"Dans la confusion de notre époque,quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie,
il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères..."
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 4 décembre 2016

Entrée de la Mère de Dieu au Temple



Ephésiens 6:10-17; Luc 13:10-17


En la fête de l'Entrée de la Très Sainte Mère de Dieu au Temple, "Le Christ est né" est chanté pour la première fois, en préparation des croyants pour accueillir dignement la fête de la Nativité du Christ.

Ayant compris cette inspiration, agissez en conséquence. Plongez profondément dans le mystère de l'incarnation du Fils unique de Dieu, montez à ses débuts dans le conseil pré-éternel de Dieu quant à l'existence du monde et de l'homme en lui; voyez son reflet dans la création de l'homme, accueillez avec joie la première nouvelle de celle-ci immédiatement après la chute, voyez rationnellement sa révélation progressive dans les prophéties et les préfigurations de l'Ancien Testament.

Comprenez comment et qui s'est préparé à recevoir le Dieu incarné, sous l'influence des Divines institutions et activités éducatives en Israël-passez, si vous le voulez, à travers les frontières pour aller vers le peuple de Dieu et là, cueillez les rayons de la lumière de Dieu, qui brille dans les ténèbres, et réfléchissez dans quelle mesure ceux qui sont choisis parmi toutes les nations ont atteint le pressentiment de la manifestation inhabituelle de la Providence de Dieu pour le peuple.

Ce sera une préparation mentale. Mais maintenant, le jeûne a commencé-recueillez-vous en vue de vous préparer à la communion, allez vous confesser et communiez aux Saints Mystères du Christ: ce sera une préparation active et vivante.

Si, en raison de tout cela, le Seigneur vous accorde de sentir la puissance de Sa venue dans la chair, alors, lorsque le jour de fête sera venu, vous le fêterez non pas par une joie qui vous est étrangère, mais comme celle de votre propre chair et de votre propre sang.

Ephésiens 5: 9-19; Luc 12: 16-21


    Après avoir parlé de la parabole de l'homme qui devint riche et qui avait envisagé de seulement manger, boire et s'amuser, et pour cela avait été frappé par la mort, ne restant pas en vie pour ces plaisirs supposés, le Seigneur a conclu: il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et n'est pas riche pour Dieu. "Il en est ainsi", c'est-à-dire,  ceci arrive, ou bien un tel sort afflige à la fois l'un et l'autre. Ceux qui deviennent riches et oublient Dieu ne pensent qu'aux plaisirs de la chair. 

Que ceux qui veulent éviter ce sort amer "thésaurisent non pas pour eux-mêmes, mais soient riches pour Dieu seulement." Puisque les richesses viennent de Dieu, alors consacrez-les à Dieu quand elles coulent en abondance, et de saintes richesses en découleront. 

Partagez tout le surplus avec les nécessiteux: ce sera comme un retour à Dieu de ce qui a été donné par Dieu. Celui qui donne à une personne pauvre donne à Dieu. 

Epuisant apparemment ses richesses, une telle personne devient vraiment riche, riche par de bonnes actions, riche pour Dieu. En Lui étant agréable, elle devient riche en Dieu, et en attirant Sa bonne volonté, elle devient riche de Dieu, Qui fait qu'à celui qui est fidèle en peu de chose, Il confiera beaucoup. 


Elle devient riche pour Dieu, et non pour elle-même, car elle ne se considère pas comme maître de la maison, mais seulement comme un intendant et un comptable, dont tout le soin consiste à satisfaire tous ceux qui viennent à elle dans le besoin. Mais elle a crainte de dépenser quoi que ce soit pour elle-même en particulier, considérant qu'il s'agirait d'une mauvaise utilisation des biens qui lui sont confiés.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

samedi 3 décembre 2016

Samedi de la Vingt-Quatrième Semaine après la Pentecôte



Galates 3:8-12 et Luc 9:57-62


Tout homme, qui met la main à la charrue et regarde en arrière, est impropre au Royaume de Dieu. C'est-à-dire que celui qui croit être sauvé tout en regardant en arrière sur ce qu'il doit abandonner en raisons de son salut, n'est pas sauvé, ne chemine pas, n'est pas dirigé vers le Royaume de Dieu. 

Il est nécessaire de détruire une fois pour toutes, tout ce qui n'est pas compatible avec l'œuvre du salut. Ceux qui pensent être sauvés voient cela par eux-mêmes, mais ils remettent toujours la séparation d'avec certains attachements jusques au lendemain... 

