"Dans la confusion de notre époque,quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie,
il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères..."
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

mardi 19 septembre 2017

Mardi de la Seizième Semaine après la Pentecôte


Galates 5:11-21, Marc 7:5-16

Il n'est rien d'extérieur à l'homme, qui entrant en lui, puisse le souiller, mais les choses qui sortent de lui, voilà ce qui souille l'homme. Ce passage et des passages semblables, par exemple: Ce n'est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu: si nous en mangeons, nous n'avons rien de plus; si nous n'en mangeons pas, nous n'avons rien de moins. (1 Cor:8-8) Sont généralement invoquées par ceux qui n'aiment pas jeûner, en supposant que ce faisant, ils ont suffisamment justifié leur non observance du jeûne en fonction de la règle et de la coutume de l'Église.

La validité de cette excuse est connue de tous fidèles de l'Église. Le jeûne décrète que nous nous abstenions de certains aliments, non pas parce qu'ils sont souillés, mais parce que nous pouvons plus facilement affiner notre chair par cette abstinence, ce qui est quelque chose de crucial pour le progrès intérieur.

Ce sens de la loi du jeûne est si essentiel que ceux qui considèrent certains aliments comme souillés, sont comptés parmi les hérétiques. Ceux qui n'aiment pas jeûner feraient mieux de ne pas s'attarder sur ce point, mais sur le fait que le jeûne n'est pas obligatoire, mais il est certainement un des moyens pour surmonter les impulsions vers le péché et les aspirations de la chair. Mais ils ne peuvent en aucun cas rester sur leur position sur ce point, non plus.

Si le progrès intérieur est obligatoire, alors le moyen par lequel il est obtenu est également obligatoire, à savoir le jeûne. La conscience de chaque personne lui dit cela. Afin d'apaiser leur conscience, ils affirment: Je vais compenser mon omission du jeûne d'une autre manière, ou, le jeûne est nocif pour moi, ou je vais jeûner quand je le veux, et non pas pendant les carêmes établis. Toutefois, la première excuse est inappropriée parce que personne n'a encore réussi, sans le jeûne à faire face à sa chair, ou à ordonner sa vie intérieure correctement. La dernière excuse est inappropriée, car l'Eglise est un seul Corps, et se séparer des autres pour cela, signifie s'opposer à sa construction.

On ne peut se retirer des coutumes générales de l'Eglise qu'en abandonnant l'Eglise, mais pendant que quelqu'un est membre de celle-ci, il ne peut pas dire cela et l'exiger. La deuxième excuse possède l'ombre d'un droit. En effet, parmi les limites du jeûne, l'obligation est levée pour ceux pour qui le jeûne agirait de manière destructrice, parce que le jeûne a été créé non pas pour tuer le corps, mais pour mortifier les passions.

Mais si l'on devait consciencieusement compter le nombre véritable des personnes dans ce cas, on constaterait qu'ils sont si peu nombreux qu'ils ne comptent même pas. La seule vraie raison reste le manque de désir. Il est inutile de débattre de cela. On ne sera pas non plus amenés au Ciel contre notre volonté, mais lorsque nous serons condamnés à l'enfer nous irons, que nous le souhaitions ou non: ils nous saisiront et nous y jetteront.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010

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lundi 18 septembre 2017

Lundi de la Seizième Semaine après la Pentecôte







Galates 4:28-05:10; Marc 6:54-7-8


Le Seigneur reproche aux Pharisiens, non pas leurs routines extérieures et leurs règles de conduite, mais la partialité à leur égard, le fait de se limiter au culte extérieur de Dieu, sans se soucier de ce qui est dans le cœur.

Il est impossible d'être sans manifestations extérieures. Les choses les plus élevées à intérieur ont besoin de l'extériorisation, comme de leur expression et de leur vêtement. En réalité, les choses internes ne sont jamais seules, mais elles sont toujours unies à l'extérieur, elles ne sont séparées que dans les fausses théories.

