"Dans la confusion de notre époque,quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie,
il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères..."
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

samedi 25 novembre 2017

Samedi de la Vingt-Cinquième Semaine après la Pentecôte



Galates 1:3-10; Luc 9:37-43


Après être descendu du mont de la Transfiguration, le Seigneur guérit un jeune démoniaque. Un reproche pour l'incrédulité précéda la guérison, raison pour laquelle le malheureux n'avait pas été guéri par les disciples. Quelle incrédulité était-ce, celle du père qui a amené son fils, du peuple qui s'est réuni, ou peut-être des apôtres, on voit seulement que l'incrédulité ferme les portes à l'intercession miséricordieuse de Dieu et à l'aide, tandis que la foi l'ouvre. 


Le Seigneur a dit au père: tu recevras autant que tu peux croire. La foi n'est pas seulement une question de pensée et d'esprit, quand elle se rapporte à une personne, mais elle embrasse toute l'essence de l'homme. C'est une obligation mutuelle du croyant et de Celui en Qui il croit, mais elle pourrait ne pas être exprimée littéralement. 


Celui qui croit compte sur celui en qui il croit pour tout et il ne pas s'attend pas  à un refus de lui en quoi que ce soit. C'est pourquoi il se tourne vers lui avec la pensée indivise, comme vers un père, il va à lui comme à sa chambre du trésor, avec la certitude qu'il ne sera pas de retour les mains vides. Une telle attitude dispose sans paroles celui vers qui cette attitude est maintenue. Voilà comment il en est avec les gens. 


Mais la puissance de disposition est vraiment manifeste quand ils sont dirigés vers le Seigneur, Qui est tout-puissant, omniscient et désire nous donner tous les biens et les attentes d'un vrai croyant ne sont jamais trahies. Si nous n'avons pas quelque chose, et ne le recevons pas lorsque nous le demandons, c'est parce que nous n'avons pas la foi correcte. 


Tout d'abord, nous devons rechercher et introduire dans notre cœur, une foi totale dans le Seigneur, chercher et obtenir cette foi de Lui à travers nos prières, car elle ne vient pas de nous, mais d'un don de Dieu. 


Quand la foi fut requise du père du jeune homme, il priait ainsi: "Seigneur, je crois, viens en aide à mon incrédulité." Il croyait faiblement, hésitant, et il pria pour le renforcement de la foi. Mais qui peut se vanter d'une foi parfaite comme la sienne, et qui, par conséquent, n'a pas besoin de prier, "Aide, ô Seigneur, mon incrédulité?" 


Si seulement toute la puissance de la foi était en nous, nos pensées seraient pures et saints nos sentiments, et nos actes agréables à Dieu. Alors le Seigneur nous garderait comme un père ses enfants, et peu importe ce qui vient à notre cœur et ce qui arriverait à une personne dans cet état ne pourrait qu'être agréable au Seigneur-nous recevrions tout sans refus ou retard.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

vendredi 24 novembre 2017

Vendredi de la Vingt-Cinquième Semaine après la Pentecôte



II Thessaloniciens 3:6-18 et Luc 13:31-35


Voici, votre maison vous sera laissée déserte, dit le Seigneur à propos de Jérusalem. Cela signifie qu'il y a une mesure à la patience de Dieu. La miséricorde de Dieu est prête à être éternellement patiente, en attendant le bien, mais que doit-Il faire quand on arrive à un désordre tel que nous aider est inutile? C'est pourquoi nous sommes abandonnés. Il en sera ainsi dans l'éternité aussi. 

Tout le monde dit, "La miséricorde de Dieu ne permettra pas que les gens soient éternellement bannis." Il ne veut pas cela, mais que peut-on faire avec ceux qui sont remplis de mal et ne veulent pas se corriger? Ils se mettent au-delà des limites de la miséricorde de Dieu, et se retrouvent là parce qu'ils ne veulent pas partir. 

Les spirites ont inventé un grand nombre de réincarnations comme un moyen pour la purification des pécheurs. Mais celui qui est souillé par les péchés dans une incarnation peut être ll même dans dix autres, et puis être ainsi sans fin. 

