur a conclu: il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et n'est pas riche pour Dieu. "Il en est ainsi", c'est-à-dire,  ceci arrive, ou bien un tel sort afflige à la fois l'un et l'autre. Ceux qui deviennent riches et oublient Dieu ne pensent qu'aux plaisirs de la chair. 

Que ceux qui veulent éviter ce sort amer "thésaurisent non pas pour eux-mêmes, mais soient riches pour Dieu seulement." Puisque les richesses viennent de Dieu, alors consacrez-les à Dieu quand elles coulent en abondance, et de saintes richesses en découleront. 

Partagez tout le surplus avec les nécessiteux: ce sera comme un retour à Dieu de ce qui a été donné par Dieu. Celui qui donne à une personne pauvre donne à Dieu. 

Epuisant apparemment ses richesses, une telle personne devient vraiment riche, riche par de bonnes actions, riche pour Dieu. En Lui étant agréable, elle devient riche en Dieu, et en attirant Sa bonne volonté, elle devient riche de Dieu, Qui fait qu'à celui qui est fidèle en peu de chose, Il confiera beaucoup. 

Elle devient riche pour Dieu, et non pour elle-même, car elle ne se considère pas comme maître de la maison, mais seulement comme un intendant et un comptable, dont tout le soin consiste à satisfaire tous ceux qui viennent à elle dans le besoin. Mais elle a crainte de dépenser quoi que ce soit pour elle-même en particulier, considérant qu'il s'agirait d'une mauvaise utilisation des biens qui lui sont confiés.



Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
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2010

mercredi 18 novembre 2020

Mercredi de la Vingt-Quatrième Semaine après la Pentecôte




I Timothée 3:1-3; Luc 16:1-9
La parabole parle de la dénonciation de l'intendant injuste. Voyez-vous comment il a réussi à se dégager de son malheur! Si seulement nous pouvions tous réussir à prendre des dispositions pour nous faire une vie paisible à notre départ de cette vie! Mais non: les enfants de ce monde sont dans leur génération plus sage que les enfants de lumière


Pourquoi l'intendant prit-il tant de peine? Parce que la catastrophe était proche. La proximité du malheur a suscité l'énergie et la vivacité d'esprit, et il a rapidement tout arrangé. Mais notre malheur n'est-il pas proche? La mort peut nous vaincre à tout moment, et puis: rends compte de ce que tu as fait


Tout le monde le sait, mais presque personne ne réagit. Quelle est cette folie? Personne ne croit qu'il va mourir tout de suite, mais tous supposent qu'ils vont vivre un jour ou deux; ils ne savent pas le temps, mais seulement que la mort viendra un peu plus tard. C'est pourquoi le malheur est vu comme quelque chose du futur. Le malheur est à venir, et toute pensée pour savoir quoi faire en cas de malheur est repoussée. Personne ne pense à rester incorrigible toute sa vie, mais il repousse tout simplement le changement pour le jour présent. Mais puisque la vie entière est composée de jours et d'heures présentes,  tout souci de changement n'arrive simplement pas.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
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USA,
2010

jeudi 12 novembre 2020

Jeudi de la Vingt-Troisième Semaine après la Pentecôte



II Thessaloniciens 2:13-3:05; Luc 13:1-9


En ce même temps, quelques personnes racontaient à Jésus ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs sacrifices.

Le Seigneur dit:  Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également; la tour de Siloé  s'était écroulée et avait tué 18 personnes.

Cela donne à comprendre que, lorsque certains malheur arrive à d'autres, il ne faut pas raisonner sur la raison pour laquelle c'est arrivé, mais nous regarder plutôt et examiner s'il y a des péchés en nous méritant une sanction temporaire pour l'instruction des autres, et s'empresse de les faire disparaître dans la repentance. 

Le repentir purifie le péché et supprime la cause qui attire une catastrophe. Tandis qu'une personne est dans le péché, une cognée est mise à la racine de l'arbre de sa vie, prête à l'abattre. Elle ne coupe pas, car elle attend le repentir. 