Mais encore une fois, il est évident que les manifestations extérieures seules ne sont rien; leur valeur vient de la présence des choses intérieures qu'elles contiennent. Ainsi, une fois que l'intérieur cesse d'être, l'extérieur pourrait tout aussi bien ne pas être là. Entre-temps, nous avons un faible pour les apparences extérieures dans lesquelles l'intérieur est représenté et prend la forme définitive, à un point tel que nous sommes satisfaits de les remplir seules, sans même penser qu'il pourrait y avoir des choses intérieures.

Et puisque l'intérieur est plus difficile à atteindre que l'extérieur, il est tout naturel d'achopper sur ce dernier, et de ne pas faire des efforts pour le premier. Que pouvons-nous faire? Nous devons nous gouverner et garder les choses internes à l'esprit, toujours nous pousser vers elles par les choses externes, en considérant qu'une œuvre est réelle lorsque l'intérieur et l'extérieur sont unis en elle. Il n'y a pas d'autre moyen.

L'attention à soi, la sobriété et la vigilance sont les seuls leviers pour élever notre nature qui est grasse, et qui a un penchant pour les choses basses. Notez que ceux qui possèdent les choses intérieures ne renonceront jamais à l'extérieur, bien qu'ils estiment qu'il n'est d'aucune valeur particulière.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
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dimanche 17 septembre 2017

Quinzième Dimanche après la Pentecôte




II Corinthiens 4:6-15; Matthieu. 22:35-46

Le Seigneur a offert le commandement de l'amour de Dieu et du prochain, et immédiatement Il l'a complété avec l'enseignement de Sa filiation avec Dieu et celui de Sa divinité. Pourquoi cela? Parce que l'amour véritable pour Dieu et pour les hommes n'est possible par aucun autre moyen que par l'influence de la foi en la divinité du Christ Sauveur, en ce qu'Il est le Fils de Dieu incarné.

Une telle foi suscite l'amour de Dieu, car comment peut-on pas aimer Dieu, Qui nous a tant aimé, qu'Il n'a même pas épargné Son Fils Unique, mais L'a livré pour nous? La foi amène cet amour à son plein accomplissement, ou à ce qu'il cherche, tandis que l'amour cherche une union de vie. Pour atteindre cette union, il faut surmonter le sentiment que la droiture de Dieu punit le péché, sans quoi il est terrifiant de s'approcher de Dieu. Ce sentiment est surmonté grâce à la conviction que la droiture de Dieu est satisfaite par la mort sur la Croix du Fils de Dieu. Une telle conviction vient de la foi, par conséquent, la foi ouvre le chemin de l'amour envers Dieu. C'est la première chose. Deuxièmement: la foi en la divinité du Fils de Dieu Qui S'est incarné, a souffert et a été enseveli à cause de nous, donne un exemple de l'amour du prochain, car l'amour c'est quand on donne son âme pour son bien-aimé. La foi donne aussi la force de  manifester un tel amour. Pour avoir un tel amour, il faut devenir une nouvelle personne: au lieu d'être une personne égotiste, on doit devenir une personne pleine d'abnégation. C'est seulement en Christ qu'une personne devient une nouvelle créature, mais nous ne pouvons être en Christ, que si nous nous unissons au Christ par la foi et la renaissance pleine de grâce à travers les Saints Mystères acceptés avec foi. De là il s'ensuit que toute attente par des gens sans foi, même de maintenir une bonne conduite morale est vaine. Tout se tient, il est impossible de diviser un homme. Il faut le satisfaire complètement.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
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St Herman of Alaska,
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samedi 16 septembre 2017

Samedi de la Quinzième Semaine après la Pentecôte







I Corinthiens 4:17-5:5; Matthieu 24:1-13

Parce que l'iniquité se sera accrue, la charité d'un grand nombre se refroidira. L'amour est détruit par les transgressions; plus il y a de péchés, moins il y a d'amour. Là où il n'y a que péché, ne cherche pas l'amour. 