Comme il y a des progrès dans le bien, de même il y a des progrès dans le mal. Sur la terre on voit des gens aigris dans le mal, ils pourraient rester ainsi au-delà de la terre, et pour toujours. Lorsque la fin de tout viendra, et elle viendra inévitablement, où va-t-on mettre ceux qui sont aigris dans le mal? Bien sûr, quelque part en dehors de la région lumineuse déterminée pour ceux qui ont travaillé sur eux-mêmes, pour la purification de leurs impuretés. C'est l'enfer! Ceux qui ne se sont pas amélioré dans les meilleures des circonstances vont-ils vraiment s'améliorer dans les pires? Et si non, c'est l'enfer éternel! Ce n'est pas Dieu qui est coupable de l'enfer et de l'éternel tourment en lui, mais les pécheurs eux-mêmes. 

S'il n'y avait pas les pécheurs impénitents, il n'y aurait pas d'enfer. Le Seigneur désire beaucoup qu'il n'y ait pas de pécheurs; c'est pour cela qu'Il est venu sur la terre. S'il désire qu'il n'y ait pas de péché, cela signifie, qu'il désire que personne ne tombe dans des tourments éternels. Tout dépend de nous. Accordons-nous et de détruisons l'enfer avec l'impeccabilité [en étant sans péché]. Le Seigneur se réjouira de cela; Il a révélé l'enfer afin que tout le monde soit prudent de n'y finisse pas.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

jeudi 23 novembre 2017

Jeudi de la Vingt-Cinquième Semaine après la Pentecôte



II Thessaloniciens 2:13-3:05; Luc 13:1-9


En ce même temps, quelques personnes racontaient à Jésus ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs sacrifices.

Le Seigneur dit:  Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également; la tour de Siloé  s'était écroulée et avait tué 18 personnes.

Cela donne à comprendre que, lorsque certains malheur arrive à d'autres, il ne faut pas raisonner sur la raison pour laquelle c'est arrivé, mais nous regarder plutôt et examiner s'il y a des péchés en nous méritant une sanction temporaire pour l'instruction des autres, et s'empresse de les faire disparaître dans la repentance. 

Le repentir purifie le péché et supprime la cause qui attire une catastrophe. Tandis qu'une personne est dans le péché, une cognée est mise à la racine de l'arbre de sa vie, prête à l'abattre. Elle ne coupe pas, car elle attend le repentir. 

Repentez-vous et la hache sera enlevée, et votre vie ira à sa fin dans l'ordre naturel des choses, si vous ne vous repentez pas, attendez-vous à être coupés. Quel homme peut savoir s'il va vivre jusques à l'année prochaine? La parabole du figuier stérile montre que le Sauveur prie que la justice divine épargne  chaque pécheur, dans l'espoir qu'il se repent et produise de bons fruits. Mais il arrive parfois que la justice divine n'entende plus les prières, et peut-être qu'Il ne consentira qu'à ce que quelqu'un vive un an de plus pour rester en vie. Comment sais-tu, pécheur, que tu ne vis pas ta dernière année, ton dernier mois, ton dernier jour et ta dernière heure?
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010


mercredi 22 novembre 2017

Mercredi de la Vingt-Cinquième Semaine après la Pentecôte



II Thessaloniciens 2:1-12 et Luc 12:48-59

Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre? Non, vous dis-je, mais la division.Car désormais cinq dans une maison seront divisés, trois contre deux, et deux contre trois; le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. Quelle en est la raison? Ceux qui croient dans le Seigneur sont emplis d'un esprit tout à fait différent, contrairement à celui qui régnait chez les gens avant Sa venue, c'est pourquoi ils ne peuvent pas s'entendre. 

Le monde païen poursuivait des intérêts exclusivement mondains et terrestres. Les Juifs avaient au moins des indications de choses meilleures et plus élevées, mais vers la fin, ils se sont inclinés vers la voie des païens. Le Seigneur, venant au monde, a montré aux gens d'autres trésors, en dehors de la famille, en dehors de la société, et Il a éveillé d'autres aspirations. 

Ceux qui ont accepté Son enseignement ont naturellement mis en place un mode de vie différent du précédent, pour lequel ils ont été soumis à l'hostilité, à l'oppression et aux persécutions. Voilà la division. L'apôtre Paul dit alors que tous ceux désireux de vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés (II Tim. 3-12). Il en était ainsi et il en est ainsi. Lorsque les intérêts temporels et terrestres commencent à prévaloir dans la société, alors la société considère défavorablement ceux qui possèdent d'autres aspirations surnaturelles, elle ne peut même pas comprendre comment il est possible d'être intéressé par de telles choses. Les gens ne peuvent pas supporter ceux qui sont les représentants d'un mode de vie qui n'est pas similaire à leur vie. Ceci se passe maintenant devant les yeux de toud. N'est-ce pas un signe des temps?...