Rompre avec tout,  d'un seul coup, est un sacrifice trop grand. Ils veulent abandonner les choses d'une façon tranquille, ne pas se démarquer en face des autres, mais ils échouent presque toujours. Ils introduisent des routines de salut, tandis que les dispositions de leur cœur restent comme auparavant. 

Au début, l'incongruité est très forte: mais «demain», et leurs promesses de changement font taire leur conscience. De cette manière, avec tout remis à demain, toujours demain, la conscience se lasse de répéter la même chose encore et encore, et enfin, elle se tait. 

Alors les pensées commencent à venir disant que les choses peuvent en rester là. Ces pensées se renforcent, et sont ensuite établies pour toujours. Un extérieur qui est correct vers l'extérieur est formé, avec une intérieur mauvais. Il s'agit d'un sépulcre blanchi sous les yeux de Dieu. Le pire, c'est que la conversion de ce genre de personne est aussi difficile que la conversion de ceux qui se sont endurcis dans le péché délibéré, si elle n'est pas plus difficile... En attendant, cette personne pense que tout va bien.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

vendredi 2 décembre 2016

Vendredi de la Vingt-Quatrième Semaine après la Pentecôte



I Timothée 4:4-8, 16; Luc 16:15-18, 17:1-4


Il est impossible qu'il n'arrive pas de scandales: mais malheur à celui par qui ils arrivent! Par conséquent, on ne peut pas vivre désinvolte, sans complexe. Il faut regarder autour de soi afin  de ne pas tenter quiconque. L'esprit est arrogant et ne regarde personne, mais il suscite des tentations partout en acte, et même plus, en paroles. La tentation augmente et amplifie le malheur du tentateur, mais il ne le sent pas et il développe encore davantage ses tentations. 
Il est bon que la menace de Dieu, pour la tentation ici-bas sur terre, ne soit presque jamais accomplie, dans l'espoir de la correction [du tentateur], elle est repoussée jusques au Jugement et à la rétribution à venir; alors seulement les tentateurs sentiront combien est grand le mal de tentation. Ici, presque personne ne pense à savoir s'il tente ou ne tente pas ceux qui sont autour de lui, dans ses actes et ses paroles. Ces deux péchés qui sont très grands aux yeux de Dieu sont considérés comme peu de chose par les gens: le fait de tenter et la condamnation. Le tentateur, selon la parole du Seigneur, il vaudrait mieux qu'il ne vive pas, celui qui condamne est déjà condamné. Mais ni les uns ni les autres n'y pensent, et ils ne peuvent même pas dire s'ils pèchent de quelque manière que ce soit ainsi. Quel aveuglement en effet nous entoure, et comme nous marchons avec insouciance au milieu de la mort!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
                                               St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,Platina, CA
USA,
2010

jeudi 1 décembre 2016

Jeudi de la Vingt-Quatrième Semaine après la Pentecôte




I Timothée 3:1-3; Luc 16:1-9
La parabole parle de la dénonciation de l'intendant injuste. Voyez-vous comment il a réussi à se dégager de son malheur! Si seulement nous pouvions tous réussir à prendre des dispositions pour nous faire une vie paisible à notre départ de cette vie! Mais non: les enfants de ce monde sont dans leur génération plus sage que les enfants de lumière


Pourquoi l'intendant prit-il tant de peine? Parce que la catastrophe était proche. La proximité du malheur a suscité l'énergie et la vivacité d'esprit, et il a rapidement tout arrangé. Mais notre malheur n'est-il pas proche? La mort peut nous vaincre à tout moment, et puis: rends compte de ce que tu as fait


Tout le monde le sait, mais presque personne ne réagit. Quelle est cette folie? Personne ne croit qu'il va mourir tout de suite, mais tous supposent qu'ils vont vivre un jour ou deux; ils ne savent pas le temps, mais seulement que la mort viendra un peu plus tard. C'est pourquoi le malheur est vu comme quelque chose du futur. Le malheur est à venir, et toute pensée pour savoir quoi faire en cas de malheur est repoussée. Personne ne pense à rester incorrigible toute sa vie, mais il repousse tout simplement le changement pour le jour présent. Mais puisque la vie entière est composée de jours et d'heures présentes,  tout souci de changement n'arrive simplement pas.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
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mercredi 30 novembre 2016

Mercredi de la Vingt-Quatrième Semaine après la Pentecôte






I Timothée 1:18-20, 2:8-15 et Luc 15:1-10


La parabole de la brebis perdue et de la pièce d'argent perdue. Combien grande est la miséricorde du Seigneur envers nous, pécheurs! Il laisse tous ceux qui sont bien et se tourne vers ceux qui sont mal pour les corriger. Il les cherche, et quand il les trouve, Lui-même se réjouit et invite tous les cieux à se réjouir avec Lui. 