Par conséquent, celui qui cherche la propagation de l'amour et la réduction du manque d'amour doit se préoccuper de réduire le péché et de diminuer le domaine de l'amour du péché. Là est le vrai fondement de l'humanisme! Ayant entrepris cette œuvre, il faut utiliser tous les moyens pour s'opposer au péché. 

Les péchés extérieurs sont le fruit du péché intérieur. Le péché intérieur est enraciné dans l'égoïsme et dans sa progéniture. Par conséquent, les humanistes ont besoin de se faire une règle pour eux-mêmes de supprimer l'égoïsme par tous les moyens; l'égoïsme est supprimé avec le plus de force en ne permettant pas à sa propre volonté de s'exercer. Ne te permets pas d'exercer ta propre volonté, et bientôt tu auras vaincu l'égoïsme. 

Au contraire, quel que soit quel moyen que tu utiliseras contre l'égoïsme, tu ne seras pas en mesure de faire quoi que ce soit par ce moyen, si tu donnes la liberté à ta volonté. 

Il s'ensuit que, partout où les gens cherchent leur propre petite volonté, ils recherchent une expansion de l'égoïsme et le refroidissement de l'amour et ils cherchent un plus grand mal. Pourtant, tel est l'esprit de notre temps et le mal grandit de plus en plus.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
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vendredi 15 septembre 2017

Vendredi de la Quinzième Semaine après la Pentecôte



Galates 4, 8-21 et Marc 6, 45-53.


Prenez courage: c'est moi; n'ayez pas peur ( Marc 6:50). Voici le pilier de notre espérance! Quel que soit le malheur ou l'épreuve que tu puisses avoir, n'oublie pas que le Seigneur est proche, et sois inspiré par une courageuse patience. Comme à cette époque, Il apparut soudain devant les apôtres qui étaient dans la tempête sur la mer, ainsi Il te montrera Son aide et Son intercession, tout à coup, lorsque tu seras dans l'épreuve. Il est partout et Il est toujours prêt à accorder Sa protection. Reste seulement avec Lui ou devant Lui dans la foi, la prière, l'espérance et la dévotion à Sa sainte volonté. Il se produit une union de l'esprit avec le Seigneur, et de là vient toute bonne chose. Toutefois, cela ne signifie pas qu'il y aura immédiatement la dignité et la gloire et l'honneur, et d'autres choses semblables. Les choses extérieures peuvent rester comme elles sont, mais il naîtra une acceptation courageuse et de bonne humeur de l'ordre des événements qu'il plaît au Seigneur d'organiser pour une personne. Et c'est la principale chose que toute personne dans le malheur doit chercher: le bonheur à l'intérieur, et non à l'extérieur. La béatitude intérieure existe toujours parmi ceux qui sont en union de vie avec le Seigneur.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
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jeudi 14 septembre 2017

Jeudi de la Quinzième Semaine après la Pentecôte



Galates 3:23-4:5; Marc 6:30-45

Et les gens accouraient à pied hors de toutes les villes... et venaient vers Lui. C'est dans le désert de Bethsaïde, où le rassasiement merveilleux de cinq mille personnes avec cinq pains et deux poissons a été réalisé. Ce qui attira le peuple vers le Seigneur? Une sympathie envers le Divin. La divinité du Seigneur, cachée sous le couvert de la nature humaine, se révéla dans la parole, l'action, le regard, et tout ce qui était visible dans le Seigneur.


Les manifestations de la divinité éveillèrent le sentiment de la divinité cachée dans le cœur, et à travers lui, attirèrent les gens vers le Seigneur. Personne n'a le pouvoir de retenir un tel mouvement vers le Seigneur, même pas celui qui l'éprouve, car il est plus profond et plus fort que tous les autres mouvements.


La même Divinité, manifestée plus tard par le Sauveur, a attiré à Lui, des gens de toutes les langues qui existent sous les cieux. Il en a été de même dans toute l'histoire de l'Eglise, jusques à ce jour. Une petite trace du Divin attire les gens.