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse 
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010


mardi 21 novembre 2017

Mardi de la Vingt-Cinquième Semaine après la Pentecôte


II Thessaloniciens 1:10-2:2; Luc 12: 42-48

La parabole de l'intendant montre comment un chrétien devrait se comporter par rapport aux choses du monde. Un intendant fait diligemment son travail, mais dans son cœur il n'est attaché à rien, il est libre de tout lien, il se rapporte à tout extérieurement. De même, un chrétien doit être en relation avec toutes les choses du monde. Mais est-ce possible? C'est possible. 

Comme il existe une piété extérieure sans piété intérieure, la mondanité qui n'est qu'extérieure est possible sans liens intérieurs. Mais dans un tel cas, tout autour de nous se transformera-t-il en une seule forme sans vie, émettant de la froideur comme une statue de marbre? Non; au milieu des choses du monde une autre vie se développera qui est plus attirante que la mondanité la plus complète. 

Les choses du monde, étant des choses du monde, resteront véritablement comme forme, tandis que ce qui réchauffe le cœur commencera à partir d'une autre source, et celui qui boira de cette source n'aura plus soif. 

Mais alors, est-il préférable de tout abandonner? Pourquoi? Même celui qui abandonne tout, peut toujours être attaché dans son cœur, et celui qui n'abandonne pas tout peut être libéré des liens. Bien sûr, il est plus pratique pour quelqu'un qui renonce à tout de contrôler son cœur. Choisissez ce qui vous convient le mieux. Soyez seulement disposés ainsi que l'exige le Seigneur.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

lundi 20 novembre 2017

Lundi de la Vingt-Cinquième Semaine après la Pentecôte



II Thess. 1:1-10 et Luc 12:13-15, 22-31


Ô homme, qui m'a établi pour être votre juge, ou pour faire vos partages? dit le Seigneur à l'homme qui lui a demandé de procéder à un partage entre lui et son frère. Puis il ajouta: ne vous préoccupez pas (Matthieu 6:33), de ce qu'il faut manger et boire, ou de ce dont il faut se vêtir. Auparavant, il a enseigné: Laissez les morts enterrer leurs morts, une autre fois il a suggéré qu'il vaut mieux ne pas se marier. Cela signifie que l'attention et le coeur des chrétiens se détournant de toute chose de ce monde, et libres de la parole et des obligations mondaines,  constituent l'un des traits d'un esprit chrétien. 

Que le Seigneur bénisse le mariage et soutienne son intégrité, qui renouvelle efficacement le commandement en ce qui concerne la relation entre parents et enfants et attache une importance aux puissances civiques et à l'ordre, n'est pas une négation de ce caractère et ne donne pas aux chrétiens le droit de ne pas le préserver et le chérir dans leur cœur. 

Comparez les deux choses et vous verrez que vous avez le devoir de garder votre cœur du monde au milieu des routines du monde. Comment peut-on faire cela? Considérez vous-même votre vie, en  cela est toute sagesse pratique. Le Seigneur guide pour résoudre ceci avec la règle suivante: Cherchez premièrement le Royaume de Dieu. Dirigez toutes vos préoccupations pour que Dieu règne en vous, et tout ce qui est du monde perdra sa magie envoûtante et lourde sur vous. Ensuite, vous conduirez vos affaires extérieurement, mais à l'intérieur votre cœur sera possédé par quelque chose d'autre. Mais si, en raison de cela, la résolution se pose de couper cette relation extérieure aux choses du monde, vous ne serez pas perdant: vous vous rapprocherez de l'objectif que la foi du Christ vous donnera.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

dimanche 19 novembre 2017

Vingt-Quatrième Dimanche après la Pentecôte



Ephésiens 2:14-22 et Luc 8:41-56


Jaïre, ouvertement, devant tout le monde, est tombé aux pieds du Sauveur suppliant le Seigneur de guérir sa fille, et il a été entendu. Le Seigneur, ne disant rien, Se leva et alla immédiatement chez lui. Sur le chemin de la maison de Jaïre une femme avec une perte de sang fut guérie, bien sûr non pas sans prière de sa part, même si elle n'a pas fait appel par la parole et n'est pas tombée aux pieds du Seigneur, elle avait une prière de foi du fond du cœur. 