Repentez-vous et la hache sera enlevée, et votre vie ira à sa fin dans l'ordre naturel des choses, si vous ne vous repentez pas, attendez-vous à être coupés. Quel homme peut savoir s'il va vivre jusques à l'année prochaine? La parabole du figuier stérile montre que le Sauveur prie que la justice divine épargne  chaque pécheur, dans l'espoir qu'il se repent et produise de bons fruits. Mais il arrive parfois que la justice divine n'entende plus les prières, et peut-être qu'Il ne consentira qu'à ce que quelqu'un vive un an de plus pour rester en vie. Comment sais-tu, pécheur, que tu ne vis pas ta dernière année, ton dernier mois, ton dernier jour et ta dernière heure?
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010


samedi 24 octobre 2020

Samedi de la Vingtième Semaine après la Pentecôte



I Cor. 15: 58-16: 3; Luc 5: 17-26

   Mais afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a pouvoir sur terre de pardonner les péchés, il dit au paralytique, je te le dis, lève-toi, prends ton lit, et va dans ta maison. 

La rémission des péchés est un miracle spirituel intérieur; la guérison de la paralysie est un miracle extérieur - l'action naturelle de Dieu dans le monde, un miracle physique. L'écoulement de la puissance de Dieu est justifié et confirmé par cet événement dans le domaine moral, et dans le mouvement des phénomènes du monde physique. Ce dernier est, en fonction du premier, car dans le premier réside le but de tout.

$Le Seigneur ne contraint pas notre liberté, mais donne la compréhension, inspire et étonne. L'un des meilleurs moyens pour cela, c'est un miracle externe. Cela est arrivé à être lorsque l'homme est devenu une créature rationnelle, gouvernée par la liberté. 

Cette connexion est donc essentielle, et ceux qui rejettent l'action surnaturelle de Dieu dans le monde rejettent aussi la liberté de l'homme, ainsi que la reconnaissance du fait que celle-ci doit nécessairement susciter la précédente. 

D'autre part, ceux qui confessent la vérité de l'influence de Dieu dans le monde au-delà d'un flux naturel des événements peuvent dire hardiment: nous pouvons sentir que nous sommes libres. La reconnaissance de la liberté est aussi forte et irrésistible que la reconnaissance de l'existence de soi. 

La liberté exige de toute urgence des actions providentielles directes de Dieu: par conséquent, la reconnaissance de ces actions est aussi ferme que la reconnaissance de la liberté.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010
+

jeudi 22 octobre 2020

Jeudi de la Vingtième Semaine après la Pentecôte




Philippiens 1:20-27 et Luc 6:12-19

Et il a continué toute la nuit à prier Dieu. Là est le fondement et le début des Vigiles nocturnes chrétiennes. Une prière ardente chasse le sommeil, et l'exaltation de l'esprit ne permet pas que l'on remarque le passage du temps. Les véritables hommes de prière ne remarquent pas cela, il leur semble qu'ils avaient tout juste commencé à prier, en attendant le jour a déjà paru. Mais jusqu'à ce que l'on atteigne une telle perfection, on doit s'efforcer de faire des vigiles. 

Les solitaires ont accepté cela et l'ont supporté; les moines cénobites l'ont accepté et l'ont supporté; les laïcs respectueux qui craignent Dieu, ont accepté cela et l'ont supporté. Mais mais bien que la vigile soit faite avec difficulté, son fruit reste dans l'âme, directement et constamment présente, paix de l'âme et contrition, avec l'affaiblissement et l'épuisement du corps. 

C'est un état très précieux pour ceux qui sont zélés pour prospérer dans l'esprit! C'est pourquoi dans les lieux où sont établis des vigiles (sur l'Athos), ils ne veulent pas y renoncer. Tout le monde sait combien c'est difficile, mais personne n'a le désir d'annuler la présente ordonnance, par souci du profit que l'âme reçoit des vigiles. 

Le sommeil, plus que tout, détend et nourrit la chair; les vigiles, plus que tout la rendent humble. Celui qui dort en abondance est accablé par les actes spirituels et il est froid à leur égard; celui qui est vigilant, est rapide dans le mouvement, comme une antilope, et il brûle dans l'esprit. 