Ce qui s'ensuit de cette expérience, partout et à tout moment, de l'aspiration de notre esprit pour le Divin? Ce qui s'ensuit, est que ce qui est divin, ce qui est surnaturel, est la divinité, sa source. Cette aspiration se trouve dans la fondation de notre esprit et constitue sa nature, comme on peut le voir dans nos préoccupations intellectuelles, esthétiques et pratiques. Mais dans la nature, il ne peut y avoir des mensonges et la tromperie, par conséquent, ils n'existent pas dans cette aspiration à la divinité. D'où il s'ensuit que Dieu et le Divin existent, et que les naturalistes, en rejetant ce qui est surnaturel, vont à l'encontre de la nature de l'esprit humain.

Version française Claude Lopez-Ginisty
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mercredi 13 septembre 2017

Mercredi de la Quinzième Semaine après la Pentecôte

Pas de commentaire de l'Ecriture ce jour!

Mardi de la Treizième Semaine après la Pentecôte



II Corinthiens 8:16-9-5/ Marc 3:13-19

Le Seigneur a choisi les apôtres, afin qu'ils soient avec Lui, et qu'il puisse les envoyer prêcher, et avoir le pouvoir de guérir les maladies, et de chasser les démons. Chaque chrétien est choisi, choisi pour des faits similaires, à savoir: être avec le Seigneur, par sa mémoire incessante de Lui et la prise de conscience de Son omniprésence, par la prédication et l'accomplissement de Ses commandements, et grâce à l'aptitude à confesser sa foi en Lui. Dans ces cercles où une telle confession est faite, c'est un sermon fort pour que tous entendent. 
Chaque chrétien a le pouvoir de guérir les infirmités, et non pas celles des autres, mais les siennes, et non celles du corps, mais de l'âme, (c'est-à- dire les péchés et les habitudes pécheresses), de chasser les démons, en rejetant les mauvaises pensées semées par eux, et en éteignant l'enthousiasme des passions enflammées par eux. Agis ainsi, et tu seras un apôtre, celui qui accomplit ce que le Seigneur a choisi pour lui, celui qui accomplit sa vocation en tant que messager. Lorsque au début, tu réussis en tout cela, alors peut-être le Seigneur te nommera-t-Il ambassadeur spécial pour en sauver d'autres, après que tu te sois sauvé, et pour aider ceux qui sont tentés, après que tu sois passé à travers toutes les tentations, et à travers toutes les expériences dans le bien et dans le mal. Mais ton travail est de travailler sur toi-même: tu es choisi pour cela, le reste est entre les mains de Dieu. Celui qui s'humilie sera exalté.


Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après

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lundi 11 septembre 2017

Lundi de la Quinzième Semaine après la Pentecôte




Galates 2:11-16 ;Marc 5:24-34


La femme hémoroïsse n'eut qu'à toucher le Seigneur avec foi, et une puissance sortit du Seigneur et vint en elle: aussitôt la fontaine de son sang fut tarie. L'écoulement du sang est une image des pensées et des intentions passionnées, sans cesse jaillissant du cœur, s'il n'a pas encore été nettoyé de toute sympathie pour le péché, c'est notre maladie du péché. Elle est captée par ceux qui se sont repentis et avec zèle s'efforcent de se maintenir purs, non seulement extérieurement, mais intérieurement également. Ces gens-là voient que les mauvaises pensées viennent sans cesse du cœur, et ils s'en chagrinent et cherchent la guérison. 

Mais il n'est pas possible de trouver la guérison, en soi-même ou chez d'autres, elle vient du Seigneur, ou plus précisément, elle vient quand l'âme touche le Seigneur et que la puissance sort du Seigneur et entre dans l'âme. En d'autres termes, elle arrive lorsqu'un contact tangible avec le Seigneur se produit, ce dont témoignent une chaleur particulière et une ardeur intérieure. Quand cela arrive, dis-je, l'âme sent immédiatement qu'elle a "été guérie de son mal." C'est un grand bien, mais comment peut-il être atteint? La femme hémoroïsse se précipita vers le Seigneur et reçut la guérison: nous aussi nous devons nous précipiter vers le Seigneur, aller sans paresse par la voie étroite des efforts spirituels intérieurs et extérieurs. Tout est étroit et contraignant pour ceux qui vont en ce sens, et le Seigneur n'est pas en vue. Mais soudain voici le Seigneur. Et la joie! Le Royaume de Dieu ne vient pas sensiblement...