Le Seigneur l'a entendue et lui a accordé la guérison. Tout cela arriva en secret. La femme hémoroïsse se tourna vers le Seigneur dans son cœur, le Seigneur entendit ce cri du cœur et lui a accordé sa requête. 

Tous deux, cette femme et Jaïre avaient essentiellement la même prière, bien que nous puissions discerner certaines différences entre eux. De telles prières pleines de foi, d'espérance et de dévouement sont toujours entendues. Les gens disent parfois: "Je prie et je prie, mais ma prière n'est pas encore entendue." Œuvrez à monter vers une mesure de prière qui ne peut être refusée, et vous verrez pourquoi elle n'a pas été entendue. 

Que vous soyez dans une situation de prière comme Jaïre, ou dans un situation simple, ordinaire, comme tout le monde autour de lui, comme la femme hémoroïsse, lorsque la vraie prière s'élève dans votre cœur, il atteindra sans doute le Seigneur et l'inclinera vers la miséricorde. La question est de savoir comment atteindre une telle prière. Faites des efforts, et vous l'atteindrez. Toutes les règles de la prière ont pour objet d'élever ceux qui prient vers une telle mesure de prière, et tous ceux qui suivent cet effort de prière atteignent leur objectif.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

samedi 18 novembre 2017

Samedi de la Vingt-Quatrième Semaine après la Pentecôte






II Corinthiens 11:1-6 et Luc 9:1-6

Et Il les envoya (les saints apôtres) pour prêcher le Royaume de Dieu. D'abord seulement dans toute la Palestine, mais plus tard dans le monde entier. La prédication qui a été commencé à l'époque n'est pas terminée à ce jour. 

Chaque jour, nous entendons ce qui a été transmis par les saints apôtres du Seigneur, dans les saints Evangiles et les écrits apostoliques. Le temps ne fait rien à l'affaire: nous entendons les saints Apôtres et le Seigneur Lui-même comme s'ils étaient devant nous, et la puissance qui agissait en eux, agit jusques à ce jour dans l'Eglise de Dieu. 

Le Seigneur n'a pas privé tous les croyants de quoi que ce soit: ce que les premiers avaient, les plus récents l'ont également. La foi a toujours englobé cela, et elle le fait encore. Mais la fausse sagesse est venue et a établi une division entre le présent et ce qui était à l'origine. Il sembla à cette fausse sagesse qu'il y avait un abîme entre eux; sa tête a commencé à tourner, ses yeux se troublèrent, et pour cela, le Seigneur et les saints Apôtres ont été comme plongés dans des ténèbres impénétrables. Et elle [la fausse sagesse] obtient ce qu'elle mérite: elle récolte les fruits de ce qu'elle a semé, seule la chute de l'esprit est en elle. Elle se vautre dans les ténèbres et elle ne voit pas la Lumière, et on ne peut que reconnaître cette conscience comme étant sincère, mais qui est coupable? 

Elle s'est embuée plus avant et continue à le faire. À ce jour, elle n'a pas dit pourquoi on ne pouvait pas considérer que les paroles de l'Ecriture du Nouveau Testament étaient la Parole véritable des saints apôtres et du Seigneur Lui-même. Elle ne fait que clamer inlassablement: "Je ne vois pas, je ne vois pas." Nous croyons, nous croyons, que tu ne vois pas! Mais cesse d'émettre ton brouillard,  l'air autour de toi s'éclaicira, et peut-être la Lumière de Dieu viendra-t-elle et tu verras quelque chose. "Mais c'est la même chose que si je cessais d'être moi-même." Tant pis! Cesse, d'autres auront plus de paix. "Non, je ne peux pas. Je suis destinée à exister jusques à la fin des siècles, et d'autres très astucieux se lèveront. J'ai commencé dans l'esprit de la première créature, même avant que ce monde visible [n'existe], et tandis que ce monde est toujours debout, je vais fendre l'air comme un tourbillon à travers les sentiers de la vérité pour élever un pilier de poussière contre elle. 