Comment se fait-il qu'Il les cherche? Ne sait-Il pas où nous sommes, nous  qui nous sommes éloignés de Lui? Il sait et voit tout, mais si c'était seulement une question de les prendre et de les faire siens, tous les pécheurs réapparaîtraient immédiatement aux mêmes rangs. Mais il faut d'abord les disposer à la repentance, de sorte que leur transformation et leur retour vers le Seigneur soit libre, et cela ne peut se faire sur commande ou par un autre ordre extérieur. 

Le Seigneur cherche un pécheur en le guidant à la repentance. Il organise tout autour de lui afin que le pécheur retrouve ses sens, et, voyant l'abîme dans lequel il se précipitait, il revienne [vers Dieu]. Toutes les circonstances de la vie sont orientées de cette manière, toutes les réunions avec des moments de tristesse et de joie, même les mots et les regards. 

Et les actions internes de Dieu à travers la conscience et d'autres pensées justes, qui résident dans le coeur, ne cessent jamais. Que de choses sont faites pour convertir les pécheurs au chemin de la vertu, tandis que les pécheurs restent pécheurs!... L'Ennemi les recouvre de ténèbres et ils pensent que tout va bien, et que tout passera. Si des soucis surgissent, ils se disent: "Demain, je vais arrêter", et ils restent dans leur état précédent. Ainsi passe jour après jour, l'indifférence à leur salut se développe et grandit. Un peu plus et elle s'endurcira dans le péché. Qui sait si la conversion viendra?

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
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mardi 29 novembre 2016

Mardi de la Vingt-Quatrième Semaine après la Pentecôte



I Timothée 1:8-14 et Luc 14:25-35


Le sel est bon: mais si le sel perd sa saveur, avec quoi sera-t-il assaisonné? Le sel, ce sont les disciples du Seigneur, qui a transmis Ses instructions au peuple, détruit la pourriture morale de ces personnes. Si nous appelons éducation un tel enseignement, alors le terme de sel devraient également concerner ce sujet.

Alors tout ce dit va se résumer à ceci: l'éducation est une bonne chose, mais si l'éducation a perdu sa saveur, alors à quoi est elle bonne? Abandonnez-la! L'éducation agit comme le sel quand elle est remplie des principes et des éléments de l'enseignement du Seigneur, quand elle consiste elle-même en l'état de disciple avec le Seigneur, mais dès qu'elle s'écarte de cela, et donne des enseignements étrangers au lieu des leçons du Seigneur, elle a perdu sa saveur et devient sans profit. Elle est infectée par la pourriture de l'illusion et du mensonge, et commence à ne plus apporter la guérison, mais elle devient infection. L'histoire a confirmé et continue de le confirmer avec l'expérience partout. Pourquoi personne ne prête-t-il garde expérience? L'Ennemi amène des ténèbres sur tout le monde et ils pensent tous que c'est de la lumière, quand dans leurs enseignements, ils restent loin de l'enseignement du Seigneur.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
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lundi 28 novembre 2016

Lundi de la Vingt-Quatrième Semaine après la Pentecôte



I Timothée 1:1-7; Luc 14:12-15


Pour savoir quelles personnes inviter à un dîner, faites-vous pour vous-même une règle: ne faites pas quoi que ce soit pour votre prochain en vue qu'il vous récompense ici-bas. Mais cela ne signifie pas que vous ferez tout en vain. Le moment venu, tout sera redonné. 

Dans le Sermon sur la Montagne, tous les actes qui sont agréables à Dieu, la prière, le jeûne, et les aumônes, le Seigneur ordonna de les faire en secret. Pourquoi? Parce que le Père céleste, vous le rendra. Par conséquent, un chrétien doit préparer sa future béatitude à travers toutes les œuvres de sa vie, il devrait se construire une demeure éternelle, et y envoyer des provisions à l'avance pour toute l'éternité. 