Version française Claude Lopez-Ginisty
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dimanche 10 septembre 2017

Dimanche de la Quatorzième Semaine après la Pentecôte



II Corinthiens 1:21-2:04; Matthieu 22:1-14

Un roi organise une noce pour son fils, il envoie chercher une fois ceux qui étaient invités, les envoie chercher une deuxième fois, mais à cause de soucis terrestres, ils ne viennent pas: l'un était occupé à la maison, une autre à ses entreprises. Une nouvelle invitation a été faite dans d'autres sphères, et la chambre de noces fut pleine de convives. Parmi eux, il s'en trouva un qui n'était pas habillé convenablement pour une noce, et qui a donc été chassé. 
La signification de cette parabole est claire: La noce est le Royaume des Cieux, l'invitation est la prédication de l'Evangile, ceux qui refusaient sont ceux qui ne croient pas du tout, et celui qui n'était pas habillé pour une noce croyait, mais ne vivait pas selon la foi. 
Chacun de nous doit trouver pour lui-même à quelle catégorie il appartient. Que nous soyons conviés est clair, mais sommes-nous croyants? En effet il est possible d'être même parmi les croyants, de porter leur nom, et de manquer totalement de foi. L'un ne pense pas du tout à la foi, comme si elle n'existait pas; un autre sait une chose ou l'autre à son sujet, et il en est satisfait; un autre interprète la foi d'une manière déformée; un autre la considère avec une animosité complète. Tous sont comptés parmi les chrétiens, bien qu'ils n'aient absolument rien qui soit chrétien. 
Si tu crois, vérifie si tes sentiments, ou tes actes sont conformes à ta foi; ce sont les vêtements de l'âme, par laquelle Dieu te voit comme habillé ou non pour les noces. Il est possible de bien connaître la foi et d'être zélé pour elle, mais dans la vie réelle de servir les passions, de s'habiller, dans les vêtements honteux d'une âme qui aime le péché. Ces personnes sont d'une façon en paroles, mais sont d'une autre façon dans le cœur. Sur leur langue il y a: "Seigneur, Seigneur!" Mais à l'intérieur, ils disent, "Ne compte pas sur moi." (Examine-toi, pour voir si tu es dans la foi et que tu portes les vêtements de noce des vertus, ou les haillons honteux des péchés et des passions.


Version française Claude Lopez-Ginisty
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samedi 9 septembre 2017

Samedi de la Quatorzième Semaine après la Pentecôte



I Corinthiens 4:1-5; Matthieu 23:1-12


Celui qui est le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Comme nous dit le Seigneur, la grandeur ne se mesure pas par la naissance, non pas par la puissance, ni par les capacités et les ressources, mais par la capacité à organiser le bien pour les autres. Celui qui est plus infatigable et agit de façon plus large dans cette veine est le plus grand. Comme dans une famille, le plus grand membre est sincèrement inquiet pour toute la famille, et il considère que c'est un honneur et un avantage de tous les apaiser, et qui fait de telle sorte que les choses soient bonnes pour tout le monde, ainsi dans une société chrétienne celui qui veut être le plus grand doit avoir un souci total du confort chrétien de tous ceux qui sont dans ses sphères d'existence, et dans la zone d'activité qu'il a choisie pour lui-même. 
Mais il est encore préférable d'abandonner toute pensée de grandeur et de prendre de tout cœur grand soin du bien de tous ceux qui t'entourent, et puis tu seras plus important aux yeux de Dieu, et les gens te reconnaîtront peut-être aussi comme tel. 
Si seulement tous ceux qui sont plus grands faisaient de cette loi du Christ la loi de leur conscience, la prospérité et la facilité surgiraient immédiatement parmi nous! Mais le malheur est que la grandeur parmi nous commence rapidement à se servir elle-même et à servir ses propres intérêts, et presque toujours, elle joint à cette demande d'être elle-même servie plutôt que de servir les autres, et elle apaise sa conscience avec le bon fonctionnement des affaires officielles. C'est pourquoi il y a beaucoup de supérieurs, mais le bien ne prospère pas parmi nous, et toutes les bonnes institutions n'apportent pas ce bien qui est attendu d'elles.