"Mais, tu le vois, tu ne fais que t'enténébrer, alors que tout autour de toi est  Lumière. "Non, je vais mettre de la poussière au moins dans les yeux de quelqu'un, et sinon, qu'ils me connaissent comme je suis. Je ne vais pas garder le silence, et vous avec votre vérité, vous ne parviendrez jamais à baîllonner mes lèvres. "Qui ne connaît pas cela? Tout le monde sait que ton premier titre est "pizma" [entêtement en grec] insistant obstinément sur ta propre voie, indépendamment de toute évidence qui démasque ta fausseté. Tu es le blasphème contre le Saint-Esprit, alors attends l'accomplissement de la sentence prononcée contre toi par le Seigneur.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
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2010

vendredi 17 novembre 2017

Vendredi de la Vingt-Quatrième Semaine après la Pentecôte






I Thessaloniciens 5:9-13, 24-28; Luc 12:2-12


Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne, oui, je vous le dis, craignez-le. La plus grande crainte que nous ayons, c'est la mort. Mais le Seigneur dit que la crainte de Dieu doit être au-dessus de la peur de la mort. Lorsque les circonstances sont réunies d'une telle manière qu'il est nécessaire soit de perdre la vie ou d'agir contre les suggestions de la crainte de Dieu, il est préférable de mourir, et ne pas aller contre la crainte de Dieu, parce que si vous allez contre la crainte de Dieu, alors, lors de votre mort corporelle, qui est néanmoins inévitable, vous allez rencontrer une autre mort qui est incommensurablement pire que toutes les morts corporelles les plus terribles. 

Si nous gardions toujours cela à l'esprit, la crainte de Dieu ne faiblirait pas en nous, et nous ne ferions pas d'actes contraires à la crainte de Dieu. Supposons que les passions se manifestent. Au moment où elles se lèvent, la conscience, motivée par la crainte de Dieu, exige que l'on les défie, un refus de la demande des passions semble comme un adieu à la vie, une mise à mort du corps. Par conséquent, lorsque les sentiments troublants de ce type reviennent et commencent à ébranler la conscience, hâtez-vous de considérer la crainte de Dieu et de Son jugement et ses conséquences. 

Alors, la peur de la mort la plus terrible chassera la peur d'une mort très faible, et il sera facile pour vous de vous tenir ferme dans votre devoir et votre conscience. C'est ainsi que le dit du sage [Salomon] accompli: Souviens-toi de ta fin et tu ne pécheras plus jamais.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

jeudi 16 novembre 2017

Jeudi de la Vingt-Quatrième Semaine après la Pentecôte






I Thessaloniciens 5:1-8; Luc 11:47-12:01


Méfiez-vous vous du levain des pharisiens, qui est l'hypocrisie. La principale caractéristique de l'hypocrisie est de tout faire pour être remarqué. Faire les choses pour que les autres puissent les voir n'est pas encore l'hypocrisie, car une grande partie de nos actes nécessaires doivent être faits pour les gens, et par conséquent au milieu d'eux et à leur vue. 

Et bien que ceux qui parviennent à tout faire secrètement agissent mieux, ce n'est pas toujours possible, c'est pourquoi on ne peut pas immédiatement blâmer ceux qui agissent à la vue d'autrui avec le désir d'ostentation ou de se montrer. Ils pourraient avoir un désir sincère de faire le bien, tandis que le montrer aux autres est un accompagnement nécessaire pour les actes accomplis vers l'extérieur. L'hypocrisie commence au moment où il apparaît dans l'intention de ne pas faire le bien, mais seulement de se montrer faisant le bien. Et à nouveau, ce n'est pas toujours une offense, car il peut y avoir une attaque instantanée de mauvaises pensées qui sont immédiatement remarquées et chassées. Mais quand on a à l'esprit de se faire une réputation pour soi-même comme bienfaiteur, c'est déjà l'hypocrisie qui pénètre profondément dans le cœur. Quand le but caché de profiter des avantages d'une telle réputation est ajouté à cela, alors l'hypocrisie est présente dans sa pleine vigueur. 

Regardez tous ce que le Seigneur exige quand Il commande de se garder du levain des pharisiens. Faites du bien selon le désir de faire du bien aux autres pour la gloire de Dieu, en fonction de la conscience que la volonté de Dieu est favorable à cela. Mais ne vous souciez pas des personnes qui vous regardent le faire et vous éviterez l'hypocrisie.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
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2010

mercredi 15 novembre 2017

Mercredi de la Vingt-Quatrième Semaine après la Pentecôte


I Thessaloniciens 4:1-12 et Luc 11:42-46


Le Seigneur fait des reproches à ses contemporains en disant qu'ils passent outre le jugement et l'amour de Dieu. Le tarissement de la justice et de l'amour est la racine de tous les désaccords à la fois dans la société et en chaque personne. Il provient de la prédominance de l'amour de soi [philautie] ou de l'égoïsme. 