Ce n'est pas là être mercenaire, parce que ses propres intérêts matériels en tant que tels sont limités à cette vie, tandis que la vie [future] est au détriment de ces intérêts. En outre, il est impossible de vivre de cette façon, sans foi, espérance et amour envers le Seigneur. 

Agir selon les commandements dans l'espoir de la récompense est également une action abstraite. Et pourtant, elle est plus proche et plus distincte pour le cœur que toute autre chose qui est trop irréelle, comme par exemple de faire le bien pour l'amour du bien. Vous ne trouverez pas cette dernière chose dans les Écritures. L'incitation est plus élevée ici: faites tout pour l'amour du Seigneur et ne craignez pas le préjudice.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
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St. Herman of Alaska,
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dimanche 20 novembre 2016

Vingt-Deuxième Dimanche après la Pentecôte



Ephésiens 2:14-22 et Luc 8:41-56


Jaïre, ouvertement, devant tout le monde, est tombé aux pieds du Sauveur suppliant le Seigneur de guérir sa fille, et il a été entendu. Le Seigneur, ne disant rien, Se leva et alla immédiatement chez lui. Sur le chemin de la maison de Jaïre une femme avec une perte de sang fut guérie, bien sûr non pas sans prière de sa part, même si elle n'a pas fait appel par la parole et n'est pas tombée aux pieds du Seigneur, elle avait une prière de foi du fond du cœur. 

Le Seigneur l'a entendue et lui a accordé la guérison. Tout cela arriva en secret. La femme hémoroïsse se tourna vers le Seigneur dans son cœur, le Seigneur entendit ce cri du cœur et lui a accordé sa requête. 

Tous deux, cette femme et Jaïre avaient essentiellement la même prière, bien que nous puissions discerner certaines différences entre eux. De telles prières pleines de foi, d'espérance et de dévouement sont toujours entendues. Les gens disent parfois: "Je prie et je prie, mais ma prière n'est pas encore entendue." Œuvrez à monter vers une mesure de prière qui ne peut être refusée, et vous verrez pourquoi elle n'a pas été entendue. 

Que vous soyez dans une situation de prière comme Jaïre, ou dans un situation simple, ordinaire, comme tout le monde autour de lui, comme la femme hémoroïsse, lorsque la vraie prière s'élève dans votre cœur, il atteindra sans doute le Seigneur et l'inclinera vers la miséricorde. La question est de savoir comment atteindre une telle prière. Faites des efforts, et vous l'atteindrez. Toutes les règles de la prière ont pour objet d'élever ceux qui prient vers une telle mesure de prière, et tous ceux qui suivent cet effort de prière atteignent leur objectif.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
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samedi 19 novembre 2016

Samedi de la Vingt-Deuxième Semaine après la Pentecôte






II Corinthiens 11:1-6 et Luc 9:1-6

Et Il les envoya (les saints apôtres) pour prêcher le Royaume de Dieu. D'abord seulement dans toute la Palestine, mais plus tard dans le monde entier. La prédication qui a été commencé à l'époque n'est pas terminée à ce jour. 

Chaque jour, nous entendons ce qui a été transmis par les saints apôtres du Seigneur, dans les saints Evangiles et les écrits apostoliques. Le temps ne fait rien à l'affaire: nous entendons les saints Apôtres et le Seigneur Lui-même comme s'ils étaient devant nous, et la puissance qui agissait en eux, agit jusques à ce jour dans l'Eglise de Dieu. 

Le Seigneur n'a pas privé tous les croyants de quoi que ce soit: ce que les premiers avaient, les plus récents l'ont également. La foi a toujours englobé cela, et elle le fait encore. Mais la fausse sagesse est venue et a établi une division entre le présent et ce qui était à l'origine. Il sembla à cette fausse sagesse qu'il y avait un abîme entre eux; sa tête a commencé à tourner, ses yeux se troublèrent, et pour cela, le Seigneur et les saints Apôtres ont été comme plongés dans des ténèbres impénétrables. Et elle [la fausse sagesse] obtient ce qu'elle mérite: elle récolte les fruits de ce qu'elle a semé, seule la chute de l'esprit est en elle. Elle se vautre dans les ténèbres et elle ne voit pas la Lumière, et on ne peut que reconnaître cette conscience comme étant sincère, mais qui est coupable? 