Version française Claude Lopez-Ginisty
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vendredi 8 septembre 2017

Vendredi de la Quatorzième Semaine après la Pentecôte






Galates 2:6-10; Marc 5:22-24, 35-6:1

Ayant ressuscité la fille de Jaïre, le Seigneur demande à ses parents, de n'en parler rigoureusement à personne. Ainsi nous est-il demandé de faire: ne pas chercher la gloire, et ne pas préparer ton oreille aux louanges humaines, même si tes actions sont d'une nature telle qu'il est impossible de les cacher. Fais ce que la crainte de Dieu et ta conscience t'exhortent à faire, et comporte-toi comme si de tels propos n'existaient pas. Prends soin de ton âme dès qu'elle incline le moindre degré dans cette direction, remets-la à sa place. Le désir des gens de savoir est provoqué par le désir de louange. Quand il y a éloges l'objectif est atteint, mais cela sape notre énergie et supprime l'activité louable, et supprime par conséquent la poursuite de la louange. Ainsi, celui qui veut que les gens connaissent ses bonnes actions est son propre traître. C'est une bonne chose pour les gens de louer ce qui est bon, car pourquoi ne pas louer ce qui est bon? Mais ne garde pas cela dans tes pensées; ne t'y attend pas et ne le recherche pas. Offre-toi cela et tu seras vraiment gâté. Une indulgence mène à une autre. L'augmentation de la fréquence des actes mêmes les transforme en habitude, et tu seras amateur de louange. Lorsque tu en arrives à ce point, alors tous tes actes ne seront pas louables, et la louange cessera. Parce que tu n'as pas l'éloge des autres, tu commenceras à te louer toi-même, et c'est ce que le Seigneur a appelé sonner de la trompette devant soi. C'est encore pire. L'âme devient alors petite, et ne recherche uniquement que ce qui est clinquant. N'attends pas qu'un bien véritable vienne d'une telle âme.


Version française Claude Lopez-Ginisty
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jeudi 7 septembre 2017

Jeudi de la Quatorzième Semaine après la Pentecôte



Galates 1:1-10, 20-2:5; Marc 5:1-20


Mon nom est Légion, car nous sommes plusieurs. Les esprits sont sans corps, et donc ils ne remplissent pas l'espace ou ne prennent pas d'espace comme des corps. Cela explique pourquoi il est physiquement possible pour beaucoup d'esprits de résider dans une seule personne. 
Que cela soit possible moralement, de la part des esprits est compréhensible de par leur amoralité, ou l'absence de tous  principes moraux, tandis que la part de la personne, c'est compréhensible à partir du contact à multiples facettes de la constitution de son âme avec le royaume lamentable des pouvoirs impurs. Mais ceci explique seulement ce qui est possible, la réalité de la possession démoniaque est soumise à des conditions que nous n'avons pas la capacité de déterminer. 
Nous pouvons seulement dire que les esprits ne sont pas toujours entrés de manière visible, et ce n'est pas toujours montré à travers des actions de la personne possédée. Il y a une possession démoniaque invisible, cachée, il y a aussi une puissance des esprits sur les esprits, en dehors du corps, quand les démons les conduisent où ils le souhaitent, à travers les passions qui œuvrent en eux. 
Les gens pensent qu'ils agissent par eux-mêmes, mais ils sont en fait les marionnettes risibles des puissances impures. Que faire? Sois un vrai chrétien et aucune puissance ennemie ne te vaincra.