Quand l'égoïsme pénètre dans le cœur une horde entière de passions est multipliée. Il se bat contre la justice et l'amour, qui nécessitent l'altruisme, tandis que les passions générées par lui chassent toutes les autres vertus.

Et la personne devient, par sa disposition de cœur, impropre à tout ce qui est vraiment bon. Il peut encore payer la dîme de la menthe et de la rue et de toutes sortes d'herbes, mais il n'a pas le courage de faire quelque chose de plus substantiel. Cela ne signifie pas que son comportement extérieur soit incorrect. Non, en tout il est orné de décence, seulement à l'intérieur il est comme une tombe qui n'apparaît pas, et les hommes qui marchent dessus n'en sont pas conscients

Le début de l'auto-correction est le début de l'apparition de l'altruisme dans le cœur, après quoi la justice et l'amour sont restaurés. Puis, l'un après l'autre, toutes les autres vertus commencent à venir à la vie. Ensuite, la personne devient noble aux yeux de Dieu à cause de sa disposition de cœur, même si à l'extérieur, elle peut parfois sembler rébarbative à d'autres personnes. Mais le jugement de l'homme n'est pas une chose importante, à condition que le jugement de Dieu ne soit pas contre nous.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
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2010

mardi 14 novembre 2017

Mardi de la Vingt-Quatrième Semaine après la Pentecôte



I Thessaloniciens 3:9-13 et Luc 11:34-41

La lampe du corps c'est l'œil, tandis que la lumière de l'âme est l'esprit. Quand l'œil du corps est en bon état, nous voyons tout autour de nous dans notre vie extérieure, et nous savons comment et où aller, et quoi faire. De même, quand l'esprit est sain, nous voyons tout dans notre vie intérieure, dans notre relation à Dieu et notre prochain, et comment nous devrions nous comporter. 

L'esprit, le côté supérieur de l'âme, combine un sentiment de la Divinité, les exigences de la conscience, et leurs aspirations pour ce qui est mieux que tout ce que nous possédons et que nous connaissons. Quand l'esprit est sain, la crainte de Dieu règne dans l'âme, ainsi que la bonne conscience et le détachement de tout ce qui est extérieur, mais quand elle n'est pas saine, Dieu est oublié, la conscience boîte des deux jambes, et l'âme se vautre dans ce qui est visible et atteignable. Ensuite, il y a une nuit obscure pour cette personne-les concepts sont confondus, les actes sont en désaccord, et le cœur est resserré par le désespoir. 

Les circonstances qu'il rencontre le poussent et il est attiré par elles comme un un copeau de bois dans le courant d'une rivière. Il ne sait pas ce qui a été fait jusques à présent, ce qu'il est maintenant, et comment son chemin finira. 

En revanche, celui dont l'esprit est sain, craignant Dieu, il mène ses affaires avec circonspection, n'écoute que la loi de sa conscience, ce qui donne une harmonie uniforme dans toute sa vie, et il ne se plongera pas dans les choses des sens, prenant son envol grâce à l'espoir de la béatitude future. Partant, sa vision sur la totalité du flux de la vie avec tout ce qu'elle touche est clair, et pour lui tout est plein de lumière, comme lorsque l'éclat brillant d'une chandelle donne une lumière (cf. Si donc tout ton corps est éclairé, n'ayant aucune partie dans les ténèbres, il sera entièrement éclairé, comme lorsque la lampe t'éclaire de sa lumière.[Luc 11:36]).

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
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lundi 13 novembre 2017

Lundi de la Vingt-Quatrième Semaine après la Pentecôte



I Thessaloniciens 2:20-3:8; Luc 11:29-33


La reine du Midi se lèvera au jugement avec les hommes de cette génération, et les condamnera. Pourquoi? Pour l'indifférence au travail accompli par le Seigneur devant leurs yeux. Cette reine, après avoir entendu parler de la sagesse de Salomon, vint de loin pour l'entendre, mais ces hommes, ayant devant leur visage le Seigneur Lui-même, ne l'ont pas écouté, alors qu'il était évident qu'il était plus que Salomon, comme le ciel est plus élevé que la terre. 