Elle s'est embuée plus avant et continue à le faire. À ce jour, elle n'a pas dit pourquoi on ne pouvait pas considérer que les paroles de l'Ecriture du Nouveau Testament étaient la Parole véritable des saints apôtres et du Seigneur Lui-même. Elle ne fait que clamer inlassablement: "Je ne vois pas, je ne vois pas." Nous croyons, nous croyons, que tu ne vois pas! Mais cesse d'émettre ton brouillard,  l'air autour de toi s'éclaicira, et peut-être la Lumière de Dieu viendra-t-elle et tu verras quelque chose. "Mais c'est la même chose que si je cessais d'être moi-même." Tant pis! Cesse, d'autres auront plus de paix. "Non, je ne peux pas. Je suis destinée à exister jusques à la fin des siècles, et d'autres très astucieux se lèveront. J'ai commencé dans l'esprit de la première créature, même avant que ce monde visible [n'existe], et tandis que ce monde est toujours debout, je vais fendre l'air comme un tourbillon à travers les sentiers de la vérité pour élever un pilier de poussière contre elle. 

"Mais, tu le vois, tu ne fais que t'enténébrer, alors que tout autour de toi est  Lumière. "Non, je vais mettre de la poussière au moins dans les yeux de quelqu'un, et sinon, qu'ils me connaissent comme je suis. Je ne vais pas garder le silence, et vous avec votre vérité, vous ne parviendrez jamais à baîllonner mes lèvres. "Qui ne connaît pas cela? Tout le monde sait que ton premier titre est "pizma" [entêtement en grec] insistant obstinément sur ta propre voie, indépendamment de toute évidence qui démasque ta fausseté. Tu es le blasphème contre le Saint-Esprit, alors attends l'accomplissement de la sentence prononcée contre toi par le Seigneur.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
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vendredi 18 novembre 2016

Vendredi de la Vingt-Deuxième Semaine après la Pentecôte






I Thessaloniciens 5:9-13, 24-28; Luc 12:2-12


Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne, oui, je vous le dis, craignez-le. La plus grande crainte que nous ayons, c'est la mort. Mais le Seigneur dit que la crainte de Dieu doit être au-dessus de la peur de la mort. Lorsque les circonstances sont réunies d'une telle manière qu'il est nécessaire soit de perdre la vie ou d'agir contre les suggestions de la crainte de Dieu, il est préférable de mourir, et ne pas aller contre la crainte de Dieu, parce que si vous allez contre la crainte de Dieu, alors, lors de votre mort corporelle, qui est néanmoins inévitable, vous allez rencontrer une autre mort qui est incommensurablement pire que toutes les morts corporelles les plus terribles. 

Si nous gardions toujours cela à l'esprit, la crainte de Dieu ne faiblirait pas en nous, et nous ne ferions pas d'actes contraires à la crainte de Dieu. Supposons que les passions se manifestent. Au moment où elles se lèvent, la conscience, motivée par la crainte de Dieu, exige que l'on les défie, un refus de la demande des passions semble comme un adieu à la vie, une mise à mort du corps. Par conséquent, lorsque les sentiments troublants de ce type reviennent et commencent à ébranler la conscience, hâtez-vous de considérer la crainte de Dieu et de Son jugement et ses conséquences. 

Alors, la peur de la mort la plus terrible chassera la peur d'une mort très faible, et il sera facile pour vous de vous tenir ferme dans votre devoir et votre conscience. C'est ainsi que le dit du sage [Salomon] accompli: Souviens-toi de ta fin et tu ne pécheras plus jamais.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
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St. Herman of Alaska,
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Mercredi de la Vingt-Deuxième Semaine après la Pentecôte


I Thessaloniciens 4:1-12 et Luc 11:42-46


Le Seigneur fait des reproches à ses contemporains en disant qu'ils passent outre le jugement et l'amour de Dieu. Le tarissement de la justice et de l'amour est la racine de tous les désaccords à la fois dans la société et en chaque personne. Il provient de la prédominance de l'amour de soi [philautie] ou de l'égoïsme. 

Quand l'égoïsme pénètre dans le cœur une horde entière de passions est multipliée. Il se bat contre la justice et l'amour, qui nécessitent l'altruisme, tandis que les passions générées par lui chassent toutes les autres vertus.