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mercredi 6 septembre 2017

Mercredi de la Quatorzième Semaine après la Pentecôte



II Corinthiens 13:3-13; Marc 4:35-41


Les disciples font voile à travers la mer, une tempête se lève et les place dans une situation dangereuse, tandis que le Seigneur dort. Ils L'appellent: "Seigneur, sauve-nous!" Et il apaise la tempête avec une seule parole. Ceci est une autre représentation réelle de l'ordre de la divine Providence. Toute personne, les nations, et l'Église font la voile à travers la mer de la vie elles-mêmes au moyen des pouvoirs naturels et surnaturels placés en eux, selon les modalités établies par Dieu. Le Seigneur se repose, bien qu'Il demeure aussi au milieu des événements en mouvement, Il se met à agir quand un malheur inévitable menace, qui pourrait faire tourner la direction des événements pour s'opposer à Ses desseins divins. Il est partout, Il préserve tout, et tout se réchauffe par le souffle de Son amour, mais il laisse Ses créatures agir par elles-mêmes au moyen des pouvoirs conférés par Lui, selon les lois et les routines établies partout et confirmées par Lui. Il n'agit pas personnellement pour tout, bien que tout procède de Lui et sans Lui rien ne se passe. Il est toujours prêt à agir Lui-même quand cela est nécessaire selon Sa sagesse et Sa vérités infinies. La prière est le destinataire des opérations de Dieu. Mais la meilleure prière est: "Seigneur! Tu sais toutes choses. Fais de moi ce que tu voudras! "

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mardi 5 septembre 2017

Mardi de la Quatorzième Semaine après la Pentecôte






II Corinthiens 12:20-13:2; Marc 4:24-34


La parabole de la croissance progressive de blé à partir de la semence. dépeint pour chaque homme, la croissance progressive de ce qui est caché dans le cœur d'un homme, semé et surveillé par la Grâce de Dieu, tandis que pour ce qui concerne l'humanité, c'est la croissance progressive dans le corps de l'Église, ou de la communauté de ceux qui sont sauvés dans le Seigneur Jésus-Christ, selon l'ordre établi par Lui. 
Grâce à cette parabole la question est réglée: pourquoi à ce jour le christianisme n'est-il pas universel? Tout comme un homme qui a jeté la semence en terre, dort et se lève, la semence germe et grandit  sans savoir comment; ainsi le Seigneur, en plaçant la semence de vie divine sur la terre lui a donné la liberté de se répandre d'elle-même, en la subordonnant à l'écoulement naturel des événements, et sans les forcer. Il surveille seulement la semence, Il l'assiste dans des circonstances individuelles et lui donne la direction générale. 
La raison pour ceci, réside dans la liberté de l'homme. Le Seigneur veut que l'homme se soumette à Lui de lui-même, et Il attend que sa liberté y soit favorable; cette affaire prend du temps. Si tout dépendait uniquement de la volonté de Dieu, tout le monde aurait été chrétien depuis longtemps. Une autre pensée: le corps de l'Eglise est créé dans les cieux, n'y entrent de la terre que des matériaux, formés aussi par des agents célestes. Le verbe passe du ciel sur la terre et attire ceux qui le désirent. Ceux qui y prennent garde et suivent, entrent comme matières premières dans le laboratoire de Dieu, l'Eglise, et là sont refaits selon des schémas donnés du ciel. 
Ceux qui sont refaits, lors du départ de cette vie, passent dans le ciel, et de là, ils entrent dans la maison de Dieu, chacun là où il est apte. Ceci se passe en continu, et par conséquent l'œuvre de Dieu ne reste pas statique. Une célébration solennelle universelle du christianisme n'est pas nécessaire pour cela. La maison de Dieu est créée invisiblement.


Version française Claude Lopez-Ginisty
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St Theophan the Recluse
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