Et la reine du midi condamne tous ceux qui sont indifférents aux œuvres de Dieu, parce que le Seigneur toujours, même chez nous, est évidemment aussi présent dans les récits évangéliques qu'Il l'était alors. A la lecture des Evangiles, nous avons devant les yeux le Seigneur avec toutes Ses œuvres merveilleuses, car elles sont aussi indubitables que le témoignage de nos propres yeux. 

Alors, qu'est-ce qui est plus attentif au Seigneur que ce qui a impressionné nos âmes? Nous avons fermé les yeux ou les avons tournés dans l'autre sens, c'est pourquoi nous ne voyons pas, et ne voyant pas, nous ne nous consacrons pas à des œuvres du Seigneur. Cependant, ce n'est pas une excuse, mais plutôt la raison de notre négligence, qui est aussi criminelle que ce qui vient d'elle.

L'œuvre du Seigneur est notre principale priorité, c'est-à dire, le salut de l'âme. En outre, nous devrions tenir compte de ce qui vient du Seigneur, même si ce n'est pas directement lié à nous, d'autant plus si nous tenons compte de ce qui est dirigé vers nous pour l'accomplissement de nos tâches essentielles, dont la signification s'étend à toute l'éternité. Jugez par vous-même combien il est criminel d'ignorer une telle question!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
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St. Herman of Alaska,
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dimanche 12 novembre 2017

Vingt-Troisième Dimanche après la Pentecôte






Ephésiens 2:4-10; Luc 8: 26-39


Après que le Gadarénien qui était possédé de démons ait été guéri, il s'attacha au Seigneur et voulut toujours être avec lui, puis, après avoir entendu Sa volonté, il alla prêcher dans toute la ville sur les bonnes choses qu'il avait reçues. Le bienfaiteur attire, Sa volonté devient une loi pour le récepteur du bienfait, et la langue ne peut pas résister à proclamer ce qui a été reçu de Lui. 

Si seulement nous gardions à l'esprit toutes les bonnes choses que nous avons reçues et recevons du Seigneur, il n'y aurait pas d'ingrats parmi nous, il n'y aurait pas de transgresseurs de Sa sainte volonté, il n'y aurait pas de gens qui ne l'aiment pas plus que tout. 

Nous sommes sauvés par le baptême du péché de nos ancêtres et de toutes ses perditions; dans la repentance, nous sommes constamment lavés des péchés, qui sans cesse s'accrochent à nous. Grâce à la providence de Dieu nous sommes préservés de malheurs qui ne sont souvent pas visibles pour nous-mêmes, et nous recevons une direction pour notre vie qui est plus sûre pour nous et favorable à nos objectifs, mais aussi tout ce que nous possédons vient du Seigneur. 

C'est pourquoi nous devons appartenir au Seigneur de toute notre âme, accomplir Sa volonté en toutes choses, et glorifier Son Nom très Saint, surtout dans notre vie et nos actes, afin de ne pas être inférieur en cela au Gadarénien possédé par les démons, qui, lui-même, s'est immédiatement avéré être si sage qu'il est devenu un exemple digne d'imitation pour tous.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

samedi 11 novembre 2017

Samedi de la Vingt-Troisième Semaine après la Pentecôte






II Corinthiens 8:1-5 et Luc 8:16-21


il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. Par conséquent, peu importe combien nous nous cachons de nos mauvaises actions, une trace d'eux se fait indépendamment de nous, qui en son temps sera présentée. Quel est le parchemin sur lequel ce dossier est écrit? Notre conscience. Nous la forçons parfois à se taire et elle est silencieux. Mais même si elle est silencieuse, elle fait son travail, tient une chronique très précise de nos actes. 

Que doit-on faire si beaucoup de mauvaises choses sont y sont inscrites ? Il faut éliminer ce qui y est écrit. Avec quoi? Avec des larmes de repentir. Ces larmes lavent tout et pas une seule trace ne restera de ces mauvaises choses écrites. Si nous ne les lavons pas, alors au Jugement, il nous faudra lire tout ce qui y estécrit. Mais comme alors, la vérité régnera dans notre conscience, nous prononcerons nous-mêmes notre jugement, et le Seigneur le confirmera. Alors il y aura une décision pour laquelle il ne pourra pas être interjeté appel, parce que chacun se condamnera, et n'aura rien à voir avec qui que ce soit d'autre. Tout cela se fera en un clin d'œil: vous pourrez regarder et voir ce que vous êtes. Vous entendrez immédiatement du Seigneur, Qui est omniprésent, une confirmation du Jugement, et puis ce sera la fin de tout...

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010