Et la personne devient, par sa disposition de cœur, impropre à tout ce qui est vraiment bon. Il peut encore payer la dîme de la menthe et de la rue et de toutes sortes d'herbes, mais il n'a pas le courage de faire quelque chose de plus substantiel. Cela ne signifie pas que son comportement extérieur soit incorrect. Non, en tout il est orné de décence, seulement à l'intérieur il est comme une tombe qui n'apparaît pas, et les hommes qui marchent dessus n'en sont pas conscients

Le début de l'auto-correction est le début de l'apparition de l'altruisme dans le cœur, après quoi la justice et l'amour sont restaurés. Puis, l'un après l'autre, toutes les autres vertus commencent à venir à la vie. Ensuite, la personne devient noble aux yeux de Dieu à cause de sa disposition de cœur, même si à l'extérieur, elle peut parfois sembler rébarbative à d'autres personnes. Mais le jugement de l'homme n'est pas une chose importante, à condition que le jugement de Dieu ne soit pas contre nous.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
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jeudi 17 novembre 2016

Jeudi de la Vingt-Deuxième Semaine après la Pentecôte






I Thessaloniciens 5:1-8; Luc 11:47-12:01


Méfiez-vous vous du levain des pharisiens, qui est l'hypocrisie. La principale caractéristique de l'hypocrisie est de tout faire pour être remarqué. Faire les choses pour que les autres puissent les voir n'est pas encore l'hypocrisie, car une grande partie de nos actes nécessaires doivent être faits pour les gens, et par conséquent au milieu d'eux et à leur vue. 

Et bien que ceux qui parviennent à tout faire secrètement agissent mieux, ce n'est pas toujours possible, c'est pourquoi on ne peut pas immédiatement blâmer ceux qui agissent à la vue d'autrui avec le désir d'ostentation ou de se montrer. Ils pourraient avoir un désir sincère de faire le bien, tandis que le montrer aux autres est un accompagnement nécessaire pour les actes accomplis vers l'extérieur. L'hypocrisie commence au moment où il apparaît dans l'intention de ne pas faire le bien, mais seulement de se montrer faisant le bien. Et à nouveau, ce n'est pas toujours une offense, car il peut y avoir une attaque instantanée de mauvaises pensées qui sont immédiatement remarquées et chassées. Mais quand on a à l'esprit de se faire une réputation pour soi-même comme bienfaiteur, c'est déjà l'hypocrisie qui pénètre profondément dans le cœur. Quand le but caché de profiter des avantages d'une telle réputation est ajouté à cela, alors l'hypocrisie est présente dans sa pleine vigueur. 

Regardez tous ce que le Seigneur exige quand Il commande de se garder du levain des pharisiens. Faites du bien selon le désir de faire du bien aux autres pour la gloire de Dieu, en fonction de la conscience que la volonté de Dieu est favorable à cela. Mais ne vous souciez pas des personnes qui vous regardent le faire et vous éviterez l'hypocrisie.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
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mardi 15 novembre 2016

Mardi de la Vingt-Deuxième Semaine après la Pentecôte



I Thessaloniciens 3:9-13 et Luc 11:34-41

La lampe du corps c'est l'œil, tandis que la lumière de l'âme est l'esprit. Quand l'œil du corps est en bon état, nous voyons tout autour de nous dans notre vie extérieure, et nous savons comment et où aller, et quoi faire. De même, quand l'esprit est sain, nous voyons tout dans notre vie intérieure, dans notre relation à Dieu et notre prochain, et comment nous devrions nous comporter. 

L'esprit, le côté supérieur de l'âme, combine un sentiment de la Divinité, les exigences de la conscience, et leurs aspirations pour ce qui est mieux que tout ce que nous possédons et que nous connaissons. Quand l'esprit est sain, la crainte de Dieu règne dans l'âme, ainsi que la bonne conscience et le détachement de tout ce qui est extérieur, mais quand elle n'est pas saine, Dieu est oublié, la conscience boîte des deux jambes, et l'âme se vautre dans ce qui est visible et atteignable. Ensuite, il y a une nuit obscure pour cette personne-les concepts sont confondus, les actes sont en désaccord, et le cœur est resserré par le désespoir. 

Les circonstances qu'il rencontre le poussent et il est attiré par elles comme un un copeau de bois dans le courant d'une rivière. Il ne sait pas ce qui a été fait jusques à présent, ce qu'il est maintenant, et comment son chemin finira. 