Si on doit enseigner à la chair à être bonne, comme un esclave, alors il n'y a pas de meilleur moyen pour réussir en cela que par des vigiles fréquentes. Alors la chair sent pleinement la puissance de l'esprit sur elle, et apprend d'elle à se soumettre, tandis que l'esprit acquiert l'habitude de régner sur la chair.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, 
CA
USA
2010
+

samedi 3 octobre 2020

Samedi de la Dix-Septième Semaine après la Pentecôte



1 Corinthiens 14:20-25; Matthieu 25:1-13



La parabole des dix vierges est lue. Saint Macaire dépeint ainsi la signification de celle-ci: "Les cinq vierges sages, dans la sobriété, se hâtent vers ce qui était inhabituel dans leur nature, de prendre de l'huile dans le récipient de leur cœur, c'est-à-dire que la grâce de l'Esprit accordée d'en haut, pouvait entrer avec l'Epoux céleste dans la chambre nuptiale. 


Les autres vierges folles, en restant dans leur propre nature, ne sont pas devenues sobres, elles n'ont pas essayé alors qu'elles étaient encore dans la chair de prendre en leurs vases une huile de joie, mais en raison de la négligence ou de l'auto-suffisance de leur vertu, elles se sont abandonnées au sommeil. Pour cette raison, elles ne furent pas admises dans la chambre nuptiale du Royaume, et elles furent incapables de plaire à l'Epoux Céleste. 


Retenues par des liens terrestres et par un prétendu amour terrestre, elles n'ont pas consacré tout leur amour et toute leur dévotion à l'Epoux Céleste, et n'ont pas apporté d'huile. Tandis que les âmes qui ont cherché le don sacré de l'Esprit, inhabituel à leur nature, sont attachées au Seigneur de tout leur amour, elles cheminent avec Lui, se détournent de tout, concentrent leurs prières et leurs pensées vers Lui, et sont dignes de recevoir l'huile de la grâce céleste. 





Les âmes qui restent dans leur nature, avec leurs pensées de la terre, ne pensent qu'à la terre, et leur esprit demeure sur la terre. Elles pensent appartenir à l'Epoux et sont ornées des justifications de la chair, mais n'ayant pas reçu de l'huile de le joie, elles n'ont pas été régénérées par l'Esprit d'en haut (Discours 4:6) ".
*

I Cor. 15: 58-16: 3; Luc 5: 17-26


Mais afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a pouvoir sur terre de pardonner les péchés, il dit au paralytique, je te le dis, lève-toi, prends ton lit, et va dans ta maison. 


La rémission des péchés est un miracle spirituel intérieur; la guérison de la paralysie est un miracle extérieur - l'action naturelle de Dieu dans le monde, un miracle physique. L'écoulement de la puissance de Dieu est justifié et confirmé par cet événement dans le domaine moral, et dans le mouvement des phénomènes du monde physique. Ce dernier est, en fonction du premier, car dans le premier réside le but de tout.


$Le Seigneur ne contraint pas notre liberté, mais donne la compréhension, inspire et étonne. L'un des meilleurs moyens pour cela, c'est un miracle externe. Cela est arrivé à être lorsque l'homme est devenu une créature rationnelle, gouvernée par la liberté. 


Cette connexion est donc essentielle, et ceux qui rejettent l'action surnaturelle de Dieu dans le monde rejettent aussi la liberté de l'homme, ainsi que la reconnaissance du fait que celle-ci doit nécessairement susciter la précédente. 


D'autre part, ceux qui confessent la vérité de l'influence de Dieu dans le monde au-delà d'un flux naturel des événements peuvent dire hardiment: nous pouvons sentir que nous sommes libres. La reconnaissance de la liberté est aussi forte et irrésistible que la reconnaissance de l'existence de soi. 


La liberté exige de toute urgence des actions providentielles directes de Dieu: par conséquent, la reconnaissance de ces actions est aussi ferme que la reconnaissance de la liberté.



Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
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