En revanche, celui dont l'esprit est sain, craignant Dieu, il mène ses affaires avec circonspection, n'écoute que la loi de sa conscience, ce qui donne une harmonie uniforme dans toute sa vie, et il ne se plongera pas dans les choses des sens, prenant son envol grâce à l'espoir de la béatitude future. Partant, sa vision sur la totalité du flux de la vie avec tout ce qu'elle touche est clair, et pour lui tout est plein de lumière, comme lorsque l'éclat brillant d'une chandelle donne une lumière (cf. Si donc tout ton corps est éclairé, n'ayant aucune partie dans les ténèbres, il sera entièrement éclairé, comme lorsque la lampe t'éclaire de sa lumière.[Luc 11:36]).

Version française Claude Lopez-Ginisty
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lundi 14 novembre 2016

Lundi de la Vingt-Deuxième Semaine après la Pentecôte



I Thessaloniciens 2:20-3:8; Luc 11:29-33


La reine du Midi se lèvera au jugement avec les hommes de cette génération, et les condamnera. Pourquoi? Pour l'indifférence au travail accompli par le Seigneur devant leurs yeux. Cette reine, après avoir entendu parler de la sagesse de Salomon, vint de loin pour l'entendre, mais ces hommes, ayant devant leur visage le Seigneur Lui-même, ne l'ont pas écouté, alors qu'il était évident qu'il était plus que Salomon, comme le ciel est plus élevé que la terre. 

Et la reine du midi condamne tous ceux qui sont indifférents aux œuvres de Dieu, parce que le Seigneur toujours, même chez nous, est évidemment aussi présent dans les récits évangéliques qu'Il l'était alors. A la lecture des Evangiles, nous avons devant les yeux le Seigneur avec toutes Ses œuvres merveilleuses, car elles sont aussi indubitables que le témoignage de nos propres yeux. 

Alors, qu'est-ce qui est plus attentif au Seigneur que ce qui a impressionné nos âmes? Nous avons fermé les yeux ou les avons tournés dans l'autre sens, c'est pourquoi nous ne voyons pas, et ne voyant pas, nous ne nous consacrons pas à des œuvres du Seigneur. Cependant, ce n'est pas une excuse, mais plutôt la raison de notre négligence, qui est aussi criminelle que ce qui vient d'elle.

L'œuvre du Seigneur est notre principale priorité, c'est-à dire, le salut de l'âme. En outre, nous devrions tenir compte de ce qui vient du Seigneur, même si ce n'est pas directement lié à nous, d'autant plus si nous tenons compte de ce qui est dirigé vers nous pour l'accomplissement de nos tâches essentielles, dont la signification s'étend à toute l'éternité. Jugez par vous-même combien il est criminel d'ignorer une telle question!

Version française Claude Lopez-Ginisty
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St. Theophan the Recluse
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dimanche 13 novembre 2016

Vingt-et-Unième Dimanche après la Pentecôte






Ephésiens 2:4-10; Luc 8: 26-39


Après que le Gadarénien qui était possédé de démons ait été guéri, il s'attacha au Seigneur et voulut toujours être avec lui, puis, après avoir entendu Sa volonté, il alla prêcher dans toute la ville sur les bonnes choses qu'il avait reçues. Le bienfaiteur attire, Sa volonté devient une loi pour le récepteur du bienfait, et la langue ne peut pas résister à proclamer ce qui a été reçu de Lui. 

Si seulement nous gardions à l'esprit toutes les bonnes choses que nous avons reçues et recevons du Seigneur, il n'y aurait pas d'ingrats parmi nous, il n'y aurait pas de transgresseurs de Sa sainte volonté, il n'y aurait pas de gens qui ne l'aiment pas plus que tout. 

Nous sommes sauvés par le baptême du péché de nos ancêtres et de toutes ses perditions; dans la repentance, nous sommes constamment lavés des péchés, qui sans cesse s'accrochent à nous. Grâce à la providence de Dieu nous sommes préservés de malheurs qui ne sont souvent pas visibles pour nous-mêmes, et nous recevons une direction pour notre vie qui est plus sûre pour nous et favorable à nos objectifs, mais aussi tout ce que nous possédons vient du Seigneur. 

C'est pourquoi nous devons appartenir au Seigneur de toute notre âme, accomplir Sa volonté en toutes choses, et glorifier Son Nom très Saint, surtout dans notre vie et nos actes, afin de ne pas être inférieur en cela au Gadarénien possédé par les démons, qui, lui-même, s'est immédiatement avéré être si sage qu'il est devenu un exemple digne d'imitation pour tous